Vous le savez certainement les grands électeurs (conseillers et délégués consulaires, sénateurs et députés) étaient appelés à renouveler 6 des 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger dimanche 24 septembre. Cette année, j’avais choisi de voter en personne à Paris. J’ai même eu l’honneur d’être la secrétaire du bureau de vote. En voici les résultats complets.

Les résultats de ce scrutin sont sans appel avec la liste Bansard qui prend 2 sièges et double largement son score de 2014, année où la tête de liste n’avait pas été élue à une voix près !

Son succès, que beaucoup avaient envisagé, a toutefois généré une onde de choc chez certains ! Le soir du vote, Jean-Yves Leconte, sénateur tout fraichement réélu, a ainsi exprimé ses doutes quant aux méthodes employées par la tête de liste.

Il appartiendra à d’autres instances de se prononcer sur ces points et de vérifier si le cadre légal a bien été respecté.

Dans un monde où les grands électeurs ne supportent pas les parachutages (comme le montre le lourd échec de la liste En Marche cette année ou celui de Dominique Paillé en 2008), la liste Jean-Pierre Bansard réussit à faire deux sièges et à faire élire sénateurs deux personnes non grands électeurs et non résidentes à l’étranger !

Je note que Jean-Pierre Bansard, homme d’affaires brillant et infatigable, a fait preuve :

d’intelligence car il a compris que la réforme de 2013 avait créé de nouveaux élus sans moyens et sans reconnaissance.

La création de l’ASFE, cette association (il s’agit en fait d’un parti politique) fit en réalité office de machine électorale de séduction de grands électeurs. Elle a ainsi, au fil des ans, valorisé les grands électeurs par des portraits, des infographies bien conçue et des informations prêtes à l’emploi.

Avec un secrétariat général qui ne s’est pas occupé des Conseillers et délégués consulaires mais uniquement des conseillers AFE, l’administration a laissé un espace que Jean-Pierre Bansard a habillement occupé. Il a créé des adresses mails pour tous les élus consulaires, mis à la disposition des bureaux pour les conseillers en visite à Paris. Il a compris mieux que tous et avant tous, que ce besoin de reconnaissance et de prise en considération, était la clef d’une élection historique.

Hôtel de Salm

de moyens, homme ayant fait sa fortune dans des activités de fret puis dans l’hôtellerie, monsieur Bansard dispose de moyens financiers qui semblent sans limites, avec une solide équipe de collaborateurs dont un dessinateur qui “croque” régulièrement la vie des Français de l’étranger. Son Alliance Solidaire publie très régulièrement des portraits et des infolettres. Il peut se déplacer dans le monde entier à la rencontre des grands électeurs. Il a par ailleurs organisé deux somptueuses soirées à l’hôtel de Salm (en octobre 2016 et mars 2017). Ces soirées ont durablement marqué les esprits.

Table d’honneur

de ténacité. Monsieur Bansard que je connais depuis 2011 (juste avant mon entrée à l’AFE) a toujours fait preuve de volonté, il a, au fur et à mesure, contacté tous les conseillers et délégués (je suppose) même ceux encartés (surtout peut-être !). Il sait que l’appartenance à un parti est une chose et que le secret du vote en est une autre. Si certains se sont sentis poursuivis (sic) d’autres ont admiré sa sollicitude.

Pour sa troisième candidature,  il n’a donc rien laissé au hasard. Des doutes ont été formulés quant au nombre de procurations par rapport à 2014. Là aussi il appartiendra ou non à d’autres de se prononcer sur ce point.

En élisant deux non-élus et non Français de l’étranger, beaucoup estiment que nous (grands électeurs) nous nous fragilisons.

Programme de la soirée 9 mars 2017

On peut bien logiquement aussi s’interroger du principe d’égalité devant le suffrage suite à tous les éléments exposés ci-dessus, toutefois on constate aussi que le candidat “surprise” et probablement le moins “préparé” et le plus pris par le temps, Ronan Le Gleut a également été élu. Ce sera donc aux autres listes qui ont essuyé un échec de faire leur “examen de conscience”.

