Je tenais à vous informer en exclusivité au sujet du rocambolesque « feuilleton électoral » batave. Voici la conclusion que le rapporteur public s’apprête à rendre demain, 24 octobre « annulation du décret attaqué. Injonction au ministre compétent de prendre les mesures nécessaires à la désignation de Mme Baladié en qualité de déléguée consulaire ». Si les conclusions sont suivies cela signifie :

  1. une bonne nouvelle car cette élection rocambolesque n’aura pas lieu.
  2. une mauvaise nouvelle, une personne ayant sciemment (en contrairement à son engagement de campagne) refusé le mandat de conseiller consulaire se retrouve « récompensée » par le mandat (doublement inutile ici il est vrai) de déléguée consulaire. Je pense que la vacance du poste aurait été une meilleure option.
  3. La conclusion générale de cet épisode très oubliable pour les Pays-Bas est l’illustration parfaite du non fonctionnement du « partage de mandat« . La liste (ou plutôt la tête de liste) qui en a fait la promotion a prouvé, de fait, l’inanité du concept. Alors j’espère que certains n’oseront pas crier victoire et feront profil bas en repensant au 5 refus consécutifs de reprise de mandat des colistiers. Ce mauvais épisode est maintenant (a priori) fini et c’est en réalité un soulagement pour les conseillers qui ont eux choisi de s’engager durablement et concrètement depuis le début du mandat. #lespiedsdsurterre

Mise à jour du 12 novembre : Arrêt du 12/11/18 (notification le 12/11/2018)
Dispositif : Le décret n° 2018-677 du 30 juillet 2018 est annulé. Il est enjoint au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de prendre les mesures nécessaires pour que Mme Baladié, candidate en sixième position sur la liste « Ensemble, mieux vivre au Pays-Bas », soit appelée, dans le délai d’un mois à compter de la notification de la présente décision, à devenir déléguée consulaire.

 

 

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En tant qu’élue des Français des Pays-Bas, j’aime par dessus tout suivre les projets qu’on me présente ;  de leurs balbutiements jusqu’à leur concrétisation.

Fiche d’activité

Il y a un certain temps, j’ai ainsi eu l’occasion de m’entretenir avec Aurélia Chevreul-Gaud au sujet d’un projet qui lui tenait à coeur :  offrir des activités en lien avec la nature aux francophones d’Amsterdam et aux alentours. Si l’aspect francophone s’est au fil du temps mué en une approche multilingue, la nature est elle bien restée au centre du projet.

Claire après la séance

Naya nature est née il y a quelques mois et a connu un été de rodage très réussi.

Les objectifs de Naya nature sont multiples : (re)connecter les enfants dès le plus jeune âge à la/leur nature, leur offrir des activités ludiques et créatives adaptées à leur âge en toute saison, le tout stimulant le bien-être de l’enfant et sa créativité.

J’ai eu le plaisir de participer à une session découverte au mois de juillet et j’avoue avoir été bluffée ! C’est par une superbe matinée chaude, entourée de jeunes enfants et de leurs parents que j’ai enchainé des poses de yoga et assisté à une sensibilisation au toucher, à l’odorat, le tout dans le cadre très agréable du Beatrixpark.

Naya nature souhaite offrir une véritable éducation par la nature par le biais d’activités annuelles en plein air pour les enfants de tous les âges  !  Pour découvrir par vous mêmes ces activités, l’idéal est de participer à la journée découverte du 9 septembre de 14h à 17h. Les informations sur les groupes, les activités avec abonnements annuels (début le 18 septembre) les prix et horaires se trouvent ici. Découvrez l’équipe de Naya nature ici. Longue vie à Naya nature et bravo pour votre investissement !

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Vous le savez sans doute, la réserve parlementaire a été supprimée dans le cadre de la Loi pour la confiance dans la vie politique, grand point du programme électoral présidentiel d’Emmanuel Macron.

