Vous le savez certainement, la famille et l’enseignement sont des préoccupations majeures dans mon mandat d’élue de terrain aux Pays-Bas.

Depuis de longues années, je connais la spécificité du paysage « Enseignement français » aux Pays-Bas. Ici, le lycée français (en gestion directe) se situe à La Haye (siège des ambassades et tribunaux internationaux) tandis qu’à Amsterdam se trouve une “petite école” avec la maternelle et le primaire. Longtemps appelé “l’annexe”, il s’agissait à l’origine de baraquements en bois.

Rencontre avec une partie de l’équipe lors d’une permanence d’élue début 2017

Depuis plusieurs années, l’école a emménagé (en location) dans des locaux plus grands du quartier de Pijp, locaux qui se sont toutefois révélés rapidement trop petits face à la demande accrue.

L’enseignement se finissant au CM2, les élèves sont invités à poursuivre leur scolarité au secondaire à l’Ecole européenne de Bergen ou alors à La Haye, nécessitant un déménagement (souvent pas envisageable) ou alors des transports fatigants.

Depuis longtemps, l’absence de collège/lycée est regrettée par les parents. En tant qu’élue, j’ai toujours tenu un discours de vérité aux parents et n’ai jamais laissé miroiter un collège lycée soutenu entièrement et uniquement par l’AEFE.

En effet, l’agence a toujours été claire sur ce point, elle ne pouvait créer un nouveau collège lycée en raison de la trop grande proximité du lycée de La Haye et de l’Ecole de Bergen.

L’agence, avec ses budgets plus que contraints (la récente actualité nous l’a d’ailleurs confirmé) a d’autres zones prioritaires.

Régulièrement, je reçois des demandes de parents qui me demandent de les aider et, depuis plus d’un an, la situation semble avoir changé. La dynamique démographique s’est emballée avec un boom économique dans la capitale et de plus en plus de Français qui s’installent à Amsterdam.

Les grandes entreprises internationales cherchent à attirer les personnels français et francophones. Dans ce contexte, l’absence d’un collège Lycée français pour une grande capitale est un énorme inconvénient.

Un petit groupe de parents m’a contactée il y a 12 mois environ me demandant conseil. Lors d’une permanence consulaire, j’ai partagé, en toute transparence, le discours de l’AEFE et je leur ai conseillé de travailler ensemble sur un projet viable de création d’établissement.

Récent point sur le projet, juste avant les vacances d’été.

J’ai, dans ce cadre, longuement échangé avec le Sénateur Olivier Cadic sur le plan école tel qu’il a été conçu et appliqué à Londres. Mon collègue Jean-Hervé Fraslin (conseiller à l’assemblée des Français de l’étranger et administrateur à l’AEFE) m’a été d’une aide précieuse pour poser cette problématique sur la table lors de sa visite à Amsterdam à l’automne 2016.

Si l’AEFE n’aidera pas la création d’un collège lycée, elle a toutefois tout intérêt à suivre l’évolution du projet.

Le sympathique et pragmatique groupe de parents a donc relevé les manches et travaillé efficacement à une levée de fonds pour mettre en place une fondation, premier pas pour pouvoir travailler à un futur collège-lycée.

Pour avancer, toujours en toute transparence, j’ai convaincu mes collègues conseillers consulaires qu’il fallait convoquer une réunion avec l’ambassade, le consulat et le proviseur du lycée, pour parler des différents projets et possibilités.

Cette réunion, qui eut lieu en début d’année 2017, eut le mérite de poser les problématiques sur la table. Je suis d’ailleurs ravie de noter qu’une seconde réunion aura lieu en octobre (je regrette que la fondation ne soit pas invitée mais je serai présente et formulerai leurs avancées récentes).

Dans ce projet, nous sommes en effet tous partenaires même si les vrais acteurs sont les parents qui portent le projet.

A l’heure actuelle, l’idée (défendue par les parents d’élèves, JH Fraslin et moi-même) est d’innover ! L’idée serait en effet d’intégrer une offre pédagogique venue de France dans un établissement existant, permettant de débuter le projet au plus vite, à la rentrée 2018 ! Ce projet-pilote pourrait être porteur de nouveaux espoirs dans bien des zones du monde à l’heure où l’AEFE est à la croisée des chemins !

Actuellement le projet se met en place de manière plus concrète et voici ce que vous pouvez faire pour aider.

Signer la pétition adressée au président de la République Emmanuel Macron

Suivre l’actualité du projet sur le site Web.

Le projet avait mis en place une cagnotte pour récolter des fonds et celle-ci a permis de créer la fondation ! Si vous souhaitez aider financièrement le projet, vous pouvez le faire savoir.

N’hésitez pas à parler du projet autour de vous, je ne manquerai pas de mon côté de vous tenir au courant !

 

 

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