Mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017 aura lieu à Amsterdam un grand exercice de simulation en cas d’attaque terroriste.

Différents lieux de la capitale serviront à cet exercice notamment le restaurant Haddock, Zeeburgereiland et la station de métro (pas encore en service) Europaplein.

A savoir, le niveau d’alerte est élevé depuis mars 2013 aux Pays-Bas avec un risque réel d’attaque sans indice concret d’une attaque imminente.

Pour des informations sur l’annonce de l’exercice cliquez ici, pour des informations plus concrètes sur l’exercice cliquez ici.

Merci de partager le plus largement possible !

Arrivée du Président de la République avec, à ses côtés, Marc Villard, Président de l’AFE

Au début du mois d’octobre avait lieu la 27e session de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Ancienne benjamine de cette asssemblée,  j’en serai bientôt de nouveau membre dans le cadre d’une rotation de liste au niveau Benelux. Je m’y rends déjà à chaque session et assiste aux séances publiques pour exercer au mieux mon mandat de terrain et pour faire remonter les préoccupations des Français des Pays-Bas (notamment l’enseignement et la suppression de la réserve parlementaire).

Fin août, le président Macron avait annoncé lors de la conférence des Ambassadeurs qu’il se rendrait à l’Assemblée de Français de l’étranger.

Photo de famille, préparatifs

En faisant cette annonce, il écrivait déjà l’histoire, car jamais, depuis la naissance de cette assemblée, un président en exercice ne s’y était rendu.

Cette session d’octobre promettait déjà d’être historique comme toutes celles qui suivent directement les élections sénatoriales… Celle-ci allait-elle dépasser les attentes ?

Alors comment s’est passée cette 27e session ?

L’écrivain et scénariste Emmanuel Carrère écrivit récemment que le président Macron est en mesure de « séduire une chaise » dans un long portrait publié par le Guardian, inutile de dire que les membres de l’Afe et les nombreux conseillers consulaires présents succombèrent eux aussi à l’opération “Macron séduction”.

Le selfie présidentiel

Son discours volontaire, énergique, frais et européen (trop selon certains, rappelons que l’assemblée AFE rassemble des conseillers du monde entier) fut une véritable déclaration d’amour aux Français de l’étranger tout en insistant sur la nécessité de réformer, de moderniser et aussi, de faire des économies…

Cette assemblée, dont la composition date encore de l’ère des « anciens partis » et du clivage classique droite (avec UFE et indépendants) et gauche (PS-Verts-FI sous le nom FDM), réagit toutefois de manière positive à ce discours et surtout à la disponibilité du chef d’état. Si la jeunesse ne fait et ne peut pas tout, il convient de noter que l’AFE a été prise toute la semaine dans un tourbillon dynamique appréciable après quelques années plus « tranquilles ».

Le président a promis la modernisation des démarches administratives pour les Français de l’étranger, il annonça surtout le retour du vote électronique pour les élections consulaires de 2020 « sinon la France n’est plus la France ». Son discours complet se trouve ici.

J’avoue avoir observé avec un amusement les élus, dont certains avaient passé l’été à critiquer l’action de Macron alias « Jupiter », qui se jetèrent littéralement sur le président pour tenter des clichés souvent improbables et pourtant existants !  Certains élus s’enorgueillirent même d’avoir une photo mais de ne pas la diffuser 🙂

Toute la semaine fut placée sous le signe d’une équipe renouvelée et sur des méthodes de travail nouvelles elles aussi. Le secrétaire d’état Jean-Baptiste Lemoyne rencontra ainsi le bureau de l’AFE ainsi que tous les présidents de commissions pour échanger. Il promit de le faire à chaque session pour travailler au plus près avec les conseillers sur les dossiers.

Monsieur Lemoyne revint en fin de session pour une intervention et pour écouter les travaux des différentes commissions. Il répéta sa volonté de travailler ouvertement avec les élus et ajouta que ses équipes se pencheraient prochainement sur les dossiers brûlants notamment la mise en place d’un mécanisme de remplacement de la réserve parlementaire. Son intervention complète se trouve ici.

Avec Ronan Le Gleut, tout nouvellement élu sénateur, et Olivier Cadic, élu en 2014.

La semaine AFE fut aussi pour moi l’occasion de retrouver de nombreux collègues du monde entier et de passer une très agréable soirée en compagnie des sénateurs Cadic et Le Gleut.

