Arrivée du Président de la République avec, à ses côtés, Marc Villard, Président de l’AFE

Au début du mois d’octobre avait lieu la 27e session de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Ancienne benjamine de cette asssemblée,  j’en serai bientôt de nouveau membre dans le cadre d’une rotation de liste au niveau Benelux. Je m’y rends déjà à chaque session et assiste aux séances publiques pour exercer au mieux mon mandat de terrain et pour faire remonter les préoccupations des Français des Pays-Bas (notamment l’enseignement et la suppression de la réserve parlementaire).

Fin août, le président Macron avait annoncé lors de la conférence des Ambassadeurs qu’il se rendrait à l’Assemblée de Français de l’étranger.

Photo de famille, préparatifs

En faisant cette annonce, il écrivait déjà l’histoire, car jamais, depuis la naissance de cette assemblée, un président en exercice ne s’y était rendu.

Cette session d’octobre promettait déjà d’être historique comme toutes celles qui suivent directement les élections sénatoriales… Celle-ci allait-elle dépasser les attentes ?

Alors comment s’est passée cette 27e session ?

L’écrivain et scénariste Emmanuel Carrère écrivit récemment que le président Macron est en mesure de « séduire une chaise » dans un long portrait publié par le Guardian, inutile de dire que les membres de l’Afe et les nombreux conseillers consulaires présents succombèrent eux aussi à l’opération “Macron séduction”.

Le selfie présidentiel

Son discours volontaire, énergique, frais et européen (trop selon certains, rappelons que l’assemblée AFE rassemble des conseillers du monde entier) fut une véritable déclaration d’amour aux Français de l’étranger tout en insistant sur la nécessité de réformer, de moderniser et aussi, de faire des économies…

Cette assemblée, dont la composition date encore de l’ère des « anciens partis » et du clivage classique droite (avec UFE et indépendants) et gauche (PS-Verts-FI sous le nom FDM), réagit toutefois de manière positive à ce discours et surtout à la disponibilité du chef d’état. Si la jeunesse ne fait et ne peut pas tout, il convient de noter que l’AFE a été prise toute la semaine dans un tourbillon dynamique appréciable après quelques années plus « tranquilles ».

Le président a promis la modernisation des démarches administratives pour les Français de l’étranger, il annonça surtout le retour du vote électronique pour les élections consulaires de 2020 « sinon la France n’est plus la France ». Son discours complet se trouve ici.

J’avoue avoir observé avec un amusement les élus, dont certains avaient passé l’été à critiquer l’action de Macron alias « Jupiter », qui se jetèrent littéralement sur le président pour tenter des clichés souvent improbables et pourtant existants !  Certains élus s’enorgueillirent même d’avoir une photo mais de ne pas la diffuser 🙂

Toute la semaine fut placée sous le signe d’une équipe renouvelée et sur des méthodes de travail nouvelles elles aussi. Le secrétaire d’état Jean-Baptiste Lemoyne rencontra ainsi le bureau de l’AFE ainsi que tous les présidents de commissions pour échanger. Il promit de le faire à chaque session pour travailler au plus près avec les conseillers sur les dossiers.

Monsieur Lemoyne revint en fin de session pour une intervention et pour écouter les travaux des différentes commissions. Il répéta sa volonté de travailler ouvertement avec les élus et ajouta que ses équipes se pencheraient prochainement sur les dossiers brûlants notamment la mise en place d’un mécanisme de remplacement de la réserve parlementaire. Son intervention complète se trouve ici.

Avec Ronan Le Gleut, tout nouvellement élu sénateur, et Olivier Cadic, élu en 2014.

La semaine AFE fut aussi pour moi l’occasion de retrouver de nombreux collègues du monde entier et de passer une très agréable soirée en compagnie des sénateurs Cadic et Le Gleut.

Pieyre Alexandre Anglade (député Benelux) et Pierre Girault (Luxembourg)

J’ai particulièrement apprécié la soirée du rayonnement français organisé par la sénatrice Joelle Garriaud-Maylam qui mit à l’honneur des femmes et des hommes d’exception. Mon coup de coeur allant naturellement à Thomas Pesquet qui mit des étoiles dans les yeux des participants avec son superbe discours.

