Vous le savez sans doute maintenant, je suis particulièrement ravie lorsque des expos ou événements associent les cultures francaise et néerlandaise. C’est donc d’un pas allègre que je me suis récemment rendue à la visite presse de l’expo événement du Musée Van Gogh : Nederlanders in Parijs.

Chapitre Ary Scheffer

Cette exposition nous présente la Ville Lumière vue par huit artistes venant des Pays-Bas : Van Spaendonck, Scheffer, Jongkind, Kaemmerer, Breitner, Van Gogh, Van Dongen et Mondriaan.

Les quelques 120 oeuvres qui composent l’exposition nous offrent un puissant tour d’horizon de la capitale française, de son pouvoir et son influence sur les artistes et proposent des mises en contexte avec des contemporains d’autres nationalités.

L’exposition constitue aussi un voyage dans le temps par le biais de différents courants artistiques.

 

Nederlanders in Parijs constitue une véritable ôde aux échanges culturels avant la lettre et les huits artistes composent chacun un chapitre d’une belle histoire d’amour franco-néerlandaise ou plutôt néerlando-parisienne.

J’ai beaucoup apprécié le « mapping » de Paris réalisé par le RKD qui nous fait découvrir les lieux de vie et de travail des différents artistes néerlandais.

Je vous invite à observer avec attention l’évolution artistique de Van Gogh au contact de la ville.

A noter, le 9e chapitre de cet événement est l’exposition Nederlanders in Barbizon, Maris, Mauve, Weissenbruch prochainement au musée « Mesdag Collectie » à La Haye.

L’exposition (incluant le 9e chapitre Barbizon) se déplacera au Petit Palais début 2018 (à compter du 6 février). Je vous conseille vivement le superbe catalogue de l’exposition.

Le musée Van Gogh se fait parisien

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Vous le savez certainement, la famille et l’enseignement sont des préoccupations majeures dans mon mandat d’élue de terrain aux Pays-Bas.

Depuis de longues années, je connais la spécificité du paysage « Enseignement français » aux Pays-Bas. Ici, le lycée français (en gestion directe) se situe à La Haye (siège des ambassades et tribunaux internationaux) tandis qu’à Amsterdam se trouve une “petite école” avec la maternelle et le primaire. Longtemps appelé “l’annexe”, il s’agissait à l’origine de baraquements en bois.

Rencontre avec une partie de l’équipe lors d’une permanence d’élue début 2017

Depuis plusieurs années, l’école a emménagé (en location) dans des locaux plus grands du quartier de Pijp, locaux qui se sont toutefois révélés rapidement trop petits face à la demande accrue.

L’enseignement se finissant au CM2, les élèves sont invités à poursuivre leur scolarité au secondaire à l’Ecole européenne de Bergen ou alors à La Haye, nécessitant un déménagement (souvent pas envisageable) ou alors des transports fatigants.

Depuis longtemps, l’absence de collège/lycée est regrettée par les parents. En tant qu’élue, j’ai toujours tenu un discours de vérité aux parents et n’ai jamais laissé miroiter un collège lycée soutenu entièrement et uniquement par l’AEFE.

En effet, l’agence a toujours été claire sur ce point, elle ne pouvait créer un nouveau collège lycée en raison de la trop grande proximité du lycée de La Haye et de l’Ecole de Bergen.

L’agence, avec ses budgets plus que contraints (la récente actualité nous l’a d’ailleurs confirmé) a d’autres zones prioritaires.

Régulièrement, je reçois des demandes de parents qui me demandent de les aider et, depuis plus d’un an, la situation semble avoir changé. La dynamique démographique s’est emballée avec un boom économique dans la capitale et de plus en plus de Français qui s’installent à Amsterdam.

Les grandes entreprises internationales cherchent à attirer les personnels français et francophones. Dans ce contexte, l’absence d’un collège Lycée français pour une grande capitale est un énorme inconvénient.

Un petit groupe de parents m’a contactée il y a 12 mois environ me demandant conseil. Lors d’une permanence consulaire, j’ai partagé, en toute transparence, le discours de l’AEFE et je leur ai conseillé de travailler ensemble sur un projet viable de création d’établissement.