Pieyre Alexandre Anglade (député Benelux) et Pierre Girault (Luxembourg)

J’ai particulièrement apprécié la soirée du rayonnement français organisé par la sénatrice Joelle Garriaud-Maylam qui mit à l’honneur des femmes et des hommes d’exception. Mon coup de coeur allant naturellement à Thomas Pesquet qui mit des étoiles dans les yeux des participants avec son superbe discours.

La prochaine session de l’AFE se tiendra du 12 au 16 mars 2018, nous verrons si les promesses du président et du secrétaire d’état se transforment en actions. En effet après la déclaration d’amour, les Français de l’étranger voudront voir des preuves d’amour et le réseau AEFE en souffrance et le remplacement de la réserve parlementaire seront des thèmes centraux.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Retrouvez les travaux complets des commissions ici :

Commission des lois, des règlements et des affaires consulaires : http://www.assemblee-afe.fr/octobre-2017-travaux-de-la-commission-des-lois-des-reglements-et-des-affaires-consulaires.html

Commission de l’enseignement, des affaires culturelles, de l’audiovisuel extérieur et de la francophonie : http://www.assemblee-afe.fr/octobre-2017-travaux-de-la-commission-de-l-enseignement-des-affaires-culturelles-de-l-audiovisuel-exterieur-et-de-la-francophonie.html
commission des affaires sociales et des anciens combattants :

Vous le savez sans doute maintenant, je suis particulièrement ravie lorsque des expos ou événements associent les cultures francaise et néerlandaise. C’est donc d’un pas allègre que je me suis récemment rendue à la visite presse de l’expo événement du Musée Van Gogh : Nederlanders in Parijs.

Chapitre Ary Scheffer

Cette exposition nous présente la Ville Lumière vue par huit artistes venant des Pays-Bas : Van Spaendonck, Scheffer, Jongkind, Kaemmerer, Breitner, Van Gogh, Van Dongen et Mondriaan.

Les quelques 120 oeuvres qui composent l’exposition nous offrent un puissant tour d’horizon de la capitale française, de son pouvoir et son influence sur les artistes et proposent des mises en contexte avec des contemporains d’autres nationalités.

L’exposition constitue aussi un voyage dans le temps par le biais de différents courants artistiques.

 

Nederlanders in Parijs constitue une véritable ôde aux échanges culturels avant la lettre et les huits artistes composent chacun un chapitre d’une belle histoire d’amour franco-néerlandaise ou plutôt néerlando-parisienne.

J’ai beaucoup apprécié le « mapping » de Paris réalisé par le RKD qui nous fait découvrir les lieux de vie et de travail des différents artistes néerlandais.

Je vous invite à observer avec attention l’évolution artistique de Van Gogh au contact de la ville.

A noter, le 9e chapitre de cet événement est l’exposition Nederlanders in Barbizon, Maris, Mauve, Weissenbruch prochainement au musée « Mesdag Collectie » à La Haye.

L’exposition (incluant le 9e chapitre Barbizon) se déplacera au Petit Palais début 2018 (à compter du 6 février). Je vous conseille vivement le superbe catalogue de l’exposition.

Le musée Van Gogh se fait parisien

Vous le savez certainement les grands électeurs (conseillers et délégués consulaires, sénateurs et députés) étaient appelés à renouveler 6 des 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger dimanche 24 septembre. Cette année, j’avais choisi de voter en personne à Paris. J’ai même eu l’honneur d’être la secrétaire du bureau de vote. En voici les résultats complets.

Les résultats de ce scrutin sont sans appel avec la liste Bansard qui prend 2 sièges et double largement son score de 2014, année où la tête de liste n’avait pas été élue à une voix près !

Son succès, que beaucoup avaient envisagé, a toutefois généré une onde de choc chez certains ! Le soir du vote, Jean-Yves Leconte, sénateur tout fraichement réélu, a ainsi exprimé ses doutes quant aux méthodes employées par la tête de liste.

Il appartiendra à d’autres instances de se prononcer sur ces points et de vérifier si le cadre légal a bien été respecté.

Dans un monde où les grands électeurs ne supportent pas les parachutages (comme le montre le lourd échec de la liste En Marche cette année ou celui de Dominique Paillé en 2008), la liste Jean-Pierre Bansard réussit à faire deux sièges et à faire élire sénateurs deux personnes non grands électeurs et non résidentes à l’étranger !

Je note que Jean-Pierre Bansard, homme d’affaires brillant et infatigable, a fait preuve :

d’intelligence car il a compris que la réforme de 2013 avait créé de nouveaux élus sans moyens et sans reconnaissance.