La réserve parlementaire mettait 153 000 € à la disposition de chaque sénateur (hors bureau) (et 130 000 € par député) visant à financer les associations et collectivités de leur circonscription. Cette réserve, certes redoutable et indéniable outil électoral, avait toutefois contribué à soutenir beaucoup de projets à l’étranger faisant rayonner la France, les Français et le français.

Aux Pays-Bas, les parlementaires (sénateurs des Français de l’étranger et député du Benelux) ont ainsi au fil des ans soutenu les associations culturelles, caritatives, FLAM, de souvenir et de soutien à l’emploi des Français.

En octobre 2017, le secrétaire d’état aux Français de l’étranger avait annoncé la création d’un autre mécanisme de soutien de la structure associative française à l’étranger. Fidèle (en partie) à cette promesse, il est revenu en mars annoncer à l’AFE la mise en place du dispositif STAFE (soutien au tissu associatif des Français de l’étranger). Cette dotation a perdu au passage 1 million par rapport à celle de la réserve, perte qui fut bien soulignée par les membres de l’AFE.

Aux Pays-Bas le conseil consulaire consacré au STAFE s’est tenu le 15 juin. Trois semaines se sont écoulées depuis et, en phase avec les établissement scolaires, il me semble temps de faire un premier bilan strictement personnel de « l’élève » STAFE. En pleine canicule et alors que les élus consulaires ont déjà été sondés à deux reprises sur le sujet, j’ai décidé d’aborder le sujet à la manière d’un article léger de magazine (féminin).

Dans le STAFE j’ai aimé :

  • recevoir les dossiers de demande à l’avance et pouvoir les étudier avant la tenue du conseil. Personnellement j’ai échangé sur le STAFE avec 5 des 6 structures en amont de la demande.
  • avoir des données chiffrées sur les structures. Ceci est essentiel pour pouvoir décider de l’octroi d’argents publics
  • jouer un vrai rôle d’élue de terrain où la connaissance fine des Français des Pays-Bas est valorisée dans le processus décisionnel (voir le PV qui sera prochainement publié)
  • échanger avec mes collègues et réfléchir à la vraie pertinence des demandes, de la formulation des dossiers etc
  • établir un classement et un ordre de priorité est difficile mais essentiel pour faciliter le travail de la commission nationale qui se réunira fin septembre à Paris.

Dans le STAFE je n’ai pas aimé :

  • les dossiers étaient difficilement lisibles :  beaucoup de clics, aucune convivialité, la structure rigide obsolète a dû être un vrai casse-tête pour les demandeurs également.
  • les critères d’éligibilité (1 an d’existence par exemple qui a privé un magnifique projet d’un financement), les 50% de financement personnel sont à double tranchant et devraient pouvoir être appréciés avec une plus grande flexibilité.
  • la difficulté à comprendre la notion d’activité courante et de projet, termes qui restent vagues. Des matinées FLAM d’une structure sont-elles des activités courantes ? Une journée annuelle sur l’emploi est-elle une activité courante ? Selon moi non mais il faudra vraiment clarifier cela.
  •  La transparente appelle plus de transparence ! Certains dossiers étaient clairement lacunaires car montés dans l’urgence et nous aurions beaucoup de questions à poser aux demandeurs tout en veillant bien entendu à éviter toute tentation d’ingérence. A ce sujet j’ai suggéré que le service comptabilité puisse conseiller les demandeurs pour que les dossiers soient corrects du point de vue comptable. Il sera aussi intéressant d’organiser une pré-réunion avec les élus et les demandeurs. Notre consulat est d’accord pour que cette rencontre se fasse dans leurs locaux.

Conclusion :

Il s’agissait d’un premier exercice inédit d’un mécanisme nouveau. Le STAFE doit clairement s’améliorer pour être réellement efficace. En tant que conseillère consulaire, je suis satisfaite de voir que le STAFE mette, dans cette première étape, notre contribution d’élus de terrain au centre du processus.

Aux Pays-Bas, le conseil consulaire a ainsi établi un classement des demandes de 1 à 6 et a parfois revu les montants demandés en raison des données chiffrées qui nous étaient parvenues.