Récent point sur le projet, juste avant les vacances d’été.

J’ai, dans ce cadre, longuement échangé avec le Sénateur Olivier Cadic sur le plan école tel qu’il a été conçu et appliqué à Londres. Mon collègue Jean-Hervé Fraslin (conseiller à l’assemblée des Français de l’étranger et administrateur à l’AEFE) m’a été d’une aide précieuse pour poser cette problématique sur la table lors de sa visite à Amsterdam à l’automne 2016.

Si l’AEFE n’aidera pas financièrement la création d’un collège lycée, elle a toutefois tout intérêt à suivre l’évolution du projet.

Le sympathique et pragmatique groupe de parents a donc relevé les manches et travaillé efficacement à une levée de fonds pour mettre en place une fondation, premier pas pour pouvoir travailler à un futur collège-lycée.

Pour avancer, toujours en toute transparence, j’ai convaincu mes collègues conseillers consulaires qu’il fallait convoquer une réunion avec l’ambassade, le consulat et le proviseur du lycée, pour parler des différents projets et possibilités.

Cette réunion, qui eut lieu en début d’année 2017, eut le mérite de poser les problématiques sur la table. Je suis d’ailleurs ravie de noter qu’une seconde réunion aura lieu en octobre (je regrette que la fondation ne soit pas invitée mais je serai présente et formulerai leurs avancées récentes).

Dans ce projet, nous sommes en effet tous partenaires même si les vrais acteurs sont les parents qui portent le projet.

A l’heure actuelle, l’idée est de commencer par une ou deux classes de sixième puis de monter en puissance ce qui permettrait de débuter le projet au plus vite, à la rentrée 2018 ! Ce projet-pilote pourrait être porteur de nouveaux espoirs dans bien des zones du monde à l’heure où l’AEFE est à la croisée des chemins !

Actuellement le projet se met en place de manière plus concrète et voici ce que vous pouvez faire pour aider.

Signer la pétition adressée au président de la République Emmanuel Macron

Suivre l’actualité du projet sur le site Web.

Le projet avait mis en place une cagnotte pour récolter des fonds et celle-ci a permis de créer la fondation ! Si vous souhaitez aider financièrement le projet, vous pouvez le faire savoir.

N’hésitez pas à parler du projet autour de vous, je ne manquerai pas de mon côté de vous tenir au courant !

 

 

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Les petits élèves d’Amsterdam et de la province « Noord Holland » ont repris le chemin de l’école lundi 4 septembre après 6 semaines de vacances (5 pour le personnel enseignant qui a repris une semaine avant). 6 semaines seulement entend-on souvent dire en France !

Hasard du calendrier, cette date coïncidait avec la rentrée des classes en France.

Les différences entre les deux rentrées sont toutefois plus nombreuses que les points communs.

Chaque séjour en France est ainsi pour moi l’occasion de répondre aux nombreuses interrogations de mes amis et ma famille quant au système scolaire néerlandais. En échangeant, j’ai même parfois l’impression de vivre dans un pays exotique !

En effet ici pas de devoirs et un système où l’apprentissage de l’autonomie est le maître-mot….

Le système d’éducation est très ouvert, (permissif diront certains) produisant des élèves indépendants (mal élevés selon d’autres !)

Aux Pays-Bas, l’autorité n’est en effet pas le principe de base de l’apprentissage centré autour du faire et non du savoir.

Colles côté français

D’ailleurs le concept de “rentrée” n’existe pas, ici pas de rayons de supermarchés qui débordent de produits scolaires dès le mois de juillet, pas de pression anxiogène sur parents et enfants pour mettre à profit son été pour repartir sur de bonnes bases dès la reprise des cours.

Cet été j’ai encore dû expliquer aux Néerlandais le terme « d’allocation de rentrée », une hérésie aux Pays-Bas où l’on ne plaisante pas avec les deniers, encore moins lorsqu’ils sont publics…

Fournitures côté néerlandais

Les élèves dès six ans et leur entrée au “Middenbouw” se voient mettre à leur disposition les fournitures par l’école et ont juste besoin d’une trousse, d’une gomme et d’un taille-crayon.

