Parfois on se rend compte de la valeur des êtres, des oeuvres et des choses quand, après une longue séparation, on les retrouve enfin. C’est ce sentiment qui me traversa lors de la conférence de presse annonçant le retour, après 14 ans de disparition, de 2 illustres tableaux de Vincent Van Gogh.

Vous vous en souvenez peut-être : le 7 décembre 2002, ces deux tableaux « Zeezicht bij Scheveningen » (Plage de Scheveningen) et « Uitgaan van de Hervormde Kerk te Nuenen » (Sortie de l’église de Nuenen) furent dérobés par deux voleurs qui avait creusé un trou dans le mur du musée.

Le vol, spectaculaire et rapide, laissait envisager le pire quant à l’état des tableaux. Le directeur du musée Van Gogh, Axel Rüger, qui aime les images fortes, parle d’un second miracle. En effet, les tableaux, retrouvés au cœur de la mafia napolitaine, sont dans un bon état global même si une partie (inférieure gauche) manque à la vue de Scheveningen.

Ce mardi matin, l’humeur était à la fête et la ministre de la culture, Jet Bussemaker, souligna la valeur culturelle universelle de ces tableaux que des générations de visiteurs peuvent désormais revoir dans la capitale des Pays-Bas.

Rüger insista sur l’importance des deux oeuvres pour le musée et dans l’oeuvre du peintre. La vue de Scheveningen est la seule oeuvre de la période haguenoise du peintre tandis que l’autre peinture joue un rôle sentimental unique dans l’oeuvre de Van Gogh : il l’offrit à sa mère alors que celle-ci avait la jambe plâtrée et il la modifia après le décès de son père.

Rüger remercia longuement les autorités italiennes qui découvrirent les tableaux et ajouta que désormais les tableaux étaient extrêmement protégés.

Les deux tableaux sont à admirer dès demain mercredi 22 mars et jusqu’au 14 mai. Ils seront ensuite analysés et restaurés.

Alors allez vite les voir !

Van Gogh superstar

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Les Français et étrangers qui s’installent aux Pays-Bas s’étonnent souvent de l’horizontalité apparente de la société. Ici si hiérarchie il y a, elle est beaucoup plus diffuse et subtile. Le tutoiement est facile, les patrons font le café eux-mêmes et un grand respect régit les relations de travail.

Etre proche des gens est une règle qui s’applique tant à la classe politique qu’au roi et la reine. C’est ainsi que lundi, le roi Willem-Alexander a diffusé une invitation pas comme les autres pour son anniversaire.

Depuis son couronnement, son anniversaire (le 27 avril) est la fête nationale du pays et en 2017, pour ses 50 ans,  il invite 150 personnes à le fêter avec  lui et son épouse au palais du Dam s’il vous plait, le 28 avril.

Alors comment faire ? Tout d’abord il faut être né également le 27 avril et fêter un âge multiple de 5. Il convient ensuite de s’inscrire sur le site et espérer être tiré au sort. Pour tout savoir, rendez-vous sur le site www.wa50.nl.

Après le dîner le palais restera ouvert 50 heures d’affilée ! Gezellig non ?

 

 

 

 

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Cela vous a peut-être échappé mais les Pays-Bas seront le premier pays à voter (avant la France et l’Allemagne) au cœur d’une période cruciale en Europe et dans le monde.

Compte tenu de la conjoncture actuelle et du péril populiste, les élections néerlandaises intéressent beaucoup plus que d’habitude, certains n’hésitant pas à faire des Pays-Bas le pays qui pourrait entrainer l’Europe dans sa chute ou générer son sursaut.

Binationale depuis quelques années, je suis d’autant plus “satisfaite” de pouvoir exprimer ma voix et voterai avec une émotion sincère le mercredi 15 mars.

Beaucoup de choses me frappent en tant que Française quand je compare avec les élections en France. Aux Pays-Bas, le vote est beaucoup moins “sacralisé” qu’en France, les procédures pour faire des procurations sont simples et flexibles, le vote a lieu en semaine et des bureaux de vote sont installés partout dans les grandes villes (notamment dans les écoles et les maisons de quartiers). On verra si cela permet une participation plus grande le 15 mars.

Alors bien sûr, ici aussi de nombreux débats ont lieu mais le débat qui fait toujours l’événement entre les têtes de liste est celui qui aura lieu, le dimanche 5 mars, dans une salle de concert magique, le Carré d’Amsterdam.

Et oui cette année aussi aura lieu le désormais traditionnel “Carrédébat”, dans l’illustre salle de spectacle de la capitale. Pour avoir une idée de l’ambiance mise en musique cliquez ici.