Le processus doit toutefois clairement être amélioré, assoupli, élargi…

C’est uniquement à l’issue de la commission nationale que nous pourrons dire si le mécanisme a su répondre aux demandes correctement tandis que l’édition 2019, qui sera moins dans l’urgence on l’espère, sera cruciale pour voir si le STAFE est une réussite ou juste une nouvelle usine à gaz.

 

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Certaines visites presse marquent plus que d’autres. Je risque ainsi de ne pas oublier de si tôt celle que j’ai effectuée au Mauritshuis, l’illustre musée de La Haye, lundi 5 mars.

Ce magnifique musée procède actuellement à une expérience inédite : il étudie son tableau-star La jeune fille à la perle de Vermeer sous toutes les coutures.

Le musée a décidé qu’il ne pouvait priver les visiteurs du tableau star et a donc choisi de faire de ces 2 semaines d’étude un happening, sorte de « téléréalité » de l’art.

Le visiteur, à peine entré dans le magnifique musée récemment rénové, se trouve ainsi happé vers l’étage où une maisonnette en verre accueille divers spécialistes et scientifiques entourés d’ordinateurs et de microscopes, d’appareils photos et de caméras. Lors de ma visite, le public était peu nombreux mais l’agitation fut tout de même grande lorsque le tableau traversa la pièce, porté avec amour et émotion par Abbie Vandivere, conservatrice du musée qui le plaça sur la table d’étude. Voyez l’intensité de ce moment pas comme les autres sur cette vidéo !

Le tableau, sans son imposant cadre, parait encore plus accessible et on peut s’en approcher comme jamais, avec une vitre comme seule séparation.

Les Néerlandais sont décidemment maitres dans l’art de la mise en scène au musée. Leur rapport avec la notion de sécurité est à des antipodes de bien des pays….

Moi qui fête mon anniversaire cette semaine, j’ai l’impression d’avoir déjà eu le plus beau cadeau au monde !

La leçon d’anatomie (Rembrandt)

 

 

Cette expérience unique peut être vécue jusque dimanche 11 mars, alors ne tardez pas ! N’oubliez pas de passer par l’exposition temporaire sur Jan Steen et de saluer le chardonneret et la leçon d’anatomie, autres joyaux de ce musée.

 

 

 

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J’avais prévu de reprendre contact avec vous sur mon blog en janvier, j’avais prévu oui de vous souhaiter ici aussi une bonne année et de vous parler, un peu, de mon superbe séjour dans les Hauts-de-France marqué par un incroyable festival « Les feux d’hiver » à Calais. 

Et puis janvier a avancé…  puis est passé à la vitesse de l’éclair.

Beaucoup de travail, beaucoup de mots, des mots lus, écrits, traduits, relus, imprimés, envoyés, publiés parfois, la vie familiale néerlandaise et ses nombreuses activités (certaines très festives d’ailleurs) un séjour aussi bref que dense (danse ?) et mémorable à Bruxelles autour de l’anniversaire d’une chère amie que je connais d’hypokhâgne (Diane merci ma poule !). Et puis des soirées plus officielles celles-ci, les vœux à l’ambassade, les vœux à la chambre de commerce, l’inauguration de l’alliance française d’Amsterdam autour de Cartooning for peace et de Plantu, du travail de terrain d’élue bien entendu encore et toujours…

Et nous voilà le 2 février… Donc j’espère que l’année a bien commencé pour vous tous !

Pour ce premier billet 2018 je vais juste mettre en valeur deux points.

