J’avais prévu de reprendre contact avec vous sur mon blog en janvier, j’avais prévu oui de vous souhaiter ici aussi une bonne année et de vous parler, un peu, de mon superbe séjour dans les Hauts-de-France marqué par un incroyable festival « Les feux d’hiver » à Calais. 

Et puis janvier a avancé…  puis est passé à la vitesse de l’éclair.

Beaucoup de travail, beaucoup de mots, des mots lus, écrits, traduits, relus, imprimés, envoyés, publiés parfois, la vie familiale néerlandaise et ses nombreuses activités (certaines très festives d’ailleurs) un séjour aussi bref que dense (danse ?) et mémorable à Bruxelles autour de l’anniversaire d’une chère amie que je connais d’hypokhâgne (Diane merci ma poule !). Et puis des soirées plus officielles celles-ci, les vœux à l’ambassade, les vœux à la chambre de commerce, l’inauguration de l’alliance française d’Amsterdam autour de Cartooning for peace et de Plantu, du travail de terrain d’élue bien entendu encore et toujours…

Et nous voilà le 2 février… Donc j’espère que l’année a bien commencé pour vous tous !

Pour ce premier billet 2018 je vais juste mettre en valeur deux points.

Vœux des conseillers consulaires à Amsterdam

Discours en compagnie de Mmes Kok-Escale et Libeaut

 

Mardi dernier, 30 janvier, nous avons décidé avec mes collègues conseillers consulaires de fêter nos vœux. Nous avons été superbement accueillis au Baravin par Caroline et Anthony autour de bons crus et d’une bonne table. Lors de ces vœux et en présence d’une quarantaine de Français des Pays-Bas et de la consule, Anne Genoud et du consul adjoint, Benoit Bigand, j’ai eu l’honneur de m’exprimer au nom des 5 conseillers. J’ai rappelé notre mandat (bénévole), notre rôle, notre présence et nos actions. J’ai brièvement évoqué la réforme (de la réforme !) à venir de la représentation des Français de l’étranger. J’ai souligné que nous regrettions tous que la France, après avoir vendu la « Maison Descartes » pour plus de 15 millions, ait toutefois choisi de louer et non de racheter un bâtiment pour accueillir le consulat général. Pour rappel le déménagement se fera à l’automne 2018.  

 

Avec mes collègues, nous souhaitons en 2018 valoriser les artistes et artisans français des Pays-Bas et

La France selon Mathilde Baillarger

avons mis cette volonté en pratique le soir même en mettant en lumière le superbe travail de Mathilde Baillarger qui a magnifiquement brodé les « 178 visages d’Amsterdam ». Ne manquez pas cette belle exposition au Baravin qui dure jusqu’au 4 mars 2018.

Ce fut une soirée très réussie !

« Onthaasten » in 2018

Souvent en janvier on parle de bonnes résolutions, on reprend le sport, on arrête l’alcool, la cigarette, le chocolat (au choix selon l’addiction). On se dit que l’on fera plus de et moins de… Comme si en janvier tout était possible !

Point de cela chez moi mais en ce début d’année juste une envie, celle de prendre le temps, encore plus, de savourer l’instant présent et la beauté des choses. Alors que tout semble aller très (trop ?) vite, où l’on brûle en quelques minutes ce(ux) que l’on idolâtrait quelques mois avant, cela fait du bien de se poser et d’observer.

A Amsterdam, une maison retient toujours mon attention. Il s’agit probablement d’une ancienne boutique et la vitrine sert désormais de présentoir à des petites expositions ludiques dont seuls les passants piétons peuvent profiter. Depuis mi-décembre c’est une crèche et les rois mages qui sont à l’honneur, prochainement le printemps fera son apparition et la famille royale probablement avec la fête nationale fin avril. J’aime cette idée de spectacle gratuit accessibles à ceux qui prennent le temps d’observer. Alors si en 2018 nous prenions le temps ?

A très bientôt !