La création de l’ASFE, cette association (il s’agit en fait d’un parti politique) fit en réalité office de machine électorale de séduction de grands électeurs. Elle a ainsi, au fil des ans, valorisé les grands électeurs par des portraits, des infographies bien conçue et des informations prêtes à l’emploi.

Avec un secrétariat général qui ne s’est pas occupé des Conseillers et délégués consulaires mais uniquement des conseillers AFE, l’administration a laissé un espace que Jean-Pierre Bansard a habillement occupé. Il a créé des adresses mails pour tous les élus consulaires, mis à la disposition des bureaux pour les conseillers en visite à Paris. Il a compris mieux que tous et avant tous, que ce besoin de reconnaissance et de prise en considération, était la clef d’une élection historique.

Hôtel de Salm

de moyens, homme ayant fait sa fortune dans des activités de fret puis dans l’hôtellerie, monsieur Bansard dispose de moyens financiers qui semblent sans limites, avec une solide équipe de collaborateurs dont un dessinateur qui “croque” régulièrement la vie des Français de l’étranger. Son Alliance Solidaire publie très régulièrement des portraits et des infolettres. Il peut se déplacer dans le monde entier à la rencontre des grands électeurs. Il a par ailleurs organisé deux somptueuses soirées à l’hôtel de Salm (en octobre 2016 et mars 2017). Ces soirées ont durablement marqué les esprits.

Table d’honneur

de ténacité. Monsieur Bansard que je connais depuis 2011 (juste avant mon entrée à l’AFE) a toujours fait preuve de volonté, il a, au fur et à mesure, contacté tous les conseillers et délégués (je suppose) même ceux encartés (surtout peut-être !). Il sait que l’appartenance à un parti est une chose et que le secret du vote en est une autre. Si certains se sont sentis poursuivis (sic) d’autres ont admiré sa sollicitude.

Pour sa troisième candidature,  il n’a donc rien laissé au hasard. Des doutes ont été formulés quant au nombre de procurations par rapport à 2014. Là aussi il appartiendra ou non à d’autres de se prononcer sur ce point.

En élisant deux non-élus et non Français de l’étranger, beaucoup estiment que nous (grands électeurs) nous nous fragilisons.

Programme de la soirée 9 mars 2017

On peut bien logiquement aussi s’interroger du principe d’égalité devant le suffrage suite à tous les éléments exposés ci-dessus, toutefois on constate aussi que le candidat “surprise” et probablement le moins “préparé” et le plus pris par le temps, Ronan Le Gleut a également été élu. Ce sera donc aux autres listes qui ont essuyé un échec de faire leur “examen de conscience”.

Les soutiens confirmés de Jean-Pierre Bansard soulignent que c’est sa grande liberté et son indépendance par rapport à l’argent public qui lui permettront d’agir vite et bien pour faire réussir la représentation des Français de l’étranger. Effectivement, il peut seul décider de rapidement agir ou pas selon les dossiers qui lui seront présentés. Nous, élus de la nation, devons-nous nous réjouir de cette situation, de cette « bansardisation de la représentation des Français de l’étranger » ?

Les premières semaines du mandat de Jean-Pierre Bansard et Evelyne Renaud seront cruciales pour voir s’ils souhaitent réellement travailler en toute ouverture pour tous et avec tous.

 

 

 

 

 

Vous le savez certainement, la famille et l’enseignement sont des préoccupations majeures dans mon mandat d’élue de terrain aux Pays-Bas.

Depuis de longues années, je connais la spécificité du paysage « Enseignement français » aux Pays-Bas. Ici, le lycée français (en gestion directe) se situe à La Haye (siège des ambassades et tribunaux internationaux) tandis qu’à Amsterdam se trouve une “petite école” avec la maternelle et le primaire. Longtemps appelé “l’annexe”, il s’agissait à l’origine de baraquements en bois.

Rencontre avec une partie de l’équipe lors d’une permanence d’élue début 2017

Depuis plusieurs années, l’école a emménagé (en location) dans des locaux plus grands du quartier de Pijp, locaux qui se sont toutefois révélés rapidement trop petits face à la demande accrue.

L’enseignement se finissant au CM2, les élèves sont invités à poursuivre leur scolarité au secondaire à l’Ecole européenne de Bergen ou alors à La Haye, nécessitant un déménagement (souvent pas envisageable) ou alors des transports fatigants.

Depuis longtemps, l’absence de collège/lycée est regrettée par les parents. En tant qu’élue, j’ai toujours tenu un discours de vérité aux parents et n’ai jamais laissé miroiter un collège lycée soutenu entièrement et uniquement par l’AEFE.

