Cela n’a pas dû vous échapper si vous avez visité Amsterdam ces dernières années : les lettres IAMSTERDAM étaient devenues une véritable attraction de la ville qu’on aimait immortaliser, escalader etc.
Depuis quelques mois, le conseil municipal sous la houlette des « verts » (Groenlinks) souhaitait le départ de cette attraction. Selon eux, les lettres IAMSTERDAM symbolisent l’individualisme de la ville et le tourisme de masse. Ces lettres, placées en 2004 sur la place des musées à deux pas du Rijksmuseum et du musée Van Gogh, ont été enlevées par une triste matinée d’automne ce 3 décembre 2018.

Amsterdam souffre effectivement depuis quelques années du tourisme de masse. Après avoir soutenu massivement la promotion de ce tourisme et malgré de nombreuses alertes des habitants, la ville, par la voix de son conseil municipal, décide donc par un geste spectaculaire de supprimer ces lettres pourtant appréciées autant des habitants que des touristes.

En 2004 lors de son installation, ce slogan symbolisait Amsterdam, ville en partage. En 2018, ces lettres de la discorde disparaissent donc sous les regards incrédules des habitants.

Le tourisme est un secteur que je connais bien et quand je vois la promotion réalisée ces derniers temps pour l’année Rembrandt en 2019 à Amsterdam (et dans tout le pays), les difficultés à interdire le vélo-bière et l’absence de réelle politique urbaine en matière de location de vélos aux touristes, je me dis que le tourisme de masse a encore (malheureusement) de beaux jours devant lui.

Photo dans le cadre d’un projet de Bertrand Vacarisas

Personnellement j’ai toujours beaucoup aimé ces lettres, j’y ai régulièrement photographié mes enfants, emmené mes amis. L’an dernier, j’ai même eu le plaisir d’y accompagner le photographe Bertrand Vacarisas qui souhaitait immortaliser des habitants d’Amsterdam dans des lieux qui leur sont chers. J’avais cité ces lettres comme le symbole réussi du melting pot urbain. Et vous que représentaient ces lettres pour vous ? Allez vous les regretter à cet emplacement ?

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Je tenais à vous informer en exclusivité au sujet du rocambolesque « feuilleton électoral » batave. Voici la conclusion que le rapporteur public s’apprête à rendre demain, 24 octobre « annulation du décret attaqué. Injonction au ministre compétent de prendre les mesures nécessaires à la désignation de Mme Baladié en qualité de déléguée consulaire ». Si les conclusions sont suivies cela signifie :

  1. une bonne nouvelle car cette élection rocambolesque n’aura pas lieu.
  2. une mauvaise nouvelle, une personne ayant sciemment (en contrairement à son engagement de campagne) refusé le mandat de conseiller consulaire se retrouve « récompensée » par le mandat (doublement inutile ici il est vrai) de déléguée consulaire. Je pense que la vacance du poste aurait été une meilleure option.
  3. La conclusion générale de cet épisode très oubliable pour les Pays-Bas est l’illustration parfaite du non fonctionnement du « partage de mandat« . La liste (ou plutôt la tête de liste) qui en a fait la promotion a prouvé, de fait, l’inanité du concept. Alors j’espère que certains n’oseront pas crier victoire et feront profil bas en repensant au 5 refus consécutifs de reprise de mandat des colistiers. Ce mauvais épisode est maintenant (a priori) fini et c’est en réalité un soulagement pour les conseillers qui ont eux choisi de s’engager durablement et concrètement depuis le début du mandat. #lespiedsdsurterre

Mise à jour du 12 novembre : Arrêt du 12/11/18 (notification le 12/11/2018)
Dispositif : Le décret n° 2018-677 du 30 juillet 2018 est annulé. Il est enjoint au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de prendre les mesures nécessaires pour que Mme Baladié, candidate en sixième position sur la liste « Ensemble, mieux vivre au Pays-Bas », soit appelée, dans le délai d’un mois à compter de la notification de la présente décision, à devenir déléguée consulaire.

 

 

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La première semaine d’octobre se tenait à Paris la 29e session de l’Assemblée des Français de l’étranger. Ancienne benjamine de cette assemblée,  j’en serai bientôt de nouveau membre début 2019 dans le cadre d’une rotation de liste au niveau Benelux. Je m’y rends déjà à chaque session et assiste aux séances publiques pour exercer au mieux mon mandat de terrain et pour faire remonter les préoccupations des Français des Pays-Bas (notamment actuellement le projet collège Amsterdam et le nouveau dispositif STAFE). Depuis le début de l’année le mot « réforme » est dans l’air du temps et beaucoup attendaient avec impatience, crainte et curiosité le discours du secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne. Ils furent déçus car aucune annonce concrète quant à l’avenir de l’AFE et des conseillers consulaires ne fut faite. En effet, la réforme constitutionnelle ne semblant plus autant d’actualité pour les raisons que l’on connait, aucune annonce ne put être faite. 