Les soutiens confirmés de Jean-Pierre Bansard soulignent que c’est sa grande liberté et son indépendance par rapport à l’argent public qui lui permettront d’agir vite et bien pour faire réussir la représentation des Français de l’étranger. Effectivement, il peut seul décider de rapidement agir ou pas selon les dossiers qui lui seront présentés. Nous, élus de la nation, devons-nous nous réjouir de cette situation, de cette « bansardisation de la représentation des Français de l’étranger » ?

Les premières semaines du mandat de Jean-Pierre Bansard et Evelyne Renaud seront cruciales pour voir s’ils souhaitent réellement travailler en toute ouverture pour tous et avec tous.

 

 

 

 

 

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Vous le savez peut-être, se joue actuellement le 3e round électoral de l’année 2017. Celui-ci, moins connu et moins médiatisé que les présidentielles et les législatives, tient toutefois depuis quelques semaines en haleine le microcosme des élus consulaires (élus des Français de l’étranger) qui sont grands électeurs de ce scrutin indirect.

L’élection du 24 septembre (avec un vote possible par anticipation le 16 septembre) permettra de renouveler 6 des 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Sur les 6 sortants, 2 ne se représentent pas, les appétits sont donc logiquement aiguisés et les ambitions de certains sont grandes !

Actuellement ce sont 10 listes (!) qui tentent d’attirer les faveurs, pardon les suffrages, des 533 grands électeurs (conseillers et délégués consulaires et parlementaires des Français de l’étranger).

Une campagne est toujours un instant incroyable de « réalité augmentée », de « mentir vrai » où chaque liste essaie de séduire un électorat.

Si les tentatives sont souvent nobles, elles ont souvent aussi une dimension « tragicomique » : lorsque des sortants promettent des choses qu’ils n’ont pas été en mesure de faire durant leur(s) mandat(s), ou lorsqu’un sortant met finalement en branle sa communication en direction des grands électeurs 2 semaines avant le scrutin…

Ces campagnes sont toujours aussi complexes et frustrantes pour les non candidats, on voit souvent partir sur différentes listes des amis. La grande famille des Français de l’étranger, le temps d’une campagne, s’écharpe sans ménagement.

Les grands électeurs sont parfois pris en étau, certains nous reprochent de trop nous afficher, d’autres de ne pas assez le faire, de liker certaines publications, de ne pas en liker d’autres en bref… la tension est à son comble et c’est bien logique….

Un article que j’avais publié cet été m’avait ainsi valu des réactions assez fortes et variées.

Une campagne sénatoriale ne serait pas une vraie campagne sans que des rumeurs folles circulent : élus de terrain qui n’en seraient pas, accords sous le manteau sur des postes à pourvoir, achats d’électeurs, tous les ingrédients sont là pour donner un air de très mauvais roman à ce cru 2017…

Avec Isabelle Heuzé, Vincent Merk et Philippe Perret, 3 colistiers « Les Pieds sur Terre aux Pays-Bas »

Personnellement, fidèle à mon engagement pris auprès de mes colistiers des élections consulaires sur la liste “les Pieds sur terre aux Pays-Bas”, j’ai commencé à échanger avec eux au sujet des listes en présence et je formulerai mon choix et expliquerai mon vote auprès d’eux et auprès d’eux seulement.

Ces dernières semaines, j’ai eu le plaisir d’échanger avec la plupart des têtes de liste (ou suivants de liste).

Si je sais bien que lors de ces échanges, on me dit souvent ce que j’ai envie d’entendre, je suis infiniment reconnaissante du temps passé par les différents candidats à expliquer leur programme et à échanger avec moi. Certains ont, plus que d’autres, pris le temps de répondre patiemment à mes nombreuses questions.

Je ne peux toutefois m’empêcher de constater « l’entre-soi » de cette campagne. Les grands électeurs se voient parfois offrir un miroir grossissant et embellissant, les filtres Photoshop ne sont rien par rapport aux promesses (souvent coûteuses) qui nous sont faites !