En effet, l’agence a toujours été claire sur ce point, elle ne pouvait créer un nouveau collège lycée en raison de la trop grande proximité du lycée de La Haye et de l’Ecole de Bergen.

L’agence, avec ses budgets plus que contraints (la récente actualité nous l’a d’ailleurs confirmé) a d’autres zones prioritaires.

Régulièrement, je reçois des demandes de parents qui me demandent de les aider et, depuis plus d’un an, la situation semble avoir changé. La dynamique démographique s’est emballée avec un boom économique dans la capitale et de plus en plus de Français qui s’installent à Amsterdam.

Les grandes entreprises internationales cherchent à attirer les personnels français et francophones. Dans ce contexte, l’absence d’un collège Lycée français pour une grande capitale est un énorme inconvénient.

Un petit groupe de parents m’a contactée il y a 12 mois environ me demandant conseil. Lors d’une permanence consulaire, j’ai partagé, en toute transparence, le discours de l’AEFE et je leur ai conseillé de travailler ensemble sur un projet viable de création d’établissement.

Récent point sur le projet, juste avant les vacances d’été.

J’ai, dans ce cadre, longuement échangé avec le Sénateur Olivier Cadic sur le plan école tel qu’il a été conçu et appliqué à Londres. Mon collègue Jean-Hervé Fraslin (conseiller à l’assemblée des Français de l’étranger et administrateur à l’AEFE) m’a été d’une aide précieuse pour poser cette problématique sur la table lors de sa visite à Amsterdam à l’automne 2016.

Si l’AEFE n’aidera pas la création d’un collège lycée, elle a toutefois tout intérêt à suivre l’évolution du projet.

Le sympathique et pragmatique groupe de parents a donc relevé les manches et travaillé efficacement à une levée de fonds pour mettre en place une fondation, premier pas pour pouvoir travailler à un futur collège-lycée.

Pour avancer, toujours en toute transparence, j’ai convaincu mes collègues conseillers consulaires qu’il fallait convoquer une réunion avec l’ambassade, le consulat et le proviseur du lycée, pour parler des différents projets et possibilités.

Cette réunion, qui eut lieu en début d’année 2017, eut le mérite de poser les problématiques sur la table. Je suis d’ailleurs ravie de noter qu’une seconde réunion aura lieu en octobre (je regrette que la fondation ne soit pas invitée mais je serai présente et formulerai leurs avancées récentes).

Dans ce projet, nous sommes en effet tous partenaires même si les vrais acteurs sont les parents qui portent le projet.

A l’heure actuelle, l’idée (défendue par les parents d’élèves, JH Fraslin et moi-même) est d’innover ! L’idée serait en effet d’intégrer une offre pédagogique venue de France dans un établissement existant, permettant de débuter le projet au plus vite, à la rentrée 2018 ! Ce projet-pilote pourrait être porteur de nouveaux espoirs dans bien des zones du monde à l’heure où l’AEFE est à la croisée des chemins !

Actuellement le projet se met en place de manière plus concrète et voici ce que vous pouvez faire pour aider.

Signer la pétition adressée au président de la République Emmanuel Macron

Suivre l’actualité du projet sur le site Web.

Le projet avait mis en place une cagnotte pour récolter des fonds et celle-ci a permis de créer la fondation ! Si vous souhaitez aider financièrement le projet, vous pouvez le faire savoir.

N’hésitez pas à parler du projet autour de vous, je ne manquerai pas de mon côté de vous tenir au courant !

 

 

Vous le savez peut-être, se joue actuellement le 3e round électoral de l’année 2017. Celui-ci, moins connu et moins médiatisé que les présidentielles et les législatives, tient toutefois depuis quelques semaines en haleine le microcosme des élus consulaires (élus des Français de l’étranger) qui sont grands électeurs de ce scrutin indirect.

L’élection du 24 septembre (avec un vote possible par anticipation le 16 septembre) permettra de renouveler 6 des 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Sur les 6 sortants, 2 ne se représentent pas, les appétits sont donc logiquement aiguisés et les ambitions de certains sont grandes !

Actuellement ce sont 10 listes (!) qui tentent d’attirer les faveurs, pardon les suffrages, des 533 grands électeurs (conseillers et délégués consulaires et parlementaires des Français de l’étranger).

Une campagne est toujours un instant incroyable de « réalité augmentée », de « mentir vrai » où chaque liste essaie de séduire un électorat.