La venue de monsieur Lemoyne (seulement le premier jour cette fois) sembla, de l’extérieur en tous les cas, assoupir l’assemblée, avec des prises de parole assez consensuelles le lundi et un rythme doux et courtois le reste de la semaine. Après quelques sessions animées, voire agitées, l’Assemblée sembla revenir à un rythme plus studieux (amorphe selon un conseiller AFE couvert par l’anonymat).

Les grandes annonces à retenir de cette session pour les Français de l’étranger furent la suppression du notariat consulaire et des journées défense et citoyenneté (je vous en reparlerai) et un premier bilan plutôt positif du STAFE (venu en replacement de la réserve parlementaire). Le dispositif doit toutefois être modifié pour tenir compte des spécificités locales.

Commémoration

La semaine fut également marquée par le souvenir avec un hommage en 3 temps mené tambour battant par notre collègue et amie Michèle Malivel aux Français de l’étranger et étrangers morts pour la France à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. Michèle organisa une touchante exposition au Ministère, présenta un film qui reçut une belle ovation. L’hommage s’est terminé par le ravivage de la flamme du soldat inconnu.

Collègues et parlementaires

La semaine AFE fut aussi pour moi l’occasion de retrouver de nombreux collègues du monde entier et de passer deux agréables soirées : l’une autour du sénateur Le Gleut qui organisa une présentation débat autour de la délinquance et du terrorisme et l’autre autour du sénateur Frassa à l’occasion des 60 ans de la constitution de la Ve République.

Avec Didier Deschamps

J’ai particulièrement apprécié la soirée du Rayonnement français organisé par la Sénatrice Joelle Garriaud-Maylam qui mit à l’honneur des femmes et des hommes d’exception. Mon coup de coeur allant naturellement à Didier Deschamps, sélectionneur de l’Equipe de France championne du monde qui fit preuve d’une disponibilité totale et d’une gentillesse sans limite face aux nombreuses sollicitations.

Projet collège Amsterdam

J’ai été très satisfaite de pouvoir échanger en marge de cette session sur le projet collège lycée Amsterdam avec le sénateur Olivier Cadic (impliqué concrètement depuis le début) et avec Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, qui réaffirma l’engagement de l’agence dans le projet.
J’ai clôturé la semaine en prenant part à un très intéressant colloque sur le multilinguisme organisé par le député d’Amérique du nord Roland Lescure.

Usurpation de titre et élection partielle aux Pays-Bas

A noter, mes collègues du Japon et d’Allemagne ont interrogé l’administration suite à l’utilisation frauduleuse du titre de conseiller honoraire AFE par un ancien élu, vous trouverez ici la réponse. Je vous tiendrai au courant des étapes suivantes.

J’ai bien entendu été interpellée à plusieurs reprises durant la semaine concernant la situation ubuesque de l’élection partielle aux Pays-Bas due à des promesses populistes d’un ancien élu. Je note avec soulagement que mes collègues élus sont au fait de la situation et que certaines « infox » ne font plus illusion !

A noter, le site de l’AFE affichera prochainement les rapports complets de toutes les commissions.

 

 

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Chers lecteurs du monde entier je vais vous révéler un secret en cette première semaine de septembre : aux Pays-Bas, la rentrée n’existe pas ! Quoi ? Mais comment est-ce possible me direz-vous ! Tentative d’explication ci-dessous !

Hasard du calendrier, les écoliers de la zone « Noord-Holland » ont cette année repris le chemin de l’école le même jour que les écoliers de France. Cette date identique cache toutefois d’importantes différences que j’aime chaque année mettre en exergue. Aux Pays-Bas, la reprise de l’école a par exemple lieu après 6 semaines de vacances, 5 pour le personnel enseignant qui a repris une semaine avant. 6 semaines seulement disent beaucoup de Français et bien oui !

Mes séjours en France et les échanges comparés sur les systèmes d’enseignement donnent lieu à des regards dubitatifs mais intéressés tellement les approches pédagogiques semblent opposées.

