Après le palpitant feuilleton Rembrandt et son issue positive (l’achat conjoint, par la France et les Pays-Bas, des sublimissimes portraits Marten & Oopjen), les relations culturelles entre les Pays-Bas et la France sont au beau fixe. Preuve toute récente : le prêt, par le Rijksmuseum, de la Laitière de Vermeer au Louvre.

L’illustre tableau de Vermeer séjournera en effet à Paris du 22 février au 22 mai dans le cadre de l’exposition “Vermeer et les maîtres de la peinture de genre”.

C’est le premier séjour au Louvre de La Laitière sachant que le dernier séjour parisien du tableau remonte à 1966, au musée de l’Orangerie.

Alors bon voyage La Laitière et à bientôt !

Cliquer ici pour le communiqué officiel du Rijksmuseum.

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Le week-end qui vient de passer fut riche en actualités politiques : plusieurs candidats à l’élection présidentielle avaient en effet choisi de tenir de grands rassemblements.

Le vainqueur “médiatique” incontestable et incontesté du week-end est Jean-Luc Mélenchon. Le candidat fit en effet le “buzz” technique et médiatique en apparaissant simultanément à Paris et à Lyon grâce à un hologramme.

La presse et les commentateurs politiques (officiels ou officieux, de droite et de gauche d’ailleurs) et les geeks soulignèrent l’inventivité et la prouesse technique du candidat Mélenchon qui, à 65 ans fit ainsi presque preuve d’ubiquité…

Fan de mode devant l’éternel, je ne pus m’empêcher de sourire…

En 2006 (il y a donc 11 ans de cela !), le créateur surdoué Alexander McQueen écrivit une nouvelle page de l’histoire de la mode avec son défilé « Widows of Culloden » qui montra une facette plus poétique de son travail.

A la fin du défilé, Kate Moss fit une apparition éthérée sous forme d’hologramme à l’intérieur d’une pyramide de verre. Elle y danse délicatement sur la musique mélancolique de John Williams pour la Liste de Schindler. Cette séquence, elle-même inspirée par le film des frères Lumières (1896) « Danse serpentine », fut un véritable tour de force.

Kate Moss, alors clouée au pilori suite à une histoire de stupéfiants révélée par les tabloïds anglais, renait pour ainsi dire de ses cendres, ressuscitée (ou plutôt réhabilitée !) par le monde de la mode !

Alors Kate Moss et Jean-Luc Mélenchon même combat ?

Je n’irai pas jusque là mais je suis amusée de voir la politique qui (10 ans après) répète (volontairement ou non) une séquence historique de la mode qui elle-même s’inspire du cinéma et de la société.

La Française en général et la Parisienne en particulier exercent, depuis longtemps, une fascination sur les Néerlandais/es.

Amsterdam fut d’ailleurs, comme je vous l’expliquais récemment, capitale (éphémère) de la mode parisienne grâce à Julie et sa mémorable boutique pop-up “Mon petit Paris”.

En ce début d’année c’est par la photo que Paris et ses habitantes sont à la fête à Amsterdam.

L’exposition ambulante “La Parisienne by Sofitel” a déjà été montrée à Londres et Paris (of course !) ; elle comprend 32 clichés dont 22 issus du magazine Paris Match.

Couvrant une période allant des années 50 à nos jours, cette exposition est une ode à l’élégance parisienne ; à cette femme insaisissable et multiple :  femme-enfant, épouse, mère, amante, amie, créatrice, séductrice, actrice…

L’exposition, proposée par Sofitel, est accessible tous les jours gratuitement dans le superbe Sofitel Legend the Grand, fleuron amstellodamois du Groupe Accor.

  • Quand ? Jusqu’au 9 mars 2017
  • Où ? Hotel Grand Oudezijds Voorburgwal 197

 

 

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J’ai récemment passé quelques jours à Paris. J’ai articulé mon bref séjour autour de la 25e session de l’Assemblée des Français de l’étranger.  « Simple » conseillère consulaire depuis mai 2014, je ne suis actuellement pas membre de cette AFE mais j’y retournerai prochainement à la faveur d’un partage de mandat dont je vous reparlerai bientôt.