Plus grave, certains candidats n’ont tout simplement rien révélé de leurs positions politiques ou sociétales… L’indépendance est une chose, la clarté en est une autre, c’est à mes yeux une condition sine qua non lorsque l’on souhaite être parlementaire…

Bon vote à ceux qui votent par anticipation, bonne fin de campagne aux candidats !

Je ne dirai pas que les meilleurs gagnent car je sais, malheureusement, qu’une élection est souvent injuste et cruelle.

Information importante, le vote aux sénatoriales est obligatoire, toute abstention génère une amende de 100 €.

 

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Depuis la semaine dernière, le microcosme des élus consulaires en ligne semble sortir d’une certaine torpeur estivale. Brusquement et alors que les dernières semaines étaient plutôt calmes, les appels, interpellations, pétitions semblent se multiplier.  Les publications, souvent acerbes, parfois moins acérées, se suivent sur les réseaux sociaux.

Toutes ces initiatives sont porteuses d’une sémantique forte et finalement similaire. Jugez-en par vous-même : on nous parle d’une « marginalisation des Français de l’étranger », de la « représentativité des Français de l’étranger en voie de devenir un simulacre », on accuse les députés LREM « d’avoir poignardé les Français de l’étranger », les Français de l’étranger sont qualifiés de « grands sacrifiés du nouveau monde » etc. Ces joutes verbales d’un lyrisme ampoulé aussi belliqueux que creux pourraient prêter à rire certes… mais un instant seulement…

En effet, derrière cette indignation multiple se cache un combat tout autre qu’il convient de ne pas perdre de vue : les prochaines élections sénatoriales.

Véritable troisième tour de cette année électorale, ces élections vont permettre aux grands électeurs, à savoir 533 élus des Français établis hors de France (442 conseillers consulaires, 68 délégués consulaires, 12 sénateurs et 11 députés) de renouveler la moitié de leurs douze sénateurs. 2 sortants (de droite) ayant déjà annoncé leur « retraite », les appétits s’aiguisent et semblent sans limite. La lutte, dantesque, a déjà commencé.

©Senat

D’ores et déjà il est clair que les deux partis traditionnels habitués, jadis, à se partager le pouvoir au gré des élections nationales et les sièges au gré des élections sénatoriales, semblent s’être enfin mis d’accord sur une chose : la cause de tous les maux est LREM et l’homme à abattre Emmanuel Macron.

A partir de ces constats on peut noter une amnésie qui semble endémique : ces deux partis semblent oublier qu’ils étaient aux manettes depuis plusieurs décennies et reprochent tout, ou presque, à un nouveau parti récemment au pouvoir.

Je sais bien que les étés qui précédent les élections sénatoriales sont propices aux raccourcis faciles et populaires (populistes ?) mais, en l’occurrence, les ficelles électorales de ce regain d’activité semblent bien trop épaisses pour être prises au sérieux !

En matière de représentativité des Français des l’étranger certaines avancées ont été obtenues mais les ratés ont été nombreux aussi : la gratuité de l’enseignement français à l’étranger (promesse électorale financièrement intenable du candidat Sarkozy) n’a jamais pu être appliquée en totalité avant d’être tout simplement annulée. Pensons aussi aux mesures fiscales de Hollande… la liste serait longue.

Il ne faudrait pas non plus oublier la réforme ambitieuse mais inaboutie portée par la sénatrice Hélène Conway (candidate à sa réélection) qui a créé une catégorie d’élus riches en idées et en actions mais pauvre en moyens. Ces conseillers consulaires (appellation tellement mal choisie) dépendent trop souvent encore de la bonne volonté de l’administration eux qui sont pourtant élus de la nation, au suffrage universel de surcroit…

De grâce, responsables politiques et candidats battus et déçus des législatives, arrêtez de ressasser vos frustrations (légitimes) suite à une défaite souvent cinglante et difficile que des œillères politiques et historiques vous ont souvent empêchés d’anticiper.