Dans mon pays d’adoption, il n’y a pas de devoir et le système d’enseignement est libre (trop diront certains !).  Il est fondé sur le respect. On appelle sa maitresse par son prénom et nous (parents et enfants) la tutoyons sans problème. L’apprentissage est axé autour du faire et non du savoir. Ne tentez jamais d’impressionner un Néerlandais par vos connaissances encyclopédiques ou par des citations de livres ou de personnages célèbres. Ici, on inculque depuis le plus jeune âge la norme. Le dicton « doe maar normaal dan doe jij al gek genoeg »* est la base de tout.

Ceci peut être difficile à apprécier au départ pour les Français qui viennent d’un pays où au contraire on célèbre toujours l’excellence…

En France, depuis la mi-août on ne parle que de « fournitures scolaires » que de listes, d’achats à faire, les journaux montrent les familles qui se pressent dans des rayons ultra-chargés d’hypermarchés à la recherche d’articles parfois originaux parfois inutiles.

Fournitures côté néerlandais

Ce concept lucratif des « listes de rentrée » n’existe pas ici. Je dois souvent expliquer aux Néerlandais le terme d’allocation de rentrée, une hérésie dans un pays où l’on ne plaisante pas avec les deniers, encore moins lorsqu’ils sont publics…

Aux Pays-Bas, dès l’entrée au Middenbow (vers 6/7 ans) les enfants se voient remettre une gomme, un crayon et des cahiers. Les parents doivent juste acheter une trousse et un taille-crayon. Le reste des affaires est en principe fourni par l’école. Point de cartable lourd ici, les affaires restent à l’école. Par contre les enfants doivent amener leur en-cas et déjeuner (de simples sandwiches souvent) car les cantines comme on les connait en France n’existent pas.

Les système éducatif néerlandais est performant. Chaque année l’étude PISA souligne les bons résultats des élèves bataves qui sont en outre les plus heureux au monde !

Il convient toutefois d’apporter quelques nuances à ce portrait trop parfait.

La qualité des établissements scolaires peut être très variable en fonction du quartier où l’on habite et l’orientation se fait très tôt, sur la base de tests controversés que les enfants font dès leur plus jeune âge.

Les enseignants se plaignent en outre de conditions de travail dégradées et ont fait des grèves très suivies (phénomène pas courant ici, encore une différence avec la France).

Colles côté français

A Amsterdam en particulier mais dans tout le pays, la pénurie d’enseignants est criante. Celle-ci aboutira sans doute à un grave problème de société aux répercussions terribles pour tout le pays.

Les écoles comptent également beaucoup (trop ?) sur les parents (les mères souvent) pour mener à bien leur fonctionnement. Les parents font ainsi partie intégrante de l’école et accompagnent la lecture, les sorties mais nettoient également les classes ! L’école finit tôt et les garderies sont très très chères….

L’équilibre familial est central aux Pays-Bas et faire trop souvent appel à des tiers (sauf les grands-parents) peut générer certaines remarques acerbes des Néerlandais « réputés » directs en communication.

En bref, si la rentrée n’existe pas vraiment pour les enfants aux Pays-Bas, elle existe plutôt pour les parents !

 

*Comportez-vous normalement, c’est bien assez fou comme cela (traduit librement)

 

 

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En tant qu’élue des Français des Pays-Bas, j’aime par dessus tout suivre les projets qu’on me présente ;  de leurs balbutiements jusqu’à leur concrétisation.

Fiche d’activité

Il y a un certain temps, j’ai ainsi eu l’occasion de m’entretenir avec Aurélia Chevreul-Gaud au sujet d’un projet qui lui tenait à coeur :  offrir des activités en lien avec la nature aux francophones d’Amsterdam et aux alentours. Si l’aspect francophone s’est au fil du temps mué en une approche multilingue, la nature est elle bien restée au centre du projet.

Claire après la séance

Naya nature est née il y a quelques mois et a connu un été de rodage très réussi.

Les objectifs de Naya nature sont multiples : (re)connecter les enfants dès le plus jeune âge à la/leur nature, leur offrir des activités ludiques et créatives adaptées à leur âge en toute saison, le tout stimulant le bien-être de l’enfant et sa créativité.

J’ai eu le plaisir de participer à une session découverte au mois de juillet et j’avoue avoir été bluffée ! C’est par une superbe matinée chaude, entourée de jeunes enfants et de leurs parents que j’ai enchainé des poses de yoga et assisté à une sensibilisation au toucher, à l’odorat, le tout dans le cadre très agréable du Beatrixpark.