Aux Pays-Bas, les élèves n’ont pas de lourds sacs à porter chaque jour mais doivent par contre prendre leur en-cas et repas du midi car l’école n’inclut quasi jamais de cantine.

Certains spécialistes de l’éducation estiment que la tradition historique de tolérance, d’ouverture et de discussion est apprise aux élèves dès la crèche. Chaque journée d’école commence en cercle par un échange ouvert sur un sujet donné. Je sais que le sujet du “Kringgesprek” du 4 septembre fut les vacances bien évidemment.

Le modèle français où l’excellence est célébrée est bien éloigné du modèle prôné aux Pays-Bas. Ici ne comptez pas faire forte impression en parlant des grandes écoles à la française … Pour impressionner les Néerlandais, parlez plutôt anglais et néerlandais aussi bien ou même mieux que ces polyglottes autoproclamés (accents Arsene Wenger ou Inspecteur Clouseau interdits).

Le système néerlandais fonctionne bien : chaque année l’étude PISA souligne les bons résultats des élèves bataves qui semblent en outre être les enfants les plus heureux au monde ! Un miracle hollandais ? Pas tout à fait car il convient d’apporter de sérieuses nuances à ce portrait trop flatteur et ce paysage trop idyllique.

La qualité des écoles peut être très variable et l’orientation se fait très très tôt, déterminant parfois un avenir dès la préadolescence… Les enseignants se plaignent, à juste titre, de leurs conditions de travail (salaire trop modeste, classes chargées, travail administratif croissant) et ont ainsi fait grève au printemps (je vous en reparlerai probablement).

Les critiques des parents sont aussi nombreuses et pas seulement venant des expats (notamment des Français).

Les écoles comptent aussi beaucoup (trop ?!) sur les parents d’élèves qui font partie de la vie d’école… Les mamans (qui travaillent toutes ou presque à temps partiel) accompagnent la lecture, les sorties, les activités pédagogiques mais effectuent aussi le nettoyage des classes ! L’école finit tôt et les garderies sont chères… L’équilibre familial aux Pays-Bas est essentiel et, parfois, se reposer trop régulèrement sur des babysitters c’est s’exposer à quelques remarques acerbes.

En bref, aux Pays-Bas ce ne sont pas que les enfants, mais aussi leurs parents, qui ont récemment repris l’école !

 

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A l’étranger, quand on est parents d’enfants français scolarisés dans un système local ou international, les moments où l’on célèbre la France et le français sont toujours à chérir. Actuellement une occasion rêvée se présente pour les Français des Pays-Bas ! En effet, vous le savez peut-être l’Euro 2017 de football féminin se déroule actuellement ici.

L’échauffement de l’équipe

Les souvenirs (heureux, j’ai oublié les autres ! ) de l’Euro 2016 me revinrent à l’esprit, je n’ai donc pas hésité un instant avant de réserver mes billets pour le match France-Autriche au Stade « Galgenwaard » du FC Utrecht.

Nombreuses sont les critiques sur les matchs de foot féminin en Europe, pour beaucoup (d’hommes) c’est l’occasion de diffuser un machisme classique, bien combattu avec humour dans un super article lu récemment. Samedi je partis donc, avec mes hommes, direction Utrecht. Je m’étais mise en tenue de supportrice (enfin si l’on veut), du maquillage bleu blanc rouge prêté par une fan des bleues et hop mes petits étaient eux aussi prêts. Ils chantèrent (ou plutôt firent du play-back) sur la Marseillaise !

Un public nombreux

L’ambiance était excellente et les supporters français en surnombre. L’équipe de France, bien que dominante et techniquement largement supérieure, ne put empêcher un but à la première mi-temps… Heureusement, elle égalisa en seconde mi-temps.

Ce fut donc un match nul pas mérité du tout pour la France qui rencontrera la Suisse dans son dernier match de poule. Ah oui, l’organisation néerlandaise était excellente avec notamment une très pratique navette (gratuite !) de la gare d’Utrecht au stade.