Arrêtez candidats aux sénatoriales de penser que l’absence d’un ministère en charge des Français de l’étranger implique l’absence d’un interlocuteur dédié pour les questions qui nous concernent. Macron a annoncé un gouvernement resserré et une rigueur budgétaire, cette décision était donc à prévoir et vous le savez bien. D’ailleurs la présence d’un tel ministre et secrétaire d’état n’a pas toujours été gage (euphémisme) de bons traitements de nos questions.

Dois-je vous rappeler à tous les précédents « historiques » qu’ont constitué les nominations de David Douillet et Edouard Courtial ? Celles-ci  n’avaient pas contribué à mettre notre communauté et nos problématiques à l’honneur…

Arrêtez de dire que les mots « Français de l’étranger » n’ayant pas encore été prononcés par le président et le premier ministre, le pouvoir nous méprise. Évidemment, nous ne pouvons souhaiter faire partie à part entière de la communauté française, être traités, dans la mesure du possible, comme des Français de France, avoir les mêmes droits et prérogatives et vouloir, en même temps, toujours être différenciés !

Les griefs actuels sont multiples et parfois très légitimes, on s’inquiète des importantes baisses de budget annoncées, de la survie des associations et établissements scolaires sans l’apport de la réserve parlementaire.

Souvent toutefois, les griefs ressemblent plus à des caprices. On demande si tel élu a bien été invité à une réunion, on scrute le moindre mot prononcé par un député ou ministre, on demande un compte rendu de réunion dès qu’elle a eu lieu. Les exigences sont fortes et la critique facile alors qu’avant elles ne s’exprimaient pas ou peu….

A ce sujet, la suppression de la réserve parlementaire est caractéristique, cette réserve a été très utile au fil des ans. Il est plus que souhaitable que ces fonds perdurent pour les initiatives éducatives et sociales (au sens large).

On ne peut toutefois reprocher à un président de ne pas aller assez loin dans la rigueur budgétaire et ensuite se plaindre lorsque ces réductions nous impactent… A cet égard les anciens farouches défenseurs de F. Fillon qui avait « le meilleur programme de réduction budgétaire pour redresser la France » ne sont pas crédibles en critiquant les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement.

Finalement souvent en attaquant ainsi le présent et l’avenir proche, ce sont souvent les mauvaises décisions, l’immobilisme et les échecs passés qui sont mis en exergue…

Alors s’il vous plait, vantez vos listes, vos candidats, exposez vos propositions, détaillez vos programmes, donnez-nous envie de voter pour vous.

En s’élevant tous un peu, ce sont tous les Français de l’étranger qui seront valorisés. Nous en nous sortirons ainsi tous grandis !

Bonne campagne à toutes et tous !

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Les Conseillers consulaires des Pays-Bas organisent, en coopération avec l’Ecole Wallonne d’Amsterdam, un débat entre les candidats qui se présentent aux élections législatives pour le Benelux (scrutins des ‪4 et 18 juin‬).
Ce débat est prévu ‪le mardi 30 mai‬ dès ‪18h30‬ à l’Eglise Wallonne d’Amsterdam (l’entrée est gratuite).
Tous les Français des Pays-Bas sont les bienvenus !  Laurent Hermelin, aidé de Peter Winnink, animeront cette soirée. Ce débat sera a priori filmé afin d’en faire un Facebook live.  Pour assurer la bonne organisation de la soirée merci de vous inscrire en envoyant un mail à conseillersconsulairespaysbas@gmail.com en précisant votre nom et le nombre de places. Venez nombreux ! Merci de partager !

Nous allons prochainement confirmer les inscriptions reçues.

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En tant que Conseillère consulaire, j’ai naturellement été sollicitée par les Français des Pays-Bas avant, pendant et après le premier tour de l’élection présidentielle.

J’ai donc fait le point mardi matin avec Anne Genoud, consule générale et Benoit Bigand, consul adjoint, sur ce premier tour. J’ai notamment partagé avec eux les différents témoignages que vous m’avez fait parvenir.