Pour mener sérieusement mon travail de terrain de conseillère consulaire, j’estime crucial mon contact avec l’Assemblée, cela permet d’avancer plus rapidement et plus efficacement et de faire remonter les problématiques spécifiques des Français des Pays-Bas.

Comme il n’y a actuellement plus d’élu AFE des Pays-Bas suite à des démissions, je tiens d’autant plus à être présente lors des sessions.

J’ai assisté aux séances plénières du jeudi et vendredi avec la présentation des rapports des commissions. J’ai suivi attentivement la présentation de la Commission des lois, règlements et Affaires consulaires, notamment un très intéressant rapport sur les consulats européens (de Ronan Le Gleut). J’ai également assisté à la présentation de la Commission Sécurité et protection des personnes et des biens toujours très attendue en raison des différents conflits actuels, du terrorisme et aussi de la cybercriminalité.

A savoir, plus tôt dans la semaine Jean-Marc Ayrault et Matthias Fekl étaient venus à l’AFE et avaient souligné l’importance des échéances électorales à venir et avaient présenté le processus de modernisation du service public consulaire.

Les travaux des différentes commissions seront prochainement disponibles sur le site Web de l’Assemblée.

En marge de ce séjour, j’ai été conviée par l’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger à une réception suite à la récente élévation de son président, Jean-Pierre Bansard, à la dignité de Grand Officier de la Légion d’honneur. La réception se déroulait dans le prestigieux et magnifique Hôtel de Salm et donna lieu à un superbe concert des LGT jeunes solistes. J’ai eu l’occasion de saluer Bernard Kouchner, ancien Ministre des Affaires Etrangères, qui s’exprima sur la géopolitique et les défis actuels et passés. Ce fut une très belle soirée.

Avec Bernard Kouchner

Avec Bernard Kouchner

Je suis particulièrement satisfaite d’avoir pu m’entretenir avec le Sénateur Olivier Cadic lors d’un petit déjeuner de travail au Sénat.

Avec Olivier Cadic après une petit déjeuner de travail

Avec Olivier Cadic après un petit déjeuner de travail au Sénat

J’ai souhaité échanger avec lui sur l’enseignement français et en français à Amsterdam en particulier : l’offre s’arrête en primaire, les élèves étant alors réorientés vers l’Ecole européenne de Bergen ou le lycée Van Gogh de La Haye. Cette situation est problématique pour de nombreuses familles et je suis saisie à ce sujet régulièrement par des parents d’élèves.

Les maigres courriers envoyés à l’AEFE chaque année ne sufissent bien évidemment pas. Je travaille donc sur ce dossier à l’heure où Amsterdam montre une grande ambition sur le plan mondial et souhaite accueillir des expats et faciliter leur venue.

Je ne manquerai pas de vous informer.

L’Assemblée est pour moi un moyen de faire un tour du monde en quelques heures, j’ai une pensée affectueuse pour mes amis et collègues du monde entier notamment ceux de Tunisie, d’Uruguay, du Japon, des Etats-Unis, du Canada, d’Espagne, du Royaume-Uni, d’Arabie Saoudite, du Liban, de Madagascar et de Belgique auprès de qui j’apprends toujours beaucoup. Oui notre communauté des Français de l’étranger est diverse et forte !

Avec Fabienne Blineau, conseillère AFE et suppléante d'Alain Marsaud

Avec Fabienne Blineau, conseillère AFE basée au Liban et suppléante d’Alain Marsaud

Pour moi Paris fut aussi l’occasion de retrouver quelques amis chers et de faire le plein de culture, le tout sous un agréable soleil. J’ai particulièrement apprécié l’exposition Herb Ritts à la Maison européenne de la photographie. J’ai aussi fait le plein de macarons chez Pierre Hermé et acheté quelques ouvrages jeunesse pour mes petits.