Vœux des conseillers consulaires à Amsterdam

Discours en compagnie de Mmes Kok-Escale et Libeaut

 

Mardi dernier, 30 janvier, nous avons décidé avec mes collègues conseillers consulaires de fêter nos vœux. Nous avons été superbement accueillis au Baravin par Caroline et Anthony autour de bons crus et d’une bonne table. Lors de ces vœux et en présence d’une quarantaine de Français des Pays-Bas et de la consule, Anne Genoud et du consul adjoint, Benoit Bigand, j’ai eu l’honneur de m’exprimer au nom des 5 conseillers. J’ai rappelé notre mandat (bénévole), notre rôle, notre présence et nos actions. J’ai brièvement évoqué la réforme (de la réforme !) à venir de la représentation des Français de l’étranger. J’ai souligné que nous regrettions tous que la France, après avoir vendu la « Maison Descartes » pour plus de 15 millions, ait toutefois choisi de louer et non de racheter un bâtiment pour accueillir le consulat général. Pour rappel le déménagement se fera à l’automne 2018.  

 

Avec mes collègues, nous souhaitons en 2018 valoriser les artistes et artisans français des Pays-Bas et

La France selon Mathilde Baillarger

avons mis cette volonté en pratique le soir même en mettant en lumière le superbe travail de Mathilde Baillarger qui a magnifiquement brodé les « 178 visages d’Amsterdam ». Ne manquez pas cette belle exposition au Baravin qui dure jusqu’au 4 mars 2018.

Ce fut une soirée très réussie !

« Onthaasten » in 2018

Souvent en janvier on parle de bonnes résolutions, on reprend le sport, on arrête l’alcool, la cigarette, le chocolat (au choix selon l’addiction). On se dit que l’on fera plus de et moins de… Comme si en janvier tout était possible !

Point de cela chez moi mais en ce début d’année juste une envie, celle de prendre le temps, encore plus, de savourer l’instant présent et la beauté des choses. Alors que tout semble aller très (trop ?) vite, où l’on brûle en quelques minutes ce(ux) que l’on idolâtrait quelques mois avant, cela fait du bien de se poser et d’observer.

A Amsterdam, une maison retient toujours mon attention. Il s’agit probablement d’une ancienne boutique et la vitrine sert désormais de présentoir à des petites expositions ludiques dont seuls les passants piétons peuvent profiter. Depuis mi-décembre c’est une crèche et les rois mages qui sont à l’honneur, prochainement le printemps fera son apparition et la famille royale probablement avec la fête nationale fin avril. J’aime cette idée de spectacle gratuit accessibles à ceux qui prennent le temps d’observer. Alors si en 2018 nous prenions le temps ?

A très bientôt !

 

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Pour beaucoup de Français et d’expats qui s’installent aux Pays-Bas, c’est souvent un « choc » : ici, la grande fête pour les enfants (mais pas qu’eux) est la Saint Nicolas et pas Noël !

Dès que Saint Nicolas arrive aux Pays-Bas (arrivée fêtée en grande pompe), tout le pays semble vivre au rythme des enfants, journaux télévisés thématiques (Sinterklaasjournaal notamment), chansons dédiées, assortiments spéciaux dans les magasins, programmes pédagogiques articulés autour de cette fête.

Ce qui me frappe depuis toujours c’est que cette fête (commerciale aussi bien entendu) fait appel à une énorme créativité de la part des enfants et de leurs parents.

Le soir de Saint Nicolas, le 5 donc, on s’échange des poèmes (en rimes !) et surtout des “surprises”. La surprise désigne en fait l’emballage spécial qui contient le cadeau. En réalité cette surprise est souvent plus importante que le cadeau lui-même.

Pour concocter une “surprise” réussie, il faut faire preuve d’une imagination sans limite et aussi d’un bon sens de l’humour.

Voici pour exemple (et inspiration ?) la surprise réalisée par mon enfant et ses amis à l’école.

Pas mal non ? Bonne fête de Sinterklaas à toutes et tous !

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Mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017 aura lieu à Amsterdam un grand exercice de simulation en cas d’attaque terroriste.

Différents lieux de la capitale serviront à cet exercice notamment le restaurant Haddock, Zeeburgereiland et la station de métro (pas encore en service) Europaplein.

A savoir, le niveau d’alerte est élevé depuis mars 2013 aux Pays-Bas avec un risque réel d’attaque sans indice concret d’une attaque imminente.