Tout s’est globalement bien passé avec une participation en nette hausse par rapport au premier tour de 2012. (les résultats complets sont disponibles ici).

Il y a parfois eu une attente un peu longue qui s’explique notamment par la configuration du lieu de vote d’Amsterdam.

Pour le second tour, une attention accrue sera accordée à la circulation des flux de votants. Quelques points pratiques :

  • Je vous rappelle que l’accès aux lieux de vote est interdit aux valises et poussettes (comme cela était précisé sur votre convocation).
  • L’attente peut être variable selon l’heure à laquelle vous votez et votre bureau de vote, si vous avez des enfants en bas âge, je vous conseille (par précaution et si cela est possible) de venir sans eux.
  • Pour rappel, l’accueil des personnes à mobilité réduite sera facilité par des bénévoles de la Croix rouge sur le site d’Amsterdam, tandis que le site de La Haye est accessible.
  • Les horaires et adresses sont disponibles ici

Si vous souhaitez aider le jour du scrutin, merci de contacter le consulat. Je sais notamment que des scrutateurs seront nécessaires lors du dépouillement dans la soirée. Je vous remercie donc de bien vouloir proposer votre aide au consulat par mail à l’adresse suivante cad.amsterdam-fslt@diplomatie.gouv.fr

Merci d’avance et bon vote !

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2017 est une année électorale décisive avec des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. En tant que « binationale », j’ai récemment eu l’honneur de voter aux Pays-Bas. Au-delà de l’importance d’exprimer sa voix dans un tel scrutin, ces élections m’ont également permis de rencontrer plusieurs médias français et de leur expliquer le vote « à la néerlandaise ».

J’ai parlé des scrutins qui ont toujours lieu en semaine, des débats qui décoiffent, des isoloirs sans rideau, des nombreux bureaux situés aux endroits stratégiques (gares, cafés, bibliothèques notamment), des bulletins de vote XXL, des poubelles qui font office d’urnes, des procurations d’une grande facilité et “convivialité”, oui la France pourrait reprendre à son compte pas mal de ces idées pour stimuler et faciliter la participation….

Depuis plusieurs années, je vante ainsi également le “Kieskompas”, cet instrument qui permet aux électeurs indécis (mais pas qu’eux) de se situer (de manière anonyme) par rapport aux programmes des candidats en répondant à des questions précises.

En 2017 grand événement, la France dispose d’un instrument comparable baptisé « la boussole présidentielle ». Cet outil permet, sur la base de questions, de vous situer par rapport aux 11 candidats à la présidentielle. La boussole française avait discrétement vu le jour lors des élections 2012 mais 2016/2017 correspond à son âge de raison. Ce SAV (Site d’aide au Vote) fut utilisé lors des 2 primaires, et est de nouveau ausssi employé pour les élections présidentielles de ce printemps 2017.

Je suis particulièrement ravie de savoir que les Néerlandais ont aidé le CEVIPOF (le centre de recherche politique de Sciences Po) dans l’élaboration de cet outil le tout grâce au financement de 20Minutes, le quotidien gratuit. Les rôles étaient clairement définis :

  • Kiescompas est responsable du site (design+informatique) et de la collecte des données scientifiques.
  • L’équipe du CEVIPOF est responsable du contenu politique de l’application (enjeux, espace politique des candidats, analyse des positions des candidats etc).
  • 20Minutes se charge du financement.

André Krouwel (créateur du Kieskompas) et Thomas Vitiello (coordinateur scientifique de la boussole présidentielle depuis 2012), ont reçu deux années d’affilée une bourse franco-néerlandaise Van Gogh, ce qui a permis de mettre en place la version 2017 de la boussole présidentielle.

Alors vous voulez essayer vous-aussi ? Cela se passe ici.

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Cela vous a peut-être échappé mais les Pays-Bas seront le premier pays à voter (avant la France et l’Allemagne) au cœur d’une période cruciale en Europe et dans le monde.