 

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Pour beaucoup de Français et d’expats qui s’installent aux Pays-Bas, c’est souvent un « choc » : ici, la grande fête pour les enfants (mais pas qu’eux) est la Saint Nicolas et pas Noël !

Dès que Saint Nicolas arrive aux Pays-Bas (arrivée fêtée en grande pompe), tout le pays semble vivre au rythme des enfants, journaux télévisés thématiques (Sinterklaasjournaal notamment), chansons dédiées, assortiments spéciaux dans les magasins, programmes pédagogiques articulés autour de cette fête.

Ce qui me frappe depuis toujours c’est que cette fête (commerciale aussi bien entendu) fait appel à une énorme créativité de la part des enfants et de leurs parents.

Le soir de Saint Nicolas, le 5 donc, on s’échange des poèmes (en rimes !) et surtout des “surprises”. La surprise désigne en fait l’emballage spécial qui contient le cadeau. En réalité cette surprise est souvent plus importante que le cadeau lui-même.

Pour concocter une “surprise” réussie, il faut faire preuve d’une imagination sans limite et aussi d’un bon sens de l’humour.

Voici pour exemple (et inspiration ?) la surprise réalisée par mon enfant et ses amis à l’école.

Pas mal non ? Bonne fête de Sinterklaas à toutes et tous !

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Vous, Français des Pays-Bas, connaissez certainement la gestion de l’agenda « à la néerlandaise »  mais oui celle qui fait que vous affirmez sans aucun doute ne plus avoir de week-end de libre avant mars voire avril 2018 ! Alors je m’y prends peut-être un peu en retard (mais je ne l’espère pas) en vous annonçant dès maintenant que je tiendrai ma prochaine permanence d’élue le lundi 18 décembre de 11h à 13h au consulat général de France à Amsterdam.

Les modalités sont simples :

Il suffit de prendre rendez-vous avec moi par téléphone (06-24261112) ou par mail (conseiller@helenedegryse.nl) avant le dimanche 17 décembre. Vous devrez vous annoncer et vous munir d’une pièce d’identité le jour de la permanence.

Pourquoi cette permanence ?

Elue de terrain, je suis sans cesse à l’écoute des préoccupations (nombreuses) des Français des Pays-Bas. Fréquemment, on m’interroge sur des problématiques diverses et complexes et nombreuses sont les personnes qui soulignent qu’elles sont heureuses de me parler “en vrai” plutôt que par téléphone et par mail.

Maintenant

N’hésitez pas à partager cette information autour de vous : fiscalité , scolarité, retraites, sécurité, nationalité, actualités, carrière et entreprise nombreux sont les sujets sur lesquels nous pourrons échanger !

Si vous voulez me rencontrer mais n’êtes pas disponible le 18 décembre, nous conviendrons ensemble d’une autre date pour une rencontre. Au plaisir de vous (re)voir !

 

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Depuis la semaine dernière, le microcosme des élus consulaires en ligne semble sortir d’une certaine torpeur estivale. Brusquement et alors que les dernières semaines étaient plutôt calmes, les appels, interpellations, pétitions semblent se multiplier.  Les publications, souvent acerbes, parfois moins acérées, se suivent sur les réseaux sociaux.

Toutes ces initiatives sont porteuses d’une sémantique forte et finalement similaire. Jugez-en par vous-même : on nous parle d’une « marginalisation des Français de l’étranger », de la « représentativité des Français de l’étranger en voie de devenir un simulacre », on accuse les députés LREM « d’avoir poignardé les Français de l’étranger », les Français de l’étranger sont qualifiés de « grands sacrifiés du nouveau monde » etc. Ces joutes verbales d’un lyrisme ampoulé aussi belliqueux que creux pourraient prêter à rire certes… mais un instant seulement…

En effet, derrière cette indignation multiple se cache un combat tout autre qu’il convient de ne pas perdre de vue : les prochaines élections sénatoriales.