La prochaine session de l’AFE se tiendra du 12 au 16 mars 2018, nous verrons si les promesses du président et du secrétaire d’état se transforment en actions. En effet après la déclaration d’amour, les Français de l’étranger voudront voir des preuves d’amour et le réseau AEFE en souffrance et le remplacement de la réserve parlementaire seront des thèmes centraux.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Retrouvez les travaux complets des commissions ici :

Commission des lois, des règlements et des affaires consulaires : http://www.assemblee-afe.fr/octobre-2017-travaux-de-la-commission-des-lois-des-reglements-et-des-affaires-consulaires.html

Commission de l’enseignement, des affaires culturelles, de l’audiovisuel extérieur et de la francophonie : http://www.assemblee-afe.fr/octobre-2017-travaux-de-la-commission-de-l-enseignement-des-affaires-culturelles-de-l-audiovisuel-exterieur-et-de-la-francophonie.html
commission des affaires sociales et des anciens combattants :
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Vous le savez certainement, la famille et l’enseignement sont des préoccupations majeures dans mon mandat d’élue de terrain aux Pays-Bas.

Depuis de longues années, je connais la spécificité du paysage « Enseignement français » aux Pays-Bas. Ici, le lycée français (en gestion directe) se situe à La Haye (siège des ambassades et tribunaux internationaux) tandis qu’à Amsterdam se trouve une “petite école” avec la maternelle et le primaire. Longtemps appelé “l’annexe”, il s’agissait à l’origine de baraquements en bois.

Rencontre avec une partie de l’équipe lors d’une permanence d’élue début 2017

Depuis plusieurs années, l’école a emménagé (en location) dans des locaux plus grands du quartier de Pijp, locaux qui se sont toutefois révélés rapidement trop petits face à la demande accrue.

L’enseignement se finissant au CM2, les élèves sont invités à poursuivre leur scolarité au secondaire à l’Ecole européenne de Bergen ou alors à La Haye, nécessitant un déménagement (souvent pas envisageable) ou alors des transports fatigants.

Depuis longtemps, l’absence de collège/lycée est regrettée par les parents. En tant qu’élue, j’ai toujours tenu un discours de vérité aux parents et n’ai jamais laissé miroiter un collège lycée soutenu entièrement et uniquement par l’AEFE.

En effet, l’agence a toujours été claire sur ce point, elle ne pouvait créer un nouveau collège lycée en raison de la trop grande proximité du lycée de La Haye et de l’Ecole de Bergen.

L’agence, avec ses budgets plus que contraints (la récente actualité nous l’a d’ailleurs confirmé) a d’autres zones prioritaires.

Régulièrement, je reçois des demandes de parents qui me demandent de les aider et, depuis plus d’un an, la situation semble avoir changé. La dynamique démographique s’est emballée avec un boom économique dans la capitale et de plus en plus de Français qui s’installent à Amsterdam.

Les grandes entreprises internationales cherchent à attirer les personnels français et francophones. Dans ce contexte, l’absence d’un collège Lycée français pour une grande capitale est un énorme inconvénient.

Un petit groupe de parents m’a contactée il y a 12 mois environ me demandant conseil. Lors d’une permanence consulaire, j’ai partagé, en toute transparence, le discours de l’AEFE et je leur ai conseillé de travailler ensemble sur un projet viable de création d’établissement.

Récent point sur le projet, juste avant les vacances d’été.

J’ai, dans ce cadre, longuement échangé avec le Sénateur Olivier Cadic sur le plan école tel qu’il a été conçu et appliqué à Londres. Mon collègue Jean-Hervé Fraslin (conseiller à l’assemblée des Français de l’étranger et administrateur à l’AEFE) m’a été d’une aide précieuse pour poser cette problématique sur la table lors de sa visite à Amsterdam à l’automne 2016.

Si l’AEFE n’aidera pas financièrement la création d’un collège lycée, elle a toutefois tout intérêt à suivre l’évolution du projet.

Le sympathique et pragmatique groupe de parents a donc relevé les manches et travaillé efficacement à une levée de fonds pour mettre en place une fondation, premier pas pour pouvoir travailler à un futur collège-lycée.

Pour avancer, toujours en toute transparence, j’ai convaincu mes collègues conseillers consulaires qu’il fallait convoquer une réunion avec l’ambassade, le consulat et le proviseur du lycée, pour parler des différents projets et possibilités.

Cette réunion, qui eut lieu en début d’année 2017, eut le mérite de poser les problématiques sur la table. Je suis d’ailleurs ravie de noter qu’une seconde réunion aura lieu en octobre (je regrette que la fondation ne soit pas invitée mais je serai présente et formulerai leurs avancées récentes).