Compte tenu de la conjoncture actuelle et du péril populiste, les élections néerlandaises intéressent beaucoup plus que d’habitude, certains n’hésitant pas à faire des Pays-Bas le pays qui pourrait entrainer l’Europe dans sa chute ou générer son sursaut.

Binationale depuis quelques années, je suis d’autant plus “satisfaite” de pouvoir exprimer ma voix et voterai avec une émotion sincère le mercredi 15 mars.

Beaucoup de choses me frappent en tant que Française quand je compare avec les élections en France. Aux Pays-Bas, le vote est beaucoup moins “sacralisé” qu’en France, les procédures pour faire des procurations sont simples et flexibles, le vote a lieu en semaine et des bureaux de vote sont installés partout dans les grandes villes (notamment dans les écoles et les maisons de quartiers). On verra si cela permet une participation plus grande le 15 mars.

Alors bien sûr, ici aussi de nombreux débats ont lieu mais le débat qui fait toujours l’événement entre les têtes de liste est celui qui aura lieu, le dimanche 5 mars, dans une salle de concert magique, le Carré d’Amsterdam.

Et oui cette année aussi aura lieu le désormais traditionnel “Carrédébat”, dans l’illustre salle de spectacle de la capitale. Pour avoir une idée de l’ambiance mise en musique cliquez ici.

Pour ce débat comme pour les concerts, il est possible d’acheter des places (55 € l’unité quand même).

Les débats sont cette année très controversés, certains candidats décident ainsi de ne pas participer à certains. Geert Wilders a indiqué qu’il ne prendrait pas part au débat de Carré…

Alors après le glam rock de Bryan Ferry, le grand théâtre politique de Mark/Lodewijk/Emile/Jesse/Alexander/Marianne et les autres ? Que nenni ! Je  serai alors à Paris, à l’Assemblée des Français des l’étranger.

 

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Le week-end qui vient de passer fut riche en actualités politiques : plusieurs candidats à l’élection présidentielle avaient en effet choisi de tenir de grands rassemblements.

Le vainqueur “médiatique” incontestable et incontesté du week-end est Jean-Luc Mélenchon. Le candidat fit en effet le “buzz” technique et médiatique en apparaissant simultanément à Paris et à Lyon grâce à un hologramme.

La presse et les commentateurs politiques (officiels ou officieux, de droite et de gauche d’ailleurs) et les geeks soulignèrent l’inventivité et la prouesse technique du candidat Mélenchon qui, à 65 ans, fit ainsi presque preuve d’ubiquité…

Fan de mode devant l’éternel, je ne pus m’empêcher de sourire…

En 2006 (il y a donc 11 ans de cela !), le surdoué créateur Alexander McQueen écrivit une nouvelle page de l’histoire de la mode avec son défilé « Widows of Culloden » qui montra une facette très poétique de son travail avec de nombreuses références à l’Ecosse.

A la fin du défilé, Kate Moss fit une apparition éthérée sous forme d’hologramme à l’intérieur d’une pyramide de verre. Elle y danse délicatement sur la musique mélancolique de John Williams pour la Liste de Schindler. Cette séquence, elle-même inspirée par le film des frères Lumière « Danse serpentine », fut un véritable tour de force.

Kate Moss, alors clouée au pilori suite à une histoire de stupéfiants révélée par les tabloïds anglais, renait pour ainsi dire de ses cendres, ressuscitée (ou plutôt réhabilitée !) par son éternel ami mais aussi par tout le monde de la mode !

Alors Kate Moss et Jean-Luc Mélenchon même combat ?

Je n’irai pas jusque là mais je suis amusée de voir la politique qui fait le buzz en répétant (11 ans après, volontairement ou non) une séquence historique de la mode qui elle-même s’inspire du cinéma et de la société.

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L’Assemblée des Français de l’étranger m’a donné l’occasion de rencontrer des collègues du monde entier, des gens passionnants aux parcours aussi divers que passionnants. Olivier Piton fait partie de ces personnes que j’apprécie beaucoup.