Véritable troisième tour de cette année électorale, ces élections vont permettre aux grands électeurs, à savoir 533 élus des Français établis hors de France (442 conseillers consulaires, 68 délégués consulaires, 12 sénateurs et 11 députés) de renouveler la moitié de leurs douze sénateurs. 2 sortants (de droite) ayant déjà annoncé leur « retraite », les appétits s’aiguisent et semblent sans limite. La lutte, dantesque, a déjà commencé.

©Senat

D’ores et déjà il est clair que les deux partis traditionnels habitués, jadis, à se partager le pouvoir au gré des élections nationales et les sièges au gré des élections sénatoriales, semblent s’être enfin mis d’accord sur une chose : la cause de tous les maux est LREM et l’homme à abattre Emmanuel Macron.

A partir de ces constats on peut noter une amnésie qui semble endémique : ces deux partis semblent oublier qu’ils étaient aux manettes depuis plusieurs décennies et reprochent tout, ou presque, à un nouveau parti récemment au pouvoir.

Je sais bien que les étés qui précédent les élections sénatoriales sont propices aux raccourcis faciles et populaires (populistes ?) mais, en l’occurrence, les ficelles électorales de ce regain d’activité semblent bien trop épaisses pour être prises au sérieux !

En matière de représentativité des Français des l’étranger certaines avancées ont été obtenues mais les ratés ont été nombreux aussi : la gratuité de l’enseignement français à l’étranger (promesse électorale financièrement intenable du candidat Sarkozy) n’a jamais pu être appliquée en totalité avant d’être tout simplement annulée. Pensons aussi aux mesures fiscales de Hollande… la liste serait longue.

Il ne faudrait pas non plus oublier la réforme ambitieuse mais inaboutie portée par la sénatrice Hélène Conway (candidate à sa réélection) qui a créé une catégorie d’élus riches en idées et en actions mais pauvre en moyens. Ces conseillers consulaires (appellation tellement mal choisie) dépendent trop souvent encore de la bonne volonté de l’administration eux qui sont pourtant élus de la nation, au suffrage universel de surcroit…

De grâce, responsables politiques et candidats battus et déçus des législatives, arrêtez de ressasser vos frustrations (légitimes) suite à une défaite souvent cinglante et difficile que des œillères politiques et historiques vous ont souvent empêchés d’anticiper.

Arrêtez candidats aux sénatoriales de penser que l’absence d’un ministère en charge des Français de l’étranger implique l’absence d’un interlocuteur dédié pour les questions qui nous concernent. Macron a annoncé un gouvernement resserré et une rigueur budgétaire, cette décision était donc à prévoir et vous le savez bien. D’ailleurs la présence d’un tel ministre et secrétaire d’état n’a pas toujours été gage (euphémisme) de bons traitements de nos questions.

Dois-je vous rappeler à tous les précédents « historiques » qu’ont constitué les nominations de David Douillet et Edouard Courtial ? Celles-ci  n’avaient pas contribué à mettre notre communauté et nos problématiques à l’honneur…

Arrêtez de dire que les mots « Français de l’étranger » n’ayant pas encore été prononcés par le président et le premier ministre, le pouvoir nous méprise. Évidemment, nous ne pouvons souhaiter faire partie à part entière de la communauté française, être traités, dans la mesure du possible, comme des Français de France, avoir les mêmes droits et prérogatives et vouloir, en même temps, toujours être différenciés !

Les griefs actuels sont multiples et parfois très légitimes, on s’inquiète des importantes baisses de budget annoncées, de la survie des associations et établissements scolaires sans l’apport de la réserve parlementaire.

Souvent toutefois, les griefs ressemblent plus à des caprices. On demande si tel élu a bien été invité à une réunion, on scrute le moindre mot prononcé par un député ou ministre, on demande un compte rendu de réunion dès qu’elle a eu lieu. Les exigences sont fortes et la critique facile alors qu’avant elles ne s’exprimaient pas ou peu….

A ce sujet, la suppression de la réserve parlementaire est caractéristique, cette réserve a été très utile au fil des ans. Il est plus que souhaitable que ces fonds perdurent pour les initiatives éducatives et sociales (au sens large).