Pour des informations sur l’annonce de l’exercice cliquez ici, pour des informations plus concrètes sur l’exercice cliquez ici.

Merci de partager le plus largement possible !

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Arrivée du Président de la République avec, à ses côtés, Marc Villard, Président de l’AFE

Au début du mois d’octobre avait lieu la 27e session de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Ancienne benjamine de cette asssemblée,  j’en serai bientôt de nouveau membre dans le cadre d’une rotation de liste au niveau Benelux. Je m’y rends déjà à chaque session et assiste aux séances publiques pour exercer au mieux mon mandat de terrain et pour faire remonter les préoccupations des Français des Pays-Bas (notamment l’enseignement et la suppression de la réserve parlementaire).

Fin août, le président Macron avait annoncé lors de la conférence des Ambassadeurs qu’il se rendrait à l’Assemblée de Français de l’étranger.

Photo de famille, préparatifs

En faisant cette annonce, il écrivait déjà l’histoire, car jamais, depuis la naissance de cette assemblée, un président en exercice ne s’y était rendu.

Cette session d’octobre promettait déjà d’être historique comme toutes celles qui suivent directement les élections sénatoriales… Celle-ci allait-elle dépasser les attentes ?

Alors comment s’est passée cette 27e session ?

L’écrivain et scénariste Emmanuel Carrère écrivit récemment que le président Macron est en mesure de « séduire une chaise » dans un long portrait publié par le Guardian, inutile de dire que les membres de l’Afe et les nombreux conseillers consulaires présents succombèrent eux aussi à l’opération “Macron séduction”.

Le selfie présidentiel

Son discours volontaire, énergique, frais et européen (trop selon certains, rappelons que l’assemblée AFE rassemble des conseillers du monde entier) fut une véritable déclaration d’amour aux Français de l’étranger tout en insistant sur la nécessité de réformer, de moderniser et aussi, de faire des économies…

Cette assemblée, dont la composition date encore de l’ère des « anciens partis » et du clivage classique droite (avec UFE et indépendants) et gauche (PS-Verts-FI sous le nom FDM), réagit toutefois de manière positive à ce discours et surtout à la disponibilité du chef d’état. Si la jeunesse ne fait et ne peut pas tout, il convient de noter que l’AFE a été prise toute la semaine dans un tourbillon dynamique appréciable après quelques années plus « tranquilles ».

Le président a promis la modernisation des démarches administratives pour les Français de l’étranger, il annonça surtout le retour du vote électronique pour les élections consulaires de 2020 « sinon la France n’est plus la France ». Son discours complet se trouve ici.

J’avoue avoir observé avec un amusement les élus, dont certains avaient passé l’été à critiquer l’action de Macron alias « Jupiter », qui se jetèrent littéralement sur le président pour tenter des clichés souvent improbables et pourtant existants !  Certains élus s’enorgueillirent même d’avoir une photo mais de ne pas la diffuser 🙂

Toute la semaine fut placée sous le signe d’une équipe renouvelée et sur des méthodes de travail nouvelles elles aussi. Le secrétaire d’état Jean-Baptiste Lemoyne rencontra ainsi le bureau de l’AFE ainsi que tous les présidents de commissions pour échanger. Il promit de le faire à chaque session pour travailler au plus près avec les conseillers sur les dossiers.

Monsieur Lemoyne revint en fin de session pour une intervention et pour écouter les travaux des différentes commissions. Il répéta sa volonté de travailler ouvertement avec les élus et ajouta que ses équipes se pencheraient prochainement sur les dossiers brûlants notamment la mise en place d’un mécanisme de remplacement de la réserve parlementaire. Son intervention complète se trouve ici.

Avec Ronan Le Gleut, tout nouvellement élu sénateur, et Olivier Cadic, élu en 2014.

La semaine AFE fut aussi pour moi l’occasion de retrouver de nombreux collègues du monde entier et de passer une très agréable soirée en compagnie des sénateurs Cadic et Le Gleut.