Pour ce débat comme pour les concerts, il est possible d’acheter des places (55 € l’unité quand même).

Les débats sont cette année très controversés, certains candidats décident ainsi de ne pas participer à certains. Geert Wilders a indiqué qu’il ne prendrait pas part au débat de Carré…

Alors après le glam rock de Bryan Ferry, le grand théâtre politique de Mark/Lodewijk/Emile/Jesse/Alexander/Marianne et les autres ? Que nenni ! Je  serai alors à Paris, à l’Assemblée des Français des l’étranger.

 

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Après le palpitant feuilleton Rembrandt et son issue positive (l’achat conjoint, par la France et les Pays-Bas, des sublimissimes portraits Marten & Oopjen), les relations culturelles entre les Pays-Bas et la France sont au beau fixe. Preuve toute récente : le prêt, par le Rijksmuseum, de la Laitière de Vermeer au Louvre.

L’illustre tableau de Vermeer séjournera en effet à Paris du 22 février au 22 mai dans le cadre de l’exposition “Vermeer et les maîtres de la peinture de genre”.

C’est le premier séjour au Louvre de La Laitière sachant que le dernier séjour parisien du tableau remonte à 1966, au musée de l’Orangerie.

Alors bon voyage La Laitière et à bientôt !

Cliquer ici pour le communiqué officiel du Rijksmuseum.

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Le week-end qui vient de passer fut riche en actualités politiques : plusieurs candidats à l’élection présidentielle avaient en effet choisi de tenir de grands rassemblements.

Le vainqueur “médiatique” incontestable et incontesté du week-end est Jean-Luc Mélenchon. Le candidat fit en effet le “buzz” technique et médiatique en apparaissant simultanément à Paris et à Lyon grâce à un hologramme.

La presse et les commentateurs politiques (officiels ou officieux, de droite et de gauche d’ailleurs) et les geeks soulignèrent l’inventivité et la prouesse technique du candidat Mélenchon qui, à 65 ans, fit ainsi presque preuve d’ubiquité…

Fan de mode devant l’éternel, je ne pus m’empêcher de sourire…

En 2006 (il y a donc 11 ans de cela !), le surdoué créateur Alexander McQueen écrivit une nouvelle page de l’histoire de la mode avec son défilé « Widows of Culloden » qui montra une facette très poétique de son travail avec de nombreuses références à l’Ecosse.

A la fin du défilé, Kate Moss fit une apparition éthérée sous forme d’hologramme à l’intérieur d’une pyramide de verre. Elle y danse délicatement sur la musique mélancolique de John Williams pour la Liste de Schindler. Cette séquence, elle-même inspirée par le film des frères Lumière « Danse serpentine », fut un véritable tour de force.

Kate Moss, alors clouée au pilori suite à une histoire de stupéfiants révélée par les tabloïds anglais, renait pour ainsi dire de ses cendres, ressuscitée (ou plutôt réhabilitée !) par son éternel ami mais aussi par tout le monde de la mode !

Alors Kate Moss et Jean-Luc Mélenchon même combat ?

Je n’irai pas jusque là mais je suis amusée de voir la politique qui fait le buzz en répétant (11 ans après, volontairement ou non) une séquence historique de la mode qui elle-même s’inspire du cinéma et de la société.

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Le week-end qui vient de passer fut riche en actualités politiques : plusieurs candidats à l’élection présidentielle avaient en effet choisi de tenir de grands rassemblements.

Le vainqueur “médiatique” incontestable et incontesté du week-end est Jean-Luc Mélenchon. Le candidat fit en effet le “buzz” technique et médiatique en apparaissant simultanément à Paris et à Lyon grâce à un hologramme.

La presse et les commentateurs politiques (officiels ou officieux, de droite et de gauche d’ailleurs) et les geeks soulignèrent l’inventivité et la prouesse technique du candidat Mélenchon qui, à 65 ans fit ainsi presque preuve d’ubiquité…

Fan de mode devant l’éternel, je ne pus m’empêcher de sourire…

En 2006 (il y a donc 11 ans de cela !), le créateur surdoué Alexander McQueen écrivit une nouvelle page de l’histoire de la mode avec son défilé « Widows of Culloden » qui montra une facette plus poétique de son travail.

A la fin du défilé, Kate Moss fit une apparition éthérée sous forme d’hologramme à l’intérieur d’une pyramide de verre. Elle y danse délicatement sur la musique mélancolique de John Williams pour la Liste de Schindler. Cette séquence, elle-même inspirée par le film des frères Lumières (1896) « Danse serpentine », fut un véritable tour de force.