On ne peut toutefois reprocher à un président de ne pas aller assez loin dans la rigueur budgétaire et ensuite se plaindre lorsque ces réductions nous impactent… A cet égard les anciens farouches défenseurs de F. Fillon qui avait « le meilleur programme de réduction budgétaire pour redresser la France » ne sont pas crédibles en critiquant les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement.

Finalement souvent en attaquant ainsi le présent et l’avenir proche, ce sont souvent les mauvaises décisions, l’immobilisme et les échecs passés qui sont mis en exergue…

Alors s’il vous plait, vantez vos listes, vos candidats, exposez vos propositions, détaillez vos programmes, donnez-nous envie de voter pour vous.

En s’élevant tous un peu, ce sont tous les Français de l’étranger qui seront valorisés. Nous en nous sortirons ainsi tous grandis !

Bonne campagne à toutes et tous !

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La fête de la musique aux Pays-Bas, beaucoup s’y sont essayés au fil des ans et peu y sont parvenus !

Depuis 2013 ce rêve est devenu réalité et 2017 marque la troisième édition dans la capitale néerlandaise, cette année au Jungle, dans le quartier est d’Amsterdam.

Cet évènement est organisé par l’Entente des associations francophones qui regroupe la quasi totalité des associations, fondations et structures françaises et francophones des Pays-Bas.

Créée en 2009 sous l’impulsion du consul général de l’époque, l’Entente a depuis bien grandi et peut se féliciter d’avoir organisé 4 bals du 13 juillet (successivement à Amsterdam, La Haye, Rotterdam et Amsterdam) et 4 fêtes de la musique (La Haye, Rotterdam et 2 éditions à Amsterdam) !

L’édition 2017 qui a lieu à Amsterdam, promet d’être une belle réussite : la programmation est riche et variée, le lieu est novateur et sympathique et les soutiens et sponsors sont nombreux.

Je porte une grande affection pour l’Entente francophone dont je suis désormais vice-présidente.

L’équipe soudée et forte est depuis 2009 parvenue à créer un bel élan fédérateur autour d’un événement festif.

L’Entente peut, chaque année, compter sur le soutien des partenaires associatifs, des nombreux sponsors et des partenaires institutionnels (ambassade et consulat).

Je sais que l’organisation d’un tel événement demande un réel investissement personnel chronophage surtout dans les dernières semaines menant à la fête ; je vous invite de tout cœur à venir ce dimanche 25 juin 2017 à Amsterdam dès 12h30 et à acheter des tickets de tombola pour financer les prochaines éditions ! Inscription gratuite mais obligatoire sur le site web de l’entente.

Musicalement vôtre !

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Si vous me lisez régulièrement ou me suivez sur les réseaux sociaux, cela ne vous aura pas échappé, deux samedis matins par mois je suis à En famille, la fondation FLAM (Français langue maternelle). Cette structure, née à Amsterdam est désormais présente dans plusieurs villes du pays. En tant qu’élue de proximité et de mère d’enfants scolarisés dans le système néerlandais, je suis particulièrement sensible au travail des bénévoles des structures FLAM.

Ces « écoles du samedi » comme elles sont parfois injustement qualifiées, permettent de faire vivre le français, de manière ludique au sein de nombreux foyers francophones binationaux et internationaux de par le monde et touchent en puissance un nombre important d’enfants.

Ces dernières années, la fondation En Famille est passée à la vitesse supérieure notamment grâce à l’aide du désormais ancien député du Benelux Philip Cordery et de sa réserve parlementaire.
Lorsque la fondation En famille a demandé mon aide pour leur célébration, j’ai bien entendu répondu oui. Ce samedi, je serai donc présente avec plusieurs casquettes, mais c’est avec mon coeur de maman que je suivrai le spectacle des enfants samedi 24 juin.