Bowie par Herb RittsBowie par Herb Ritts

Pierre Hermé

Pierre Hermé

Comme Paris est et reste une fête j’ai prolongé une soirée sur la piste de danse avec ma collège de Belgique, Anne Monseu, dans une très bonne ambiance colorée.

Let's dance

Let’s dance

A Amsterdam, je fus accueillie par une splendide reconstitution de la ronde de nuit dans une capitale qui avait revêtu son magnifique manteau d’automne !

A très bientôt Paris !

Ronde de Nuit

Ronde de Nuit

 

Savez-vous quelle est la question la plus fréquemment posée au musée Van Gogh ?

Ainsi commença le discours d’Axel Rüger, directeur du musée Van Gogh, lors de la présentation presse de l’exposition “Aux confins de la folie, la maladie de Van Gogh”.

La réponse, nous avoua malicieusement Axel, est “qu’est-il donc vraiment arrivé à l’oreille du peintre ?…”

En exclusivité

La dernière expo de l’illustre musée d’Amsterdam, tente, de manière intéressante et inédite, d’y répondre, inaugurant ainsi un nouveau cycle d’expositions de format concis qui auront notamment lieu en saison estivale.

Cette exposition est une sorte de thriller haletant articulé autour de la santé du peintre. Nous y entrons réellement dans le processus créatif troublé du peintre et nous comprenons mieux l’artiste. Nous pouvons d’ailleurs nous écarter définitivement de certaines théories qui font de Van Gogh un artiste de la folie. Non vraiment Van Gogh n’est pas cela, est au contraire un artiste qui a réussi à créer en dépit de ses problèmes de santé…

Le musée Van Gogh a réussi un véritable tour de force pour cette expo avec plusieurs exclusivités :

L'arme-premièrement, le musée a retrouvé le pistolet avec lequel Van Gogh s’est vraisemblablement tiré dessus. Celui-ci est exposé avec, en face, la lettre (à Theo) que Vincent portait sur lui au moment du drame.

-Ensuite, le musée expose pour la première fois le magnifique tableau « Portrait du docteur Rey », prêté par le musée Pouchkine. Ce tableau fut réalisé en janvier 1889 suite au fameux épisode de l’oreille.

-Le clou de l’expo est un document qui met fin à des années de spéculations. Van Gogh s’est-il vraiment coupé toute l’oreille ou seulement un lobe ? La preuve

Suite à des recherches dignes d’un meilleur thriller, un document a finalement été retrouvé, une lettre, écrite par le médecin Félix Rey avec le dessin décrivant la mutilation. Ce document fut retrouvé à la Bancroft Library de l’Université de Berkeley, Californie par la romancière Bernadette Murphy qui a d’ailleurs écrit un livre à ce sujet qui m’accompagnera cet été  « Van Gogh’s ear, a true story  »

 A la fin de l’exposition, le visiteur est mis face à face avec les différents diagnostics qui ont été faits pour Van Gogh au fil des ans : schizophrénie, épilepsie, troubles bipolaires, psychopathie, intoxication alcoolique… Tous les diagnostics possibles et imaginables semblent avoir été prononcés.

Le musée Van Gogh a décidé d’aller plus loin qu’un simple constat et organise en septembre un symposium avec des spécialistes médicaux du monde entier. Ceux-ci se pencheront sur le cas du patient Van Gogh pour, on l’espère, parvenir à une conclusion probante.

Aux confins de la folieEn bref, il s’agit d’une exposition à ne pas manquer en profitant des horaires d’été du musée ! N’oubliez pas non d’acheter le superbe livret composé à l’occasion ainsi que le roman d’Elisabeth Murphy.

 

Vous le savez peut-être, le musée Van Gogh accueille depuis plusieurs mois déjà une exposition (intitulée « lichte zeden ») sur la prostitution dans l’art français. Cette exposition, qui fit l’événement à Paris l’an dernier, fait une escale remarquée à Amsterdam.