Conseiller consulaire pour la circonscription de Washington et suppléant de Frédéric Lefebvre, député des Français d’Amérique du Nord, il est donc aussi Conseiller AFE et président de la Commission des lois, des règlements et des affaires consulaires de cette assemblée.

O. Piton

Mais attendez ce n’est pas tout, au printemps dernier, il me parla de son “bébé”, son livre “La nouvelle révolution américaine” qui s’articule autour de la campagne présidentielle américaine.

Moi-même fascinée par ce pays et revenant tout juste d’un inoubliable périple dans l’ouest américain, j’ai suivi avec un intérêt accru la sortie du livre d’Olivier et sa campagne presse menée tambour battant.

J’ai tout de suite eu un projet : faire venir Olivier à Amsterdam pour qu’il y parle de son livre et de ces élections historiques.

Il accepta tout de suite, il me restait donc à trouver la plateforme idéale pour lui.

Pierre-Pascal Bruneau, du Temps Retrouvé (librairie française d’Amsterdam dont je vous parle régulièrement) et de la fondation l’Echappée Belle (aka “monsieur culture francophone” à Amsterdam) fut tout de suite enthousiasmé par mon idée.

Il mit rapidement en place avec son équipe une soirée électorale US en coopération avec l’Institut français et l’OBA, la prestigieuse (et magnifique) bibliothèque municipale autour du livre d’Olivier.

Je suis vraiment ravie de vous inviter à assister, le 28 octobre prochain à l’OBA à 20h, à l’événement « Les élections américaines ». Le programme sera très riche et fascinant alors que la campagne présidentielle abordera sa dernière ligne droite.

Une traduction simultanée sera disponible en NL, n’hésitez pas donc à partager l’événement avec vos amis néerlandais. Pour réserver les écouteurs pour la traduction, il suffit d’envoyer un mail à claire@echappeebelle.nl

Pour réserver vos places c’est ici !

Le livre (très bien écrit et vraiment très intéressant) « La nouvelle révolution américaine »  se commande ici.

 

Vous le savez peut-être je suis, depuis 2 ans maintenant, franco-néerlandaise.

Je suis très fière d’avoir acquis la nationalité de mon second pays. La cérémonie d’entrée dans la nationalité néerlandaise reste un souvenir très fort qui se déroula en plus le jour de mon anniversaire ! Depuis, quelque chose a changé en moi, je me sens encore plus citoyenne du monde et j’ai donc suivi avec étonnement les débats médiocres et faux et les amalgames suscités par le projet (avorté heureusement) de révision de la constitution.

Ce mercredi (6 avril) je vais ainsi avoir l’opportunité de voter lors du « référendum d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine ».

Ce référendum fait moins l’évènement que celui du « Brexit » mais sa portée pourrait être grande… Surtout en cas de victoire du non.

Vote NLL’histoire de la tenue de ce référendum est atypique. Depuis le 1er juillet 2015, une loi entrée en vigueur aux Pays-Bas permet d’appeler à un référendum (consultatif) si 300 000 signatures ont été recueillies dans ce but. Dans le cas présent, ce sont 470 000 signatures qui ont été réunies et le référendum risque de donner lieu à un réquisitoire anti-européen.

La loi prévoit la validation du résultat uniquement si la participation est supérieure à 30% ce qui devrait être largement le cas.

Ce référendum obligera en tous les cas un nouveau vote à la Tweede Kamer. A un an des prochaines élections, il est clair, la tension monte.

BulletinQuant à moi, mon choix est fait, je sais ce que je voterai bien évidemment !

Où par contre je ne sais pas, les scrutins aux Pays-Bas sont beaucoup moins « sacralisés » qu’en France et permettent une participation simplifiée et de fait plus importante. Irai-je voter dans l’école de mes enfants ? Dans la maison de quartier ou en revenant d’une visite client dans un autre quartier ? Je ne sais pas…. Sur le bulletin de vote un bureau de vote du quartier est indiqué, il est cependant possible de voter dans toute la ville et cela de 7h30 à 21h ! Pour les binationaux comme moi, bon vote !

 

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Hélène Degryse