Naya nature souhaite offrir une véritable éducation par la nature par le biais d’activités annuelles en plein air pour les enfants de tous les âges  !  Pour découvrir par vous mêmes ces activités, l’idéal est de participer à la journée découverte du 9 septembre de 14h à 17h. Les informations sur les groupes, les activités avec abonnements annuels (début le 18 septembre) les prix et horaires se trouvent ici. Découvrez l’équipe de Naya nature ici. Longue vie à Naya nature et bravo pour votre investissement !

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Vous le savez sans doute, la réserve parlementaire a été supprimée dans le cadre de la Loi pour la confiance dans la vie politique, grand point du programme électoral présidentiel d’Emmanuel Macron.

La réserve parlementaire mettait 153 000 € à la disposition de chaque sénateur (hors bureau) (et 130 000 € par député) visant à financer les associations et collectivités de leur circonscription. Cette réserve, certes redoutable et indéniable outil électoral, avait toutefois contribué à soutenir beaucoup de projets à l’étranger faisant rayonner la France, les Français et le français.

Aux Pays-Bas, les parlementaires (sénateurs des Français de l’étranger et député du Benelux) ont ainsi au fil des ans soutenu les associations culturelles, caritatives, FLAM, de souvenir et de soutien à l’emploi des Français.

En octobre 2017, le secrétaire d’état aux Français de l’étranger avait annoncé la création d’un autre mécanisme de soutien de la structure associative française à l’étranger. Fidèle (en partie) à cette promesse, il est revenu en mars annoncer à l’AFE la mise en place du dispositif STAFE (soutien au tissu associatif des Français de l’étranger). Cette dotation a perdu au passage 1 million par rapport à celle de la réserve, perte qui fut bien soulignée par les membres de l’AFE.

Aux Pays-Bas le conseil consulaire consacré au STAFE s’est tenu le 15 juin. Trois semaines se sont écoulées depuis et, en phase avec les établissement scolaires, il me semble temps de faire un premier bilan strictement personnel de « l’élève » STAFE. En pleine canicule et alors que les élus consulaires ont déjà été sondés à deux reprises sur le sujet, j’ai décidé d’aborder le sujet à la manière d’un article léger de magazine (féminin).

Dans le STAFE j’ai aimé :

  • recevoir les dossiers de demande à l’avance et pouvoir les étudier avant la tenue du conseil. Personnellement j’ai échangé sur le STAFE avec 5 des 6 structures en amont de la demande.
  • avoir des données chiffrées sur les structures. Ceci est essentiel pour pouvoir décider de l’octroi d’argents publics
  • jouer un vrai rôle d’élue de terrain où la connaissance fine des Français des Pays-Bas est valorisée dans le processus décisionnel (voir le PV qui sera prochainement publié)
  • échanger avec mes collègues et réfléchir à la vraie pertinence des demandes, de la formulation des dossiers etc
  • établir un classement et un ordre de priorité est difficile mais essentiel pour faciliter le travail de la commission nationale qui se réunira fin septembre à Paris.

Dans le STAFE je n’ai pas aimé :

  • les dossiers étaient difficilement lisibles :  beaucoup de clics, aucune convivialité, la structure rigide obsolète a dû être un vrai casse-tête pour les demandeurs également.
  • les critères d’éligibilité (1 an d’existence par exemple qui a privé un magnifique projet d’un financement), les 50% de financement personnel sont à double tranchant et devraient pouvoir être appréciés avec une plus grande flexibilité.
  • la difficulté à comprendre la notion d’activité courante et de projet, termes qui restent vagues. Des matinées FLAM d’une structure sont-elles des activités courantes ? Une journée annuelle sur l’emploi est-elle une activité courante ? Selon moi non mais il faudra vraiment clarifier cela.
  •  La transparente appelle plus de transparence ! Certains dossiers étaient clairement lacunaires car montés dans l’urgence et nous aurions beaucoup de questions à poser aux demandeurs tout en veillant bien entendu à éviter toute tentation d’ingérence. A ce sujet j’ai suggéré que le service comptabilité puisse conseiller les demandeurs pour que les dossiers soient corrects du point de vue comptable. Il sera aussi intéressant d’organiser une pré-réunion avec les élus et les demandeurs. Notre consulat est d’accord pour que cette rencontre se fasse dans leurs locaux.

Conclusion :

Il s’agissait d’un premier exercice inédit d’un mécanisme nouveau. Le STAFE doit clairement s’améliorer pour être réellement efficace. En tant que conseillère consulaire, je suis satisfaite de voir que le STAFE mette, dans cette première étape, notre contribution d’élus de terrain au centre du processus.