Kate Moss, alors clouée au pilori suite à une histoire de stupéfiants révélée par les tabloïds anglais, renait pour ainsi dire de ses cendres, ressuscitée (ou plutôt réhabilitée !) par le monde de la mode !

Alors Kate Moss et Jean-Luc Mélenchon même combat ?

Je n’irai pas jusque là mais je suis amusée de voir la politique qui (10 ans après) répète (volontairement ou non) une séquence historique de la mode qui elle-même s’inspire du cinéma et de la société.

Il y a 64 ans de cela aujourd’hui, les Pays-Bas connaissaient une énorme catastrophe naturelle qui toucha tout le sud ouest du pays.

Des intempéries durables et violentes engendrèrent un rehaussement exceptionnel du niveau de la mer. Le raz-de-marée qui suivit fut terrible : 1800 morts, 160 000 hectares de terre inondée, 10 000 têtes de bétail se noyèrent et une quantité incroyable de bâtiment furent détruits…

Cette catastrophe s’expliqua par des éléments météorologiques d’une rare violence mais aussi par des facteurs humains. Depuis de nombreuses années, les digues étaient mal entretenues, le budget du ministère des transports était en baisse constante…

Cette catastrophe terrible est profondément ancrée dans les esprits des Néerlandais et encore plus des Zélandais. Elle motiva le pays à se doter d’un véritable plan de défense de ses terres (le plan Delta).

Je vous conseille de visiter le musée dédié à cette catastrophe le « Watersnoodmuseum » à Ouwerkerk.

Ce musée, logé dans les 4 caissons qui ont permis de colmater la brèche, nous fait revivre la catastrophe au plus près. Il nous fait comprendre la vie de celles et ceux qui ont péri mais aussi des personnes qui ont survécu.

© Watersnoodmuseum

Lors de ma visite à l’automne dernier en compagnie du maire de Kapelle, Anton Stapelkamp, j’ai été profondément touchée par ce lieu de mémoire que chaque habitant des Pays-Bas se doit de visiter.

© Hélène Degryse

J’ai été bouleversée de voir l’œuvre 1835+1  qui permet de rendre hommage à toutes les victimes. Le +1 désigne l’enfant, né la nuit du drame,  qui n’a jamais été identifié. Cette œuvre à la fois audio et vidéo est la projection des noms des victimes sur le sol devenu mer et vagues au son de leur biographie racontée d’une voix émue.

En ce 1er février, je tiens à leur rendre hommage modestement en partageant cet article.

 

 

 

© Watersnoodmuseum

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Au début du mois, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a choisi de s’exprimer en anglais lors d’une visite en Allemagne. Regrettant de ne pas pouvoir s’exprimer en allemand (devant un parterre international), il expliqua avoir choisi l’anglais par facilité et pour être compris.

Cette visite internationale eut un grand écho et Macron fut par la suite accusé de tous les maux (par ses adversaires) pour n’avoir pas parlé français : trahison nationale, désertion, posture calculée moderne etc..

Tout semble en effet actuellement bon (de l’extrême droite à la gauche) pour taper sur “le” Macron.

Certains insinuèrent même que cet emploi de l’anglais s’inscrivait en réalité dans une stratégie de ringardisation de la francophonie et de dissimulation de son inexpérience…

Je vous confesse avoir été interloquée puis finalement attristée par toutes ces réactions.

Vivant à l’étranger depuis bien longtemps, je sais que parler une langue autre que sa langue maternelle n’est pas renier celle-ci bien au contraire. Je sais aussi que c’est en parlant très bien néerlandais et anglais que je fais finalement le mieux la promotion de la France et du français.

Vous le savez certainement, aux Pays-Bas, l’anglais est réellement une langue que l’on parle très bien et activement. Les Néerlandais sont d’ailleurs réputés pour leur maîtrise des langues en général avec, il est vrai aussi le français en perte de vitesse.

J’avoue ainsi avoir été plusieurs fois très gênée en constatant que les représentants de la France (tout en ayant suivi pour la plupart de longues études) n’étaient, en visite aux Pays-Bas, pas en mesure de s’exprimer autrement qu’en français et qu’ils se reposaient sur le niveau de français de leurs homologues NL.

Timmermans et Fabius 2013

A l’inverse, j’avais ressenti une immense fierté devant le brillant discours en français de Frans Timmermans, alors ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas lors de l’inauguration de l’Ambassade de France aux Pays-Bas. Il avait rendu bien pâle, tant sur le fond que sur la forme, le discours de son homologue français de l’époque Laurent Fabius…

En 2015, lors de sa visite aux Pays-Bas pour le grand départ du tour de France et de l’année économique franco-néerlandaise, Emmanuel Macron (alors ministre de l’Economie) s’était exprimé en anglais. La France avait alors bénéficié de cet échange direct et positif.