Dans ce projet, nous sommes en effet tous partenaires même si les vrais acteurs sont les parents qui portent le projet.

A l’heure actuelle, l’idée est de commencer par une ou deux classes de sixième puis de monter en puissance ce qui permettrait de débuter le projet au plus vite, à la rentrée 2018 ! Ce projet-pilote pourrait être porteur de nouveaux espoirs dans bien des zones du monde à l’heure où l’AEFE est à la croisée des chemins !

Actuellement le projet se met en place de manière plus concrète et voici ce que vous pouvez faire pour aider.

Signer la pétition adressée au président de la République Emmanuel Macron

Suivre l’actualité du projet sur le site Web.

Le projet avait mis en place une cagnotte pour récolter des fonds et celle-ci a permis de créer la fondation ! Si vous souhaitez aider financièrement le projet, vous pouvez le faire savoir.

N’hésitez pas à parler du projet autour de vous, je ne manquerai pas de mon côté de vous tenir au courant !

 

 

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Les petits élèves d’Amsterdam et de la province « Noord Holland » ont repris le chemin de l’école lundi 4 septembre après 6 semaines de vacances (5 pour le personnel enseignant qui a repris une semaine avant). 6 semaines seulement entend-on souvent dire en France !

Hasard du calendrier, cette date coïncidait avec la rentrée des classes en France.

Les différences entre les deux rentrées sont toutefois plus nombreuses que les points communs.

Chaque séjour en France est ainsi pour moi l’occasion de répondre aux nombreuses interrogations de mes amis et ma famille quant au système scolaire néerlandais. En échangeant, j’ai même parfois l’impression de vivre dans un pays exotique !

En effet ici pas de devoirs et un système où l’apprentissage de l’autonomie est le maître-mot….

Le système d’éducation est très ouvert, (permissif diront certains) produisant des élèves indépendants (mal élevés selon d’autres !)

Aux Pays-Bas, l’autorité n’est en effet pas le principe de base de l’apprentissage centré autour du faire et non du savoir.

Colles côté français

D’ailleurs le concept de “rentrée” n’existe pas, ici pas de rayons de supermarchés qui débordent de produits scolaires dès le mois de juillet, pas de pression anxiogène sur parents et enfants pour mettre à profit son été pour repartir sur de bonnes bases dès la reprise des cours.

Cet été j’ai encore dû expliquer aux Néerlandais le terme « d’allocation de rentrée », une hérésie aux Pays-Bas où l’on ne plaisante pas avec les deniers, encore moins lorsqu’ils sont publics…

Fournitures côté néerlandais

Les élèves dès six ans et leur entrée au “Middenbouw” se voient mettre à leur disposition les fournitures par l’école et ont juste besoin d’une trousse, d’une gomme et d’un taille-crayon.

Aux Pays-Bas, les élèves n’ont pas de lourds sacs à porter chaque jour mais doivent par contre prendre leur en-cas et repas du midi car l’école n’inclut quasi jamais de cantine.

Certains spécialistes de l’éducation estiment que la tradition historique de tolérance, d’ouverture et de discussion est apprise aux élèves dès la crèche. Chaque journée d’école commence en cercle par un échange ouvert sur un sujet donné. Je sais que le sujet du “Kringgesprek” du 4 septembre fut les vacances bien évidemment.

Le modèle français où l’excellence est célébrée est bien éloigné du modèle prôné aux Pays-Bas. Ici ne comptez pas faire forte impression en parlant des grandes écoles à la française … Pour impressionner les Néerlandais, parlez plutôt anglais et néerlandais aussi bien ou même mieux que ces polyglottes autoproclamés (accents Arsene Wenger ou Inspecteur Clouseau interdits).

Le système néerlandais fonctionne bien : chaque année l’étude PISA souligne les bons résultats des élèves bataves qui semblent en outre être les enfants les plus heureux au monde ! Un miracle hollandais ? Pas tout à fait car il convient d’apporter de sérieuses nuances à ce portrait trop flatteur et ce paysage trop idyllique.

La qualité des écoles peut être très variable et l’orientation se fait très très tôt, déterminant parfois un avenir dès la préadolescence… Les enseignants se plaignent, à juste titre, de leurs conditions de travail (salaire trop modeste, classes chargées, travail administratif croissant) et ont ainsi fait grève au printemps (je vous en reparlerai probablement).

Les critiques des parents sont aussi nombreuses et pas seulement venant des expats (notamment des Français).