AffichePuisque ma vie est un véritable tourbillon (positif et constructif je précise) ces derniers mois, c’est seulement récemment que j’ai pu m’y rendre.

A priori, une telle exposition semble parfaitement à sa place dans ce musée de la capitale néerlandaise. Vincent Van Gogh a en effet lui-même plusieurs fois dépeint des prostituées et a même vécu avec l’une d’entre elles pendant un certain temps. De plus, quelle ville autre qu’Amsterdam, capitale où la prostitution est légale et les prostituées reconnues socialement, pouvait mieux accueillir une telle exposition sur le « plus vieux métier du monde » ?

La jarretière violette, Van Dongen

La jarretière violette, Van Dongen

L’exposition sur trois étages permet de pénétrer (sans jeu de mots) dans le monde fascinant et ambivalent du Paris du 19e siècle, période des fameuses « maisons de tolérance » où la prostitution était réglementée. Les prostituées réglementées pouvaient alors sortir dès « l’heure du gaz » (heure où les lanternes s’allumaient) pour travailler, les autres officiaient au risque de se faire arrêter.

Lit de courtisanePlusieurs thèmes sont abordés dans l’exposition sur 3 niveaux  : l’incertitude et la duplicité, les splendeurs et merveilles de ce monde, la vie dans un bordel et les expressions en couleurs de ce monde.

La couleur dominante de l’exposition est bien évidemment le rouge, teinte de la séduction au goût de soufre.

La jeune fille de Gallien, Kupka

La jeune fille de Gallien, Kupka

L’exposition nous présente de nombreuses oeuvres ; tableaux, estampes et dessins, d’artistes illustres (Bonnard, Toulouse-Lautrec, Munch, Picasso Van Gogh, Degas, Van Drongen, Rops, Kupka).

Des accessoires et objets cocasses et séducteurs nous sont aussi présentés : fouet, lit de courtisane, cartes de visite on ne peut plus suggestives…

Vous avez encore un jour seulement pour vous rendre à cette magnifique exposition qui constitue un hommage inédit à la beauté de la perversion de ces « grandes horizontales » !

A noter, le musée est ouvert dimanche de 9h à 18h. Entrée : 17 €, gratuit pour les mineurs.

 

 

 

AfficheCela n’a probablement pas pu vous échapper, Hermès fait escale à Amsterdam avec son exposition Festival des métiers. Le cadre est le sublimissime (mais encore trop méconnu du public français à mon goût) Hollandsche Manege, l’historique manège de la capitale, en bordure du Vondelpark.

Ce manège est une étape obligatoire avec mes petits et nous ne nous lassons pas d’admirer le spectacle équestre dans un cadre on ne peut plus surrané.

Ce week-end je me suis donc logiquement rendue au festival des métiers qui circule depuis un moment dans différentes villes. La marque Hermès, fleuron du luxe à la française, y présente son savoir-faire ancestral. Le lieu semble logique pour une marque qui, historiquement, se spécialisait dans la fabrication de selles et de matériel équestre.Hollandsche Manege

Les différents stands présentent donc les articles qui font, à travers le temps, la renommée de la marque : bijoux, cravates, carrés, gants, porcelaine et sacs. Les artistes et artisans se font un plaisir d’expliquer (en français avec traduction simultanée en néerlandais) leur manière de travailler. Le tout dans un cadre sublimissime. Au fait dépêchez-vous l’expo se poursuit jusqu’au 10 avril !

Les deux coups de coeur : la présentation du travail sur la porcelaine et l’atelier peinture des châles. Les présentations, faites avec précision, amour et humour, nous font entrer par la voie royale dans un univers de délicatesse et de savoir-faire uniques, à la française, comme le montre la video ici.

Vous l’avez deviné, j’ai vraiment craqué devant tant de beauté : pour les idées cadeaux, merci de joindre la rédaction qui se fera plaisir de vous indiquer quelques pièces.