Voici ci-dessous le communiqué officiel pour les 10 ans

 

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Les Conseillers consulaires des Pays-Bas organisent, en coopération avec l’Ecole Wallonne d’Amsterdam, un débat entre les candidats qui se présentent aux élections législatives pour le Benelux (scrutins des ‪4 et 18 juin‬).
Ce débat est prévu ‪le mardi 30 mai‬ dès ‪18h30‬ à l’Eglise Wallonne d’Amsterdam (l’entrée est gratuite).
Tous les Français des Pays-Bas sont les bienvenus !  Laurent Hermelin, aidé de Peter Winnink, animeront cette soirée. Ce débat sera a priori filmé afin d’en faire un Facebook live.  Pour assurer la bonne organisation de la soirée merci de vous inscrire en envoyant un mail à conseillersconsulairespaysbas@gmail.com en précisant votre nom et le nombre de places. Venez nombreux ! Merci de partager !

Nous allons prochainement confirmer les inscriptions reçues.

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Au début du mois, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a choisi de s’exprimer en anglais lors d’une visite en Allemagne. Regrettant de ne pas pouvoir s’exprimer en allemand (devant un parterre international), il expliqua avoir choisi l’anglais par facilité et pour être compris.

Cette visite internationale eut un grand écho et Macron fut par la suite accusé de tous les maux (par ses adversaires) pour n’avoir pas parlé français : trahison nationale, désertion, posture calculée moderne etc..

Tout semble en effet actuellement bon (de l’extrême droite à la gauche) pour taper sur “le” Macron.

Certains insinuèrent même que cet emploi de l’anglais s’inscrivait en réalité dans une stratégie de ringardisation de la francophonie et de dissimulation de son inexpérience…

Je vous confesse avoir été interloquée puis finalement attristée par toutes ces réactions.

Vivant à l’étranger depuis bien longtemps, je sais que parler une langue autre que sa langue maternelle n’est pas renier celle-ci bien au contraire. Je sais aussi que c’est en parlant très bien néerlandais et anglais que je fais finalement le mieux la promotion de la France et du français.

Vous le savez certainement, aux Pays-Bas, l’anglais est réellement une langue que l’on parle très bien et activement. Les Néerlandais sont d’ailleurs réputés pour leur maîtrise des langues en général avec, il est vrai aussi le français en perte de vitesse.

J’avoue ainsi avoir été plusieurs fois très gênée en constatant que les représentants de la France (tout en ayant suivi pour la plupart de longues études) n’étaient, en visite aux Pays-Bas, pas en mesure de s’exprimer autrement qu’en français et qu’ils se reposaient sur le niveau de français de leurs homologues NL.

Timmermans et Fabius 2013

A l’inverse, j’avais ressenti une immense fierté devant le brillant discours en français de Frans Timmermans, alors ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas lors de l’inauguration de l’Ambassade de France aux Pays-Bas. Il avait rendu bien pâle, tant sur le fond que sur la forme, le discours de son homologue français de l’époque Laurent Fabius…

En 2015, lors de sa visite aux Pays-Bas pour le grand départ du tour de France et de l’année économique franco-néerlandaise, Emmanuel Macron (alors ministre de l’Economie) s’était exprimé en anglais. La France avait alors bénéficié de cet échange direct et positif.

Les Néerlandais me disaient alors, tiens il se débrouille bien en anglais « pour un Français ».

La maitrise suffisante de l’anglais devrait être une condition préalable à tout exercice de fonction politique et de surcroit, la fonction suprême. Tel est d’ailleurs l’avis des Français qui estiment à 41% qu’un président de la République devrait être bilingue tandis que 49% estiment qu’il devrait parler anglais couramment.

Je ne peux m’empêcher de noter que le mauvais niveau d’anglais général des femmes et hommes politiques et leur refus de parler cette langue en public n’a pas permis de lutter contre une perte de vitesse du français dans de nombreux pays, dès lors il serait certainement pertinent d’adopter une autre stratégie non ?