Pieyre Alexandre Anglade (député Benelux) et Pierre Girault (Luxembourg)

J’ai particulièrement apprécié la soirée du rayonnement français organisé par la sénatrice Joelle Garriaud-Maylam qui mit à l’honneur des femmes et des hommes d’exception. Mon coup de coeur allant naturellement à Thomas Pesquet qui mit des étoiles dans les yeux des participants avec son superbe discours.

La prochaine session de l’AFE se tiendra du 12 au 16 mars 2018, nous verrons si les promesses du président et du secrétaire d’état se transforment en actions. En effet après la déclaration d’amour, les Français de l’étranger voudront voir des preuves d’amour et le réseau AEFE en souffrance et le remplacement de la réserve parlementaire seront des thèmes centraux.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Retrouvez les travaux complets des commissions ici :

Commission des lois, des règlements et des affaires consulaires : http://www.assemblee-afe.fr/octobre-2017-travaux-de-la-commission-des-lois-des-reglements-et-des-affaires-consulaires.html

Commission de l’enseignement, des affaires culturelles, de l’audiovisuel extérieur et de la francophonie : http://www.assemblee-afe.fr/octobre-2017-travaux-de-la-commission-de-l-enseignement-des-affaires-culturelles-de-l-audiovisuel-exterieur-et-de-la-francophonie.html
commission des affaires sociales et des anciens combattants :
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Vous le savez sans doute maintenant, je suis particulièrement ravie lorsque des expos ou événements associent les cultures francaise et néerlandaise. C’est donc d’un pas allègre que je me suis récemment rendue à la visite presse de l’expo événement du Musée Van Gogh : Nederlanders in Parijs.

Chapitre Ary Scheffer

Cette exposition nous présente la Ville Lumière vue par huit artistes venant des Pays-Bas : Van Spaendonck, Scheffer, Jongkind, Kaemmerer, Breitner, Van Gogh, Van Dongen et Mondriaan.

Les quelques 120 oeuvres qui composent l’exposition nous offrent un puissant tour d’horizon de la capitale française, de son pouvoir et son influence sur les artistes et proposent des mises en contexte avec des contemporains d’autres nationalités.

L’exposition constitue aussi un voyage dans le temps par le biais de différents courants artistiques.

 

Nederlanders in Parijs constitue une véritable ôde aux échanges culturels avant la lettre et les huits artistes composent chacun un chapitre d’une belle histoire d’amour franco-néerlandaise ou plutôt néerlando-parisienne.

J’ai beaucoup apprécié le « mapping » de Paris réalisé par le RKD qui nous fait découvrir les lieux de vie et de travail des différents artistes néerlandais.

Je vous invite à observer avec attention l’évolution artistique de Van Gogh au contact de la ville.

A noter, le 9e chapitre de cet événement est l’exposition Nederlanders in Barbizon, Maris, Mauve, Weissenbruch prochainement au musée « Mesdag Collectie » à La Haye.

L’exposition (incluant le 9e chapitre Barbizon) se déplacera au Petit Palais début 2018 (à compter du 6 février). Je vous conseille vivement le superbe catalogue de l’exposition.

Le musée Van Gogh se fait parisien

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Vous le savez certainement les grands électeurs (conseillers et délégués consulaires, sénateurs et députés) étaient appelés à renouveler 6 des 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger dimanche 24 septembre. Cette année, j’avais choisi de voter en personne à Paris. J’ai même eu l’honneur d’être la secrétaire du bureau de vote. En voici les résultats complets.

Les résultats de ce scrutin sont sans appel avec la liste Bansard qui prend 2 sièges et double largement son score de 2014, année où la tête de liste n’avait pas été élue à une voix près !

Son succès, que beaucoup avaient envisagé, a toutefois généré une onde de choc chez certains ! Le soir du vote, Jean-Yves Leconte, sénateur tout fraichement réélu, a ainsi exprimé ses doutes quant aux méthodes employées par la tête de liste.