Tenue frenchie obligatoire

Comble de la chance, la pluie qui tombait sans interruption depuis quelques heures s’arrêta juste avant le début du match…

 

 

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2017 est une année électorale décisive avec des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. En tant que « binationale », j’ai récemment eu l’honneur de voter aux Pays-Bas. Au-delà de l’importance d’exprimer sa voix dans un tel scrutin, ces élections m’ont également permis de rencontrer plusieurs médias français et de leur expliquer le vote « à la néerlandaise ».

J’ai parlé des scrutins qui ont toujours lieu en semaine, des débats qui décoiffent, des isoloirs sans rideau, des nombreux bureaux situés aux endroits stratégiques (gares, cafés, bibliothèques notamment), des bulletins de vote XXL, des poubelles qui font office d’urnes, des procurations d’une grande facilité et “convivialité”, oui la France pourrait reprendre à son compte pas mal de ces idées pour stimuler et faciliter la participation….

Depuis plusieurs années, je vante ainsi également le “Kieskompas”, cet instrument qui permet aux électeurs indécis (mais pas qu’eux) de se situer (de manière anonyme) par rapport aux programmes des candidats en répondant à des questions précises.

En 2017 grand événement, la France dispose d’un instrument comparable baptisé « la boussole présidentielle ». Cet outil permet, sur la base de questions, de vous situer par rapport aux 11 candidats à la présidentielle. La boussole française avait discrétement vu le jour lors des élections 2012 mais 2016/2017 correspond à son âge de raison. Ce SAV (Site d’aide au Vote) fut utilisé lors des 2 primaires, et est de nouveau ausssi employé pour les élections présidentielles de ce printemps 2017.

Je suis particulièrement ravie de savoir que les Néerlandais ont aidé le CEVIPOF (le centre de recherche politique de Sciences Po) dans l’élaboration de cet outil le tout grâce au financement de 20Minutes, le quotidien gratuit. Les rôles étaient clairement définis :

  • Kiescompas est responsable du site (design+informatique) et de la collecte des données scientifiques.
  • L’équipe du CEVIPOF est responsable du contenu politique de l’application (enjeux, espace politique des candidats, analyse des positions des candidats etc).
  • 20Minutes se charge du financement.

André Krouwel (créateur du Kieskompas) et Thomas Vitiello (coordinateur scientifique de la boussole présidentielle depuis 2012), ont reçu deux années d’affilée une bourse franco-néerlandaise Van Gogh, ce qui a permis de mettre en place la version 2017 de la boussole présidentielle.

Alors vous voulez essayer vous-aussi ? Cela se passe ici.

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Après le palpitant feuilleton Rembrandt et son issue positive (l’achat conjoint, par la France et les Pays-Bas, des sublimissimes portraits Marten & Oopjen), les relations culturelles entre les Pays-Bas et la France sont au beau fixe. Preuve toute récente : le prêt, par le Rijksmuseum, de la Laitière de Vermeer au Louvre.

L’illustre tableau de Vermeer séjournera en effet à Paris du 22 février au 22 mai dans le cadre de l’exposition “Vermeer et les maîtres de la peinture de genre”.

C’est le premier séjour au Louvre de La Laitière sachant que le dernier séjour parisien du tableau remonte à 1966, au musée de l’Orangerie.

Alors bon voyage La Laitière et à bientôt !

Cliquer ici pour le communiqué officiel du Rijksmuseum.

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Au début du mois, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a choisi de s’exprimer en anglais lors d’une visite en Allemagne. Regrettant de ne pas pouvoir s’exprimer en allemand (devant un parterre international), il expliqua avoir choisi l’anglais par facilité et pour être compris.

Cette visite internationale eut un grand écho et Macron fut par la suite accusé de tous les maux (par ses adversaires) pour n’avoir pas parlé français : trahison nationale, désertion, posture calculée moderne etc..

Tout semble en effet actuellement bon (de l’extrême droite à la gauche) pour taper sur “le” Macron.

Certains insinuèrent même que cet emploi de l’anglais s’inscrivait en réalité dans une stratégie de ringardisation de la francophonie et de dissimulation de son inexpérience…

Je vous confesse avoir été interloquée puis finalement attristée par toutes ces réactions.