Les écoles comptent aussi beaucoup (trop ?!) sur les parents d’élèves qui font partie de la vie d’école… Les mamans (qui travaillent toutes ou presque à temps partiel) accompagnent la lecture, les sorties, les activités pédagogiques mais effectuent aussi le nettoyage des classes ! L’école finit tôt et les garderies sont chères… L’équilibre familial aux Pays-Bas est essentiel et, parfois, se reposer trop régulèrement sur des babysitters c’est s’exposer à quelques remarques acerbes.

En bref, aux Pays-Bas ce ne sont pas que les enfants, mais aussi leurs parents, qui ont récemment repris l’école !

 

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J’ai récemment passé quelques jours à Paris. J’ai articulé mon bref séjour autour de la 25e session de l’Assemblée des Français de l’étranger.  « Simple » conseillère consulaire depuis mai 2014, je ne suis actuellement pas membre de cette AFE mais j’y retournerai prochainement à la faveur d’un partage de mandat dont je vous reparlerai bientôt.

Pour mener sérieusement mon travail de terrain de conseillère consulaire, j’estime crucial mon contact avec l’Assemblée, cela permet d’avancer plus rapidement et plus efficacement et de faire remonter les problématiques spécifiques des Français des Pays-Bas.

Comme il n’y a actuellement plus d’élu AFE des Pays-Bas suite à des démissions, je tiens d’autant plus à être présente lors des sessions.

J’ai assisté aux séances plénières du jeudi et vendredi avec la présentation des rapports des commissions. J’ai suivi attentivement la présentation de la Commission des lois, règlements et Affaires consulaires, notamment un très intéressant rapport sur les consulats européens (de Ronan Le Gleut). J’ai également assisté à la présentation de la Commission Sécurité et protection des personnes et des biens toujours très attendue en raison des différents conflits actuels, du terrorisme et aussi de la cybercriminalité.

A savoir, plus tôt dans la semaine Jean-Marc Ayrault et Matthias Fekl étaient venus à l’AFE et avaient souligné l’importance des échéances électorales à venir et avaient présenté le processus de modernisation du service public consulaire.

Les travaux des différentes commissions seront prochainement disponibles sur le site Web de l’Assemblée.

En marge de ce séjour, j’ai été conviée par l’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger à une réception suite à la récente élévation de son président, Jean-Pierre Bansard, à la dignité de Grand Officier de la Légion d’honneur. La réception se déroulait dans le prestigieux et magnifique Hôtel de Salm et donna lieu à un superbe concert des LGT jeunes solistes. J’ai eu l’occasion de saluer Bernard Kouchner, ancien Ministre des Affaires Etrangères, qui s’exprima sur la géopolitique et les défis actuels et passés. Ce fut une très belle soirée.

Avec Bernard Kouchner

Avec Bernard Kouchner

Je suis particulièrement satisfaite d’avoir pu m’entretenir avec le Sénateur Olivier Cadic lors d’un petit déjeuner de travail au Sénat.

Avec Olivier Cadic après une petit déjeuner de travail

Avec Olivier Cadic après un petit déjeuner de travail au Sénat

J’ai souhaité échanger avec lui sur l’enseignement français et en français à Amsterdam en particulier : l’offre s’arrête en primaire, les élèves étant alors réorientés vers l’Ecole européenne de Bergen ou le lycée Van Gogh de La Haye. Cette situation est problématique pour de nombreuses familles et je suis saisie à ce sujet régulièrement par des parents d’élèves.

Les maigres courriers envoyés à l’AEFE chaque année ne sufissent bien évidemment pas. Je travaille donc sur ce dossier à l’heure où Amsterdam montre une grande ambition sur le plan mondial et souhaite accueillir des expats et faciliter leur venue.

Je ne manquerai pas de vous informer.

L’Assemblée est pour moi un moyen de faire un tour du monde en quelques heures, j’ai une pensée affectueuse pour mes amis et collègues du monde entier notamment ceux de Tunisie, d’Uruguay, du Japon, des Etats-Unis, du Canada, d’Espagne, du Royaume-Uni, d’Arabie Saoudite, du Liban, de Madagascar et de Belgique auprès de qui j’apprends toujours beaucoup. Oui notre communauté des Français de l’étranger est diverse et forte !