A cet égard, je signale que nos ambassadeurs de France aux Pays-Bas, pour être compris, s’expriment régulièrement en anglais. L’allocution du 14 juillet 2016 fut ainsi en partie prononcée dans la langue de Shakespeare « Oh shocking » ? Pas du tout ! Je sais que la France a marqué des points à cette occasion.

Alors to speak or not to speak “english” cela ne devrait même pas être une question…

Pour finir sur une note d’humour, un petit florilège de nos hommes politiques « parlant » anglais.

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En pédalant devant le Scheepvaartmuseum (Musée de la marine à Amsterdam), je repense à la visite officielle de François Hollande le 20 janvier 2014, il y a 3 ans exactement, dans ce lieu.

Cette très réussie visite a redynamisé durablement la relation bilatérale et stimulé les échanges commerciaux et culturels entre “mes” deux pays.

Dans son discours, le président Hollande parlait de la France comme un pays “utile au monde”. Depuis 2014, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts (image parfaite pour Amsterdam, vous en conviendrez !).

La France, l’Europe et le monde ont été régulièrement touchés par le terrorisme, le paysage politique français semble être à la croisée des chemins. François Hollande a choisi de ne pas briguer un second mandat.

Je pense aussi qu’en ce jour, Trump deviendra officiellement le 45e Président des Etats-Unis d’Amérique. Etrange époque….

 

Les photos officielles du 20 janvier 2014 se trouvent ici.

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Vous le savez sans doute maintenant, je tiens régulièrement des permanences d’élue. Actuellement à La Haye et Amsterdam, il se peut qu’elles aient également lieu dans d’autres villes à l’avenir. Cet engagement de campagne me tient à coeur et les nombreuses personnes rencontrées et les échanges constructifs générés par ces rencontres me confirment la nécessité de poursuivre ces permanences en 2017. Je suis particulièrement ravie de voir que je parviens à avancer sur des sujets concrets comme les certificats de vie.

MarianneOn me demande parfois à quoi servent ces permanences et sur quels sujets les Français des Pays-Bas souhaitent échanger avec moi. En respectant la confidentialité de nos échanges, je peux toutefois vous informer avoir parlé de sujets aussi divers et riches que les retraites et les certificats de vie, les gardes d’enfants et les problématiques liées aux divorces internationaux mais aussi l’enseignement du français et en français, les cours FLAM, le paysage culturel aux Pays-Bas et bien d’autres sujets encore…

Lors de ma récente permanence à La Haye j’ai ainsi eu le plaisir de faire connaissance avec Michel Armand Demai. Michel habite aux Pays-Bas depuis plus de 3 décennies et a un parcours atypique. Conducteur de trams la nuit dans la région de La Haye, il est poète le jour ! Son objectif actuel est d’entrer en contact avec la communauté française et francophone des Pays-Bas afin de faire connaitre sa poésie.

Le poète et la conseillère

Le poète et la conseillère

Lors de notre rendez-vous, il m’a parlé de son parcours et de son travail de poète mais aussi de ses fonctions en tant que délégué de l’association Arts et Lettres de France aux Pays-Bas. Il m’a invitée à lire ses recueils publiés et m’en a même dédicacé un (La voix du poète).

J’ai échangé avec lui sur les diverses possibilités de mettre en valeur son travail et sa poésie. J’ai ainsi l’intention de le convier à un prochain Goûter Culture de la fondation Trait d’Union et depuis notre rencontre je fais connaitre son travail à la communauté (en commençant par cet article à partager à volonté).

Pour découvrir dès maintenant le travail de Michel, rendez-vous sur son site Web.

Si vous souhaitez lire ses écrits, merci de me contacter, je vous prêterai un de ses recueils. Depuis ma rencontre, je lis tranquillement ici et là un poème de Michel et je me transporte avec délice dans son univers créatif.

Comme l’écrivait Voltaire dans son dictionnaire philosophique “La poésie est la musique de l’âme, et surtout des âmes grandes et sensibles”. Vendredi dernier, en plus d’avoir rencontré un compatriote, j’ai fait la connaissance d’une belle personne.

Merci Michel et à très bientôt !