Aux Pays-Bas, le conseil consulaire a ainsi établi un classement des demandes de 1 à 6 et a parfois revu les montants demandés en raison des données chiffrées qui nous étaient parvenues.

Le processus doit toutefois clairement être amélioré, assoupli, élargi…

C’est uniquement à l’issue de la commission nationale que nous pourrons dire si le mécanisme a su répondre aux demandes correctement tandis que l’édition 2019, qui sera moins dans l’urgence on l’espère, sera cruciale pour voir si le STAFE est une réussite ou juste une nouvelle usine à gaz.

 

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Vous le savez sans doute la mode française a le vent en poupe aux Pays-Bas en général et à Amsterdam en particulier. La PC Hooftstraat, LA rue fashion chic de la capitale, nous le prouve d’ailleurs avec la toute récente inauguration de la boutique Isabel Marant fêtée par tous les bloggeurs et influencers bataves.

Fin 2016 je vous avais parlé de l’événement fashion de la communauté française, l’ouverture d’un pop-up store à Amsterdam.

Fidèle à sa promesse, la délicieuse Julie nous revient cette semaine avec une édition estivale de son pop-up. Celui-ci célèbre toujours le charme et le style unique de la parisienne.

Cette fois, Julie nous facilite la vie en nous proposant la valise estivale idéale.

J’ai retenu par exemple les superbes maillots de bain de chez Anja Paris, une robe d’été parfaite dans un tissu YSL signée Aurore Van Milhelm, les fameux shorts de La Mouche Poulette mais aussi un chapeau de chez Les Petites Mésanges et des bijoux de chez la Géométrie et Jicqy…

Julie, passionnée de mode et de création et aussi et surtout parisienne pur jus, a fait un véritable travail de recherche, de mise en valeur et de promotion des 16 créateurs qu’elle nous propose durant cette édition.

Cette initiative, au succès virtuel déjà indéniable, sera sans aucun doute une réelle réussite ! Il me tarde vraiment de découvrir le pop-up qui en plus est cette fois à deux pas de chez moi ! Venez nombreux et nombreuses ! Pour toutes les informations rendez-vous sur la page facebook du pop-up.

Lieu :

Huidenstraat  13 au coeur des 9 straatjes

Horaires du pop-up (du 26 juin au 1er juillet) :

Mardi 10h-19h30
Mercredi 10h-18h30
jeudi 10h- 18h30
vendredi 10h- 21h
samedi 10h-21h
dimanche 10h-17h30

Liste des designers:

ANJA Paris, Annabel Winship, Aurore Van Milhem, Emweg, Fonott, Heidi & Adèle, Jicqy, Kouzu, La Géométrie, La Mouche Poulette, Les Petites Jupes de Prune, Les Petites Mésanges, Luie, Maison Brunet, Manège Botanique & Ode Paris.

 

 

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Marten&Oopjen

« High Society » fait depuis mars l’événement au Rijksmuseum d’Amsterdam. Cette exposition nous présente 39 portraits grandeur nature et nous transporte dans la haute société de différents pays le tout sur quatre siècles.

L’exposition est aussi et surtout l’occasion de retrouver Marten & Oopjen les superbes portraits réalisés par Rembrandt.

Ces tableaux ont failli créer un incident diplomatique et politique entre la France et les Pays-Bas. Les deux pays ont finalement décidé de les acheter conjointement (pour 160 millions d’Euros !) et de les exposer successivement en France et aux Pays-Bas. Récemment rénovés, ils étaient donc prêts à être exposés majestueusement dans le fabuleux écrin du Rijksmuseum.

Pour la promotion de cette exposition-événement, le musée a toutefois choisi un autre portrait…

Dr Samuel Jean Pozzi, peint par John Singer Sargent, tout de rouge vêtu, est la personne qui figure sur toutes les affiches à travers la ville et le pays.

Docteur Dieu en consultation

Pozzi était un neurologue et gynécologue réputé… mais aussi un homme à femmes. Il était tellement courtisan et courtisé que Sarah Bernardt l’appelait, en toute simplicité, « docteur Dieu ». Sa fin fut tragique

Ce portrait et son modèle sont d’une beauté magnétique et très actuelle.  Pozzi fascine un public nombreux (et très féminin) au Rijksmuseum…. (comme vous pouvez le voir sur ma photo).