Il appartiendra à d’autres instances de se prononcer sur ces points et de vérifier si le cadre légal a bien été respecté.

Dans un monde où les grands électeurs ne supportent pas les parachutages (comme le montre le lourd échec de la liste En Marche cette année ou celui de Dominique Paillé en 2008), la liste Jean-Pierre Bansard réussit à faire deux sièges et à faire élire sénateurs deux personnes non grands électeurs et non résidentes à l’étranger !

Je note que Jean-Pierre Bansard, homme d’affaires brillant et infatigable, a fait preuve :

d’intelligence car il a compris que la réforme de 2013 avait créé de nouveaux élus sans moyens et sans reconnaissance.

La création de l’ASFE, cette association (il s’agit en fait d’un parti politique) fit en réalité office de machine électorale de séduction de grands électeurs. Elle a ainsi, au fil des ans, valorisé les grands électeurs par des portraits, des infographies bien conçue et des informations prêtes à l’emploi.

Avec un secrétariat général qui ne s’est pas occupé des Conseillers et délégués consulaires mais uniquement des conseillers AFE, l’administration a laissé un espace que Jean-Pierre Bansard a habillement occupé. Il a créé des adresses mails pour tous les élus consulaires, mis à la disposition des bureaux pour les conseillers en visite à Paris. Il a compris mieux que tous et avant tous, que ce besoin de reconnaissance et de prise en considération, était la clef d’une élection historique.

Hôtel de Salm

de moyens, homme ayant fait sa fortune dans des activités de fret puis dans l’hôtellerie, monsieur Bansard dispose de moyens financiers qui semblent sans limites, avec une solide équipe de collaborateurs dont un dessinateur qui “croque” régulièrement la vie des Français de l’étranger. Son Alliance Solidaire publie très régulièrement des portraits et des infolettres. Il peut se déplacer dans le monde entier à la rencontre des grands électeurs. Il a par ailleurs organisé deux somptueuses soirées à l’hôtel de Salm (en octobre 2016 et mars 2017). Ces soirées ont durablement marqué les esprits.

Table d’honneur

de ténacité. Monsieur Bansard que je connais depuis 2011 (juste avant mon entrée à l’AFE) a toujours fait preuve de volonté, il a, au fur et à mesure, contacté tous les conseillers et délégués (je suppose) même ceux encartés (surtout peut-être !). Il sait que l’appartenance à un parti est une chose et que le secret du vote en est une autre. Si certains se sont sentis poursuivis (sic) d’autres ont admiré sa sollicitude.

Pour sa troisième candidature,  il n’a donc rien laissé au hasard. Des doutes ont été formulés quant au nombre de procurations par rapport à 2014. Là aussi il appartiendra ou non à d’autres de se prononcer sur ce point.

En élisant deux non-élus et non Français de l’étranger, beaucoup estiment que nous (grands électeurs) nous nous fragilisons.

Programme de la soirée 9 mars 2017

On peut bien logiquement aussi s’interroger du principe d’égalité devant le suffrage suite à tous les éléments exposés ci-dessus, toutefois on constate aussi que le candidat “surprise” et probablement le moins “préparé” et le plus pris par le temps, Ronan Le Gleut a également été élu. Ce sera donc aux autres listes qui ont essuyé un échec de faire leur “examen de conscience”.

Les soutiens confirmés de Jean-Pierre Bansard soulignent que c’est sa grande liberté et son indépendance par rapport à l’argent public qui lui permettront d’agir vite et bien pour faire réussir la représentation des Français de l’étranger. Effectivement, il peut seul décider de rapidement agir ou pas selon les dossiers qui lui seront présentés. Nous, élus de la nation, devons-nous nous réjouir de cette situation, de cette « bansardisation de la représentation des Français de l’étranger » ?

Les premières semaines du mandat de Jean-Pierre Bansard et Evelyne Renaud seront cruciales pour voir s’ils souhaitent réellement travailler en toute ouverture pour tous et avec tous.

 

 

 

 

 

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