Avec Fabienne Blineau, conseillère AFE et suppléante d'Alain Marsaud

Avec Fabienne Blineau, conseillère AFE basée au Liban et suppléante d’Alain Marsaud

Pour moi Paris fut aussi l’occasion de retrouver quelques amis chers et de faire le plein de culture, le tout sous un agréable soleil. J’ai particulièrement apprécié l’exposition Herb Ritts à la Maison européenne de la photographie. J’ai aussi fait le plein de macarons chez Pierre Hermé et acheté quelques ouvrages jeunesse pour mes petits.

Bowie par Herb RittsBowie par Herb Ritts

Pierre Hermé

Pierre Hermé

Comme Paris est et reste une fête j’ai prolongé une soirée sur la piste de danse avec ma collège de Belgique, Anne Monseu, dans une très bonne ambiance colorée.

Let's dance

Let’s dance

A Amsterdam, je fus accueillie par une splendide reconstitution de la ronde de nuit dans une capitale qui avait revêtu son magnifique manteau d’automne !

A très bientôt Paris !

Ronde de Nuit

Ronde de Nuit

 

 

J'ai assisté au conseil consulaire en Bourses scolaires qui a eu lieu le 3 novembre de 10h00 à 13h45 au Consulat général de France à Amsterdam.

Ce conseil, présidé par Mme Vasak, consule générale de France à Amsterdam, s'est tenu en présence des conseillers consulaires (3 sur 5 étant restés pendant l'intégralité des travaux), de l'administration, des représentants des parents d'élèves et personnels des établissements scolaires concernés (Ecole Européenne de Bergen, lycée français de La Haye et son antenne d'Amsterdam), et quelques structures représentatives.

Rôle du conseil

Le conseil était chargé d'examiner 16 dossiers (familles) (la majorité des dossiers étant traitée lors de la première réunion au printemps).

Depuis le temps que je siège à ces réunions, je note la précision de plus en plus grande du consulat et le travail fouillé sur les dossiers. Le budget restreint et le logiciel de calcul utilisé (SCOLA) encadrent mais aussi malheureusement limite notre marge de manoeuvre.

Sur demande du conseil consulaire, nous avons cette fois obtenu des informations concernant les départs du système français aux Pays-Bas.

Nous avons la chance aux Pays-Bas d'avoir un système scolaire très performant, mais cela ne rend pas moins poignant et compliqué tout départ forcé d'élève du système français pour raisons financières...

Le conseil porte une grande importance aux familles présentant un risque de sortie.

Conclusion

Le rôle du conseil peut sembler limité mais c'est justement dans un travail de nuance et d'ajustement qu'il se révèle efficace et utile. Les budgets de plus en plus serrés n'annoncent cependant pas de bonnes nouvelles pour l'enseignement français et la mixité sociale dans ces établissements à moyen et long termes. 

 

 

Notes de votre conseillère :

Deux ans après la réforme, le processus est désormais bien rôdé et le conseil en mesure d'influer rapidement et concrètement, même avec une marge de manoeuvre limitée

  • L'ambiance a été studieuse et les décisions ont été prises de manière unanime.
  • La consule a rappelé, une nouvelle fois, la stricte confidentialité de nos débats ; les membres s'engagent donc à ne diffuser aucune information sur les dossiers et familles.
  • Le compte rendu officiel (anonymisé bien sûr) sera publié prochainement sur le site du consulat général de France à Amsterdam. Pour information le compte rendu précédent se trouve ici.
  • J'ai fait deux demandes explicites lors de la réunion : j'ai plaidé pour une publication dans les meilleurs délais du compte rendu pour mieux vous informer et j'ai demandé, une nouvelle fois, d'ajouter les informations concernant les âges et les classes des élèves dans la rubrique observation des fiches.

J’ai passé quelques jours à Paris la semaine dernière. J’ai articulé mon bref séjour autour de la session AFE mais j’en ai aussi profité pour revoir des amis et faire le plein de culture.

Pour nous Français de l’étranger, Paris représente la ville du rêve et du style, nous y sommes tous attachés même si ce n’est pas notre ville d’origine.

Depuis mon dernier séjour au printemps, la capitale semble quelque peu apaisée et le soleil ambiant lors de ma visite a contribué à détendre les esprits.

Simple conseillère consulaire depuis mai 2014, je ne siège donc pas à l’AFE (je vais y revenir à l’horizon 2019 et vous expliquerai prochainement comment et pourquoi). J’y ai cependant de nombreux contacts et je m’investis pour y passer quand je le peux.

Garder le contact avec l’assemblée est important, à mes yeux, pour mon travail d’élue de terrain aux Pays-Bas. Rencontrer les collègues du monde entier permet en effet d’avancer plus rapidement sur certaines problématiques.