Dépêchez-vous, il ne vous reste que dimanche 3 juin (de 9h à 17h) pour en profiter !

 

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J’ai récemment été contactée par un Français de l’étranger qui m’interrogeait sur le titre de « conseiller AFE honoraire » (utilisé dans une infolettre diffusée à la LEC, la liste électorale consulaire) et souhaitait en savoir plus. Depuis le « séisme électoral » de 2017, on voit en effet fleurir cette mention (« honoraire ») accolée à différents mandats passés (députés, sénateurs mais aussi donc conseillers AFE) sans que l’on sache réellement toujours à quoi cela correspond ni les prérogatives liées.

Dans ma quête d’informations, j’ai naturellement interrogé Marc Villard, président de l’AFE. Il me précisa que les conditions d’attribution de ce titre honorifique étaient prévues dans le règlement intérieur (*voir ci-dessous).

 Il ajouta que ce titre n’était pas attribué automatiquement : l’Assemblée peut ne pas accepter des demandes ou accepter des dérogations pour les demandeurs qui n’auraient pas effectué la totalité des deux mandats par exemple.

On me confirma par ailleurs que la personne en question (non élue à l’heure actuelle) n’était aucunement conseiller AFE honoraire….
Des Pays-Bas, pays où des ministres, des personnalités politiques et des scientifiques sont parfois tombés pour moins que cela, s’auto-attribuer un titre en méprisant les règles de l’institution d’origine est d’un mauvais goût total c’est même une faute politique et morale…

A l’heure actuelle, plusieurs conseillers (dont l’honoraire autoproclamé) ne remplissant pas les conditions officielles d’attribution (2 mandats complets jusqu’à aujourd’hui) auraient toutefois formulé une demande d’octroi du titre.

Que pensez-vous de cela, titre au rabais (compte tenu des mandats incomplets) ou alors juste reconnaissance de deux mandats bénévoles (quelles que soient leurs durées) ? Personnellement j’y vois là aussi des ficelles électorales assez grosses. Mais bon comme je débute prochainement mon second mandat AFE j’observerai naturellement avec attention les décisions qui pourraient faire jurisprudence pour les conseillers AFE de plus en plus nombreux qui ont fait deux mandats incomplets.

 

*Article 82
1. Les anciens membres de l’Assemblée, dont le nombre de mandats est au moins égal à deux peuvent, à leur demande, se voir conférer le titre de « membre honoraire de l’Assemblée des Français de l’étranger ». La demande doit être adressée au bureau exécutif.
2. Ce titre est honorifique. Les membres honoraires ne peuvent utiliser les insignes et adresses propres à l’Assemblée des Français de l’étranger.

MISE A JOUR 7 JUIN :

Voici les noms des membres honoraires de l’AFE pour le Benelux (liste communiquée le 28 mai 2018 par le secrétariat général de l’AFE)

  • Mme BOUGEON-MAASSEN Francine
  • M COINTAT Christian
  • M LEBRUN Yves
  • M SECHE Jean Claude
  • M. SEINGRY Georges-Francis
  • Mme THERY-MONSEU Gabrielle

 

 

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Comment reprendre le fil d’un site Web qui m’échappe depuis des semaines ?

Par un petit article épicé pardi ! J’ai ainsi bien ri en lisant cet article de Sophie Perrier sur l’homme idéal. Elle reprend assez justement les thèmes d’un livre qu’elle avait écrit il y a plus d’une décennie et le replace dans notre époque marquée par le #metoo et #balancetonporc.

Il est vrai qu’aux Pays-Bas, les rapports de séduction sont beaucoup moins « genrés » et le macho n’a pas vraiment sa place. De la même manière les femmes se débrouillent très bien seules, sans qu’on leur offre des fleurs, sans qu’on leur tienne les portes, sans qu’on les invite au restaurant. J’exagère à peine en plus !

Cela déconcerte à première vue mais ce qui passe pour de la goujaterie implique aussi que les femmes ne se font pas facilement importuner dans la rue ou dans les cafés. Quel plaisir de pouvoir sortir librement, dans les tenues de son choix, de rouler à vélo au milieu de la nuit sans craindre d’être importuné…

Récemment j’ai vraiment rigolé  de bon coeur lorsque des travailleurs de chantier m’applaudirent vigoureusement à mon passage à bicyclette dans ma jolie tenue de printemps. Aucune agressivité, juste de l’humour typiquement « Amsterdams ».

Et vous que pensez-vous de la (non) séduction made in Holland ? Aimez-vous cette approche égalitaire ?

 

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