Si les tentatives sont souvent nobles, elles ont souvent aussi une dimension « tragicomique » : lorsque des sortants promettent des choses qu’ils n’ont pas été en mesure de faire durant leur(s) mandat(s), ou lorsqu’un sortant met finalement en branle sa communication en direction des grands électeurs 2 semaines avant le scrutin…

Ces campagnes sont toujours aussi complexes et frustrantes pour les non candidats, on voit souvent partir sur différentes listes des amis. La grande famille des Français de l’étranger, le temps d’une campagne, s’écharpe sans ménagement.

Les grands électeurs sont parfois pris en étau, certains nous reprochent de trop nous afficher, d’autres de ne pas assez le faire, de liker certaines publications, de ne pas en liker d’autres en bref… la tension est à son comble et c’est bien logique….

Un article que j’avais publié cet été m’avait ainsi valu des réactions assez fortes et variées.

Une campagne sénatoriale ne serait pas une vraie campagne sans que des rumeurs folles circulent : élus de terrain qui n’en seraient pas, accords sous le manteau sur des postes à pourvoir, achats d’électeurs, tous les ingrédients sont là pour donner un air de très mauvais roman à ce cru 2017…

Avec Isabelle Heuzé, Vincent Merk et Philippe Perret, 3 colistiers « Les Pieds sur Terre aux Pays-Bas »

Personnellement, fidèle à mon engagement pris auprès de mes colistiers des élections consulaires sur la liste “les Pieds sur terre aux Pays-Bas”, j’ai commencé à échanger avec eux au sujet des listes en présence et je formulerai mon choix et expliquerai mon vote auprès d’eux et auprès d’eux seulement.

Ces dernières semaines, j’ai eu le plaisir d’échanger avec la plupart des têtes de liste (ou suivants de liste).

Si je sais bien que lors de ces échanges, on me dit souvent ce que j’ai envie d’entendre, je suis infiniment reconnaissante du temps passé par les différents candidats à expliquer leur programme et à échanger avec moi. Certains ont, plus que d’autres, pris le temps de répondre patiemment à mes nombreuses questions.

Je ne peux toutefois m’empêcher de constater « l’entre-soi » de cette campagne. Les grands électeurs se voient parfois offrir un miroir grossissant et embellissant, les filtres Photoshop ne sont rien par rapport aux promesses (souvent coûteuses) qui nous sont faites !

Plus grave, certains candidats n’ont tout simplement rien révélé de leurs positions politiques ou sociétales… L’indépendance est une chose, la clarté en est une autre, c’est à mes yeux une condition sine qua non lorsque l’on souhaite être parlementaire…

Bon vote à ceux qui votent par anticipation, bonne fin de campagne aux candidats !

Je ne dirai pas que les meilleurs gagnent car je sais, malheureusement, qu’une élection est souvent injuste et cruelle.

Information importante, le vote aux sénatoriales est obligatoire, toute abstention génère une amende de 100 €.

 

Les petits élèves d’Amsterdam et de la province « Noord Holland » ont repris le chemin de l’école lundi 4 septembre après 6 semaines de vacances (5 pour le personnel enseignant qui a repris une semaine avant). 6 semaines seulement entend-on souvent dire en France !

Hasard du calendrier, cette date coïncidait avec la rentrée des classes en France.

Les différences entre les deux rentrées sont toutefois plus nombreuses que les points communs.

Chaque séjour en France est ainsi pour moi l’occasion de répondre aux nombreuses interrogations de mes amis et ma famille quant au système scolaire néerlandais. En échangeant, j’ai même parfois l’impression de vivre dans un pays exotique !

En effet ici pas de devoirs et un système où l’apprentissage de l’autonomie est le maître-mot….

Le système d’éducation est très ouvert, (permissif diront certains) produisant des élèves indépendants (mal élevés selon d’autres !)

Aux Pays-Bas, l’autorité n’est en effet pas le principe de base de l’apprentissage centré autour du faire et non du savoir.

Colles côté français

D’ailleurs le concept de “rentrée” n’existe pas, ici pas de rayons de supermarchés qui débordent de produits scolaires dès le mois de juillet, pas de pression anxiogène sur parents et enfants pour mettre à profit son été pour repartir sur de bonnes bases dès la reprise des cours.

Cet été j’ai encore dû expliquer aux Néerlandais le terme « d’allocation de rentrée », une hérésie aux Pays-Bas où l’on ne plaisante pas avec les deniers, encore moins lorsqu’ils sont publics…

Fournitures côté néerlandais

Les élèves dès six ans et leur entrée au “Middenbouw” se voient mettre à leur disposition les fournitures par l’école et ont juste besoin d’une trousse, d’une gomme et d’un taille-crayon.

Aux Pays-Bas