J’ai enfin pu me rendre à l’expo Jérôme Bosch qui se tient au Noordbrabantsmuseum de Den Bosch (Bois-le-Duc), dans le sud des Pays-Bas. Cette exposition est sans conteste l’une des plus belles que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour. Sa genèse remonte à 2007, année où le maire de la ville (où naquit, vécut et mourut Jérôme Bosch) décida de fêter les 500 ans de la mort de l’illustre peintre surnommé « le maître de ’s-Hertogenbosch ». Il s’agissait d’un pari audacieux puisqu’aucun tableau de Bosch ne se trouve à Den Bosch. La ville décida alors d’échanger ses connaissances contre des prêts et mit en place le “Bosch Research Conservation Project” où tous les musées concernés sont associés. Bosch

Cela permit de monter l’exposition et de réunir une vingtaine de peintures et autant de dessins, fait unique pour un artiste au corpus limité. L’exposition Visions de GNoordbrabants museuménie est tout simplement exceptionnelle et touche au sublime.

L’artiste, à la fois énigmatique et puissant, s’y révèle dans toute sa splendeur, un pied dans le Moyen-Age l’autre dans l’humanisme.

Sa modernité éclate au grand jour d’une manière unique. La visite s’articule autour de 5 grands moments : le pèlerinage de la vie, Bosch à ‘s-Hertogenbosch, la vie du Christ, Bosch dessinateur (avec notamment un dessin jamais exposé à ce jour), Saints et la Fin des Temps.

Comme d’habitude, l’organisation est  « néerlandaise », précise et charmante, si attente il y a, de nombreuses personnes sauront vous guider. Le musée a aussi créé une application pour Smartphone pour vous guider au mieux. Pour bien profiter de la visite, il faut réserver un guide audio.

Chariot de foin

Je vous dirais bien de quitter ce que vous êtes en train de faire pour partir illico presto voir cette expo mais, malheureusement, il n’y a plus de billet…. Permettez-moi cependant de vous conseiller sur trois points :

1) Rendez-vous tout de même à Bois-le-Duc, en effet c’est toute la ville qui célèbre le peintre avec de nombreuses activités et expositions organisés en son honneur. La promende dans les hauteurs de la cathédrale est un must.

2) Suivez le musée sur Twitter, parfois des places se libèrent  !

3) Poursuivez la re(découverte) de Bosch en consultant le hors-série de Connaissance des Arts consacré à l’exposition.

 

 

Le hasard n’existe pas…. J’avais prévu de longue date une visite de l’exposition “David Bowie Is” au Groninger Museum.

Vous le savez peut-être, je suis une fan inconditionnelle de Bowie, je l’ai vu une dizaine de fois en concert entre 1995 et 2004 et j’ai vu l’exposition au V&A de Londres et à la Philarmonie de Paris.

Au Groninger museum, j’avais décidé de participer avec un ami à une journée spéciale pour les fans avec une présentation par le directeur puis un exposé par une spécialiste de Bowie.

Le matin même, je vis la nouvelle tomber en direct sur les pages Facebook et Twitter du chanteur, Bowie était mort… Je fus stupéfaite et incrédule, plus par le timing de ma visite à l’expo de Groningue que par la nouvelle en elle-même.

Certaines rumeurs le disaient en effet malade et sa dernière sortie officielle, le 9 décembre pour la première de Lazarus, l’avait montré très affaibli. Il venait de réjouir ses fans avec un magnifique et enigmatique album « Black Star » sorti le 8 janvier, jour de ses 69 ans… C’est donc deux jours après qu’il est mort, emporté après une lutte acharnée et secrète contre un cancer du foie.

J’allais pouvoir rendre un hommage unique à mon artiste préféré en visitant une exposition qui devenait donc une sorte de testament.

L’arrivée au Groninger museum fut épique, nous décidions de nous y rendre immédiatement pour sentir l’atmosphère et l’émotion. Le programme était heureusement maintenu et le musée avait même décidé d’ouvrir dès le matin pour accueilir les fans venus se recueillir.