Vivant à l’étranger depuis bien longtemps, je sais que parler une langue autre que sa langue maternelle n’est pas renier celle-ci bien au contraire. Je sais aussi que c’est en parlant très bien néerlandais et anglais que je fais finalement le mieux la promotion de la France et du français.

Vous le savez certainement, aux Pays-Bas, l’anglais est réellement une langue que l’on parle très bien et activement. Les Néerlandais sont d’ailleurs réputés pour leur maîtrise des langues en général avec, il est vrai aussi le français en perte de vitesse.

J’avoue ainsi avoir été plusieurs fois très gênée en constatant que les représentants de la France (tout en ayant suivi pour la plupart de longues études) n’étaient, en visite aux Pays-Bas, pas en mesure de s’exprimer autrement qu’en français et qu’ils se reposaient sur le niveau de français de leurs homologues NL.

Timmermans et Fabius 2013

A l’inverse, j’avais ressenti une immense fierté devant le brillant discours en français de Frans Timmermans, alors ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas lors de l’inauguration de l’Ambassade de France aux Pays-Bas. Il avait rendu bien pâle, tant sur le fond que sur la forme, le discours de son homologue français de l’époque Laurent Fabius…

En 2015, lors de sa visite aux Pays-Bas pour le grand départ du tour de France et de l’année économique franco-néerlandaise, Emmanuel Macron (alors ministre de l’Economie) s’était exprimé en anglais. La France avait alors bénéficié de cet échange direct et positif.

Les Néerlandais me disaient alors, tiens il se débrouille bien en anglais « pour un Français ».

La maitrise suffisante de l’anglais devrait être une condition préalable à tout exercice de fonction politique et de surcroit, la fonction suprême. Tel est d’ailleurs l’avis des Français qui estiment à 41% qu’un président de la République devrait être bilingue tandis que 49% estiment qu’il devrait parler anglais couramment.

Je ne peux m’empêcher de noter que le mauvais niveau d’anglais général des femmes et hommes politiques et leur refus de parler cette langue en public n’a pas permis de lutter contre une perte de vitesse du français dans de nombreux pays, dès lors il serait certainement pertinent d’adopter une autre stratégie non ?

A cet égard, je signale que nos ambassadeurs de France aux Pays-Bas, pour être compris, s’expriment régulièrement en anglais. L’allocution du 14 juillet 2016 fut ainsi en partie prononcée dans la langue de Shakespeare « Oh shocking » ? Pas du tout ! Je sais que la France a marqué des points à cette occasion.

Alors to speak or not to speak “english” cela ne devrait même pas être une question…

Pour finir sur une note d’humour, un petit florilège de nos hommes politiques « parlant » anglais.

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En pédalant devant le Scheepvaartmuseum (Musée de la marine à Amsterdam), je repense à la visite officielle de François Hollande le 20 janvier 2014, il y a 3 ans exactement, dans ce lieu.

Cette très réussie visite a redynamisé durablement la relation bilatérale et stimulé les échanges commerciaux et culturels entre “mes” deux pays.

Dans son discours, le président Hollande parlait de la France comme un pays “utile au monde”. Depuis 2014, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts (image parfaite pour Amsterdam, vous en conviendrez !).

La France, l’Europe et le monde ont été régulièrement touchés par le terrorisme, le paysage politique français semble être à la croisée des chemins. François Hollande a choisi de ne pas briguer un second mandat.

Je pense aussi qu’en ce jour, Trump deviendra officiellement le 45e Président des Etats-Unis d’Amérique. Etrange époque….

 

Les photos officielles du 20 janvier 2014 se trouvent ici.

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De retour aux Pays-Bas après avoir célébré les fêtes dans mon Pas-de-Calais adoré, je vous présente tous mes voeux pour cette année nouvelle.

Bonheur, joie, santé et réussite dans vos projets divers, voilà tout ce que je vous souhaite en 2017.

Je remarque que depuis quelques années, les traditionnels voeux prennent une plus grande valeur ; après les tourments que nous avons connus récemment, espérons que l’année 2017, riche en échéances électorales, sera plus apaisée…

En ce début janvier, j’ai le plaisir de partager avec vous mon nouveau site Web, léger et coloré, qui présente, agréablement je l’espère, mon actualité de conseillère mais aussi mon travail de journaliste et de traductrice.