Après les balbutiements logiques du début, l’Assemblée nouvelle formule semble enfin avoir pris sa vitesse de croisière et le travail en commission est sérieux et productif. La séance plénière m’a cependant laissé un goût quelque peu amère où les clivages droite gauche se faisaient ressentir… L’emportement du secrétaire d’état Matthias Fekl, d’habitude d’une courtoisie extrême, m’a surprise.

Je vous informerai prochainement dans les grandes lignes des sujets abordés lors de cette session.

Pour moi Paris c’est aussi l’occasion de retrouver quelques amis chers, j’ai par exemple été ravie de retrouver Vincent Gutmann, mon camarade de la campagne des consulaires “Les pieds sur terre”. Retour en France, familles et amis, éducation, carrière, nous avons passé en revue d’importants sujets toujours dans une ambiance très « gezellig ».

Paris c’est également pour moi l’occasion de retrouver Antoine mon ami de classe prépa, qui m’avait comme d’habitude concocté un superbe programme composé de marches, de rencontres, d’expos et de restaurants.

 

J’ai beaucoup aimé l’exposition Alber Elbaz / Lanvin à la Maison européenne de la photographie, programme idéal alors que la fashion week de Paris s’achevait. Le soir nous sommes allés à Chaillot célébrer les 30 ans de carrière de l’illustre chorégraphe Angelin Preljocaj. La soirée, plutôt désordonnée, comprit cependant deux moments forts : la première danse « L’aventure Coloniale » et le concert de Natacha Atlas et sa voix divine. J’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer brièvement le chorégraphe pour un cliché d’anniversaire.

De retour à Amsterdam, je me rendis compte que la capitale batave avait revêtu son manteau d’automne. Ravie de retrouver ma ville et ma famille, j’éprouvais ce sentiment fort d’avoir vécu une fois encore des moments d’exception. A bientôt Paris !

Parfois, ma vie de conseillère et ma vie de mère de jeunes enfants se mélangent très harmonieusement.

Ce fut le cas ce samedi 5 septembre 2015.

Ce jour était important pour les petits francophones d’Amsterdam scolarisés en milieu néerlandais : c’était en effet la rentrée de En Famille, la fondation Flam de la capitale.

Comme d’habitude, les parents avaient reçu à l’avance la composition des 7 groupes cette année ainsi qu’une fiche pédagogique détaillée pour la première séance.

Les locaux, dans le quartier ouest de la capitale, sont modernes, agréables et lumineux.

Seuls les parents des plus jeunes enfants assistent à la séance, cependant les autres se retrouvent souvent autour d’un café. Je peux vous dire que les discussions tournent beaucoup autour de la nourriture !

Stéphanie Feracci, présidente de la fondation depuis quelques années, mène avec dynamisme son équipe. La bonne humeur se dégage des matinées françaises !

J’ai régulièrement vanté les mérites de cette structure au député Cordery et je suis particulièrement ravie  qu’il lui attribue cette année une partie de sa réserve parlementaire.

L’après-midi c’était la journée “Portes ouvertes” de l’Institut français d’Amsterdam.

Ainsi que je vous l’ai indiqué ici, la procédure de vente de “l’Hospice Wallon” est en cours mais, l’année scolaire 2015/2016 étant confirmée dans les locaux, la journée portes ouvertes eut lieu comme d’habitude.

J’aime toujours y passer pour saluer les équipes et échanger avec elles, boire un verre et aussi et surtout assister à l’heure du conte, la séance de lecture pour enfants animée par la délicieuse Jasmine.

Jasmine était particulièrement en forme et a régalé les enfants (environ 25) de ses histoires qui deviennent de véritables tableaux vivants !

Elle les a ensuite gâtés avec un goûter dans les cuisines de l’Institut. Il fallait voir les visages illuminés des petits !

La librairie française « Le temps retrouvé »  dont je vous ai déjà parlé ici était présente avec un stand et a en outre encadré l’atelier BD de Lepithec. La séance dédicace rencontra d’ailleurs un beau succès.

Comme à chaque fois, le public est venu nombreux faire des tests de français, acheter des livres d’occasion à la médiathèque et découvrir la France à Amsterdam.

Toute ma petite famille est rentrée ravie et mes enfants étaient très contents de leur dédicace par Lepithec et des histoires (et des choux !) de Jasmine.

La France et le français étaient décidément bien à la fête ce samedi 5 septembre à Amsterdam !

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Hélène Degryse