Les Néerlandais me disaient alors, tiens il se débrouille bien en anglais « pour un Français ».

La maitrise suffisante de l’anglais devrait être une condition préalable à tout exercice de fonction politique et de surcroit, la fonction suprême. Tel est d’ailleurs l’avis des Français qui estiment à 41% qu’un président de la République devrait être bilingue tandis que 49% estiment qu’il devrait parler anglais couramment.

Je ne peux m’empêcher de noter que le mauvais niveau d’anglais général des femmes et hommes politiques et leur refus de parler cette langue en public n’a pas permis de lutter contre une perte de vitesse du français dans de nombreux pays, dès lors il serait certainement pertinent d’adopter une autre stratégie non ?

A cet égard, je signale que nos ambassadeurs de France aux Pays-Bas, pour être compris, s’expriment régulièrement en anglais. L’allocution du 14 juillet 2016 fut ainsi en partie prononcée dans la langue de Shakespeare « Oh shocking » ? Pas du tout ! Je sais que la France a marqué des points à cette occasion.

Alors to speak or not to speak “english” cela ne devrait même pas être une question…

Pour finir sur une note d’humour, un petit florilège de nos hommes politiques « parlant » anglais.

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En pédalant devant le Scheepvaartmuseum (Musée de la marine à Amsterdam), je repense à la visite officielle de François Hollande le 20 janvier 2014, il y a 3 ans exactement, dans ce lieu.

Cette très réussie visite a redynamisé durablement la relation bilatérale et stimulé les échanges commerciaux et culturels entre “mes” deux pays.

Dans son discours, le président Hollande parlait de la France comme un pays “utile au monde”. Depuis 2014, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts (image parfaite pour Amsterdam, vous en conviendrez !).

La France, l’Europe et le monde ont été régulièrement touchés par le terrorisme, le paysage politique français semble être à la croisée des chemins. François Hollande a choisi de ne pas briguer un second mandat.

Je pense aussi qu’en ce jour, Trump deviendra officiellement le 45e Président des Etats-Unis d’Amérique. Etrange époque….

 

Les photos officielles du 20 janvier 2014 se trouvent ici.

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Vous le savez sans doute, je suis depuis les premières heures “fan” du Temps Retrouvé et de sa sympathique équipe qui fait vraiment vivre la culture et le livre français et en français à Amsterdam.

Depuis le printemps dernier, Pierre-Pascal Bruneau et son équipe ont élargi leur champ d’action en inaugurant la cinémathèque l’Echappée Belle dont je vous parlais déjà ici.

Depuis le 1er décembre 2016, le Temps Retrouvé Jeunesse a vu le jour pour le grand bonheur de tous les enfants (et parents) francophones d’Amsterdam et des environs.

Le 3 décembre eut lieu l’inauguration officielle avec de nombreux enfants, un spectacle de marionnettes et une lecture, le tout dans une ambiance très chaleureuse.

Mot de bienvenue par Claire

Le Temps Retrouvé jeunesse n’est pas une simple librairie et propose également des activités, en français bien évidemment. La section jeunesse du Temps Retrouvé est le “bébé” de Claire Phan Tan Luu, maman d’une enfant scolarisée dans le système local, elle connait parfaitement les enjeux pour faire vivre le français dans un univers néerlandais. Partant de ce constat, elle souhaite aider tous les parents en organisant deux types d’événements chaque mois à la librairie :

-un spectacle de marionnettes chaque 2e samedi du mois à 16h animé par Monsieur Théâtre.

-un atelier thématique par mois chaque 3e mercredi du mois organisé selon 2 tranches d’âge (de 4 à 7ans de 14h à 15h15 et de 8 à 11 ans de 15h30 à 16h30). L’atelier est organisé en coopération avec Lu Planet qui travaille à partir d’éléments du quotidien. Le premier atelier, le 18 janvier, permettra la création d’un livre 100% fait main et recyclé à 98%.

Je suis déjà fan du concept ! Les prochains ateliers auront pour thème les marionnettes, les cadres, les animaux, les jardins et les percussions.

A noter, les amis de la fondation L’échappée Belle bénéficient d’un tarif réduit sur ces activités : 10€ au lieu de 12,50€ pour les ateliers et 3 € au lieu de 4 € pour l’atelier marionnettes.

En cette nouvelle année, je présente tous mes vœux de réussite à l’équipe du Temps Retrouvé et en particulier à Claire pour cette initiative promise à un beau succès !

Note aux lecteurs : le Temps Retrouvé jeunesse se trouve à la même adresse que le Temps Retrouvé  : Keizersgracht 529

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Hélène Degryse