En 2017, je continuerai, soyez-en certains, à vous représenter sur le terrain et à être disponible pour vous. Je continuerai à vous informer fidèlement de mes travaux et partiperai, de manière active et assidue, aux réunions et événements qui touchent notre communauté ; ceci pour vous représenter au mieux et pour valoriser notre communauté et ses initiatives.

En 2016, j’ai senti que notre communauté (face à la barbarie) s’était encore plus soudée autour des valeurs qui font la grandeur de la France.

Pour ma carte de voeux j’ai souhaité une photo clin d’oeil alliant couleurs et fraîcheur.

Le mois de janvier est chargé avec plusieurs cérémonies de voeux auxquelles je participerai : voeux à l’ambassade, voeux du conseil consulaire le 23 janvier, réception de rentrée de la Chambre de commerce mais aussi plusieurs traditionnelles galettes des rois notamment celle des Francofilous d’Eindhoven, samedi 14 où je retrouverai avec plaisir Vincent Merk (mon colisiter lors des élections consulaires) et Catherine Praud, la présidente et, le lendemain de Français du monde-ADFE.

Ce début d’année sera aussi très studieux avec un conseil consulaire traitant de l’emploi et de la formation professionnelle et de la protection et action sociales ainsi qu’une réunion de rentrée avec notre ambassadeur.

Je vous indique que ma prochaine permanence au Consulat général de France aura lieu le lundi 13 février de 11h à 13h. N’hésitez pas à venir me rencontrer et me poser toutes les questions que vous souhaitez !

A très bientôt donc, n’hésitez pas à me contacter par mail (ou téléphone) et à me suivre sur Twitter ou Facebook pour des nouvelles plus fugaces et instantanées.

 

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A chaque nouvel an et tout au long du mois de janvier c’est pareil, on parle de bonnes résolutions si l’on en a ou alors on explique l’absence de celles-ci avec un air défiant souvent!

Personnellement et sans vous dévoiler trop, je peux vous dire que la lecture fait, cette année encore, partie de mes bonnes résolutions !

Alors que je dévore les livres en vacances, j’éprouve plus de difficultés à lire lorsque la “vraie” vie reprend…

Je commence l’année 2017 les yeux humides en refermant un véritable chef d’oeuvre qui fit l’événement de la rentrée littéraire 2015 : La petite femelle de Philippe Jaenada.

Ce livre nous emmène dans la vie de Pauline Dubuisson qui fit scandale dans les années 50 après avoir tué son (ex) petit ami.

Jaenada réussit, dans son pavé très digeste de plus de 700 pages, à nous faire vivre un parcours inédit, celui du jeune fille née le 11 mars (!) 1927 à Malo-les-Bains et qui grandit sous les bombes et dans la tristesse du Nord en pleine guerre.

J’ai été littéralement happée par l’écriture haletante de Jaenada, sa précision méticuleuse, ses clins d’œil autobiographiques ainsi que par sa volonté de rétablir une certaine vérité.

L’auteur fait de ce livre un véritable processus de réhabilitation de cette femme coupable d’avoir tué certes mais aussi et surtout coupable d’être belle, intelligente, sensuelle, coupable de n’avoir jamais cédé ni aux hommes ni sur son plaisir.

Celle qui fut surnommée la “hyène du Nord” ou la “ravageuse” était en réalité trop en avance sur son époque. Sans lui pardonner son crime, on ne peut qu’être bouleversé par la froideur de son éducation, l’injustice de son procès et de la France des années 50.

Pauline Dubuisson fit à l’époque l’objet d’un film de Clouzot, La Vérité avec Brigitte Bardot et Sami Frey.

J’espère d’ailleurs que le livre de Jaenada sera de nouveau prochainement filmé et qu’une actrice (Audrey Tautou ou Marion Cotillard seraient parfaites à mes yeux) saura rendre justice à ce personnage incroyable et tragique…

Je vous souhaite plein de bonnes lectures pour l’année 2017 ! Je m’en vais de ce pas acheter d’autres livres de Jaenada.

 

 

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Hélène Degryse