J’ai pu signer le registre de condoléances élégamment mis en place par le musée. J’y écrivis “David, merci pour la musique et pour le reste”.

Je répondis ensuite à quelques questions de la radio néerlandaise Radio3FM. Les présentations qui suivirent furent riches en émotions ; chacun se réjouissait de pouvoir partager ces moments d’exception ensemble, avec la vraie famille des fans de l’artiste, en visitant son oeuvre et son influence sur la musique, le cinéma, la mode et la société.

Je conseille vivement l’exposition David Bowie Is à tous. Excellemment conçue, elle nous emmène, par le son et l’image, dans la vie et l’oeuvre d’un artiste incroyable.

Sans trop vous dévoiler, je peux vous dire que la dernière salle est incroyable (même si elle l’était encore largement plus au V&A de Londres) et que beaucoup de larmes coulèrent ce lundi 11 janvier 2016 que je n’oublierai jamais.

« Look up here, I’m in heaven
I’ve got scars that can’t be seen
I’ve got drama, can’t be stolen
Everybody knows me now »,

DB Lazarus

J’ai passé quelques jours à Paris la semaine dernière. J’ai articulé mon bref séjour autour de la session AFE mais j’en ai aussi profité pour revoir des amis et faire le plein de culture.

Pour nous Français de l’étranger, Paris représente la ville du rêve et du style, nous y sommes tous attachés même si ce n’est pas notre ville d’origine.

Depuis mon dernier séjour au printemps, la capitale semble quelque peu apaisée et le soleil ambiant lors de ma visite a contribué à détendre les esprits.

Simple conseillère consulaire depuis mai 2014, je ne siège donc pas à l’AFE (je vais y revenir à l’horizon 2019 et vous expliquerai prochainement comment et pourquoi). J’y ai cependant de nombreux contacts et je m’investis pour y passer quand je le peux.

Garder le contact avec l’assemblée est important, à mes yeux, pour mon travail d’élue de terrain aux Pays-Bas. Rencontrer les collègues du monde entier permet en effet d’avancer plus rapidement sur certaines problématiques.

Après les balbutiements logiques du début, l’Assemblée nouvelle formule semble enfin avoir pris sa vitesse de croisière et le travail en commission est sérieux et productif. La séance plénière m’a cependant laissé un goût quelque peu amère où les clivages droite gauche se faisaient ressentir… L’emportement du secrétaire d’état Matthias Fekl, d’habitude d’une courtoisie extrême, m’a surprise.

Je vous informerai prochainement dans les grandes lignes des sujets abordés lors de cette session.

Pour moi Paris c’est aussi l’occasion de retrouver quelques amis chers, j’ai par exemple été ravie de retrouver Vincent Gutmann, mon camarade de la campagne des consulaires “Les pieds sur terre”. Retour en France, familles et amis, éducation, carrière, nous avons passé en revue d’importants sujets toujours dans une ambiance très « gezellig ».

Paris c’est également pour moi l’occasion de retrouver Antoine mon ami de classe prépa, qui m’avait comme d’habitude concocté un superbe programme composé de marches, de rencontres, d’expos et de restaurants.

 

J’ai beaucoup aimé l’exposition Alber Elbaz / Lanvin à la Maison européenne de la photographie, programme idéal alors que la fashion week de Paris s’achevait. Le soir nous sommes allés à Chaillot célébrer les 30 ans de carrière de l’illustre chorégraphe Angelin Preljocaj. La soirée, plutôt désordonnée, comprit cependant deux moments forts : la première danse « L’aventure Coloniale » et le concert de Natacha Atlas et sa voix divine. J’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer brièvement le chorégraphe pour un cliché d’anniversaire.

De retour à Amsterdam, je me rendis compte que la capitale batave avait revêtu son manteau d’automne. Ravie de retrouver ma ville et ma famille, j’éprouvais ce sentiment fort d’avoir vécu une fois encore des moments d’exception. A bientôt Paris !

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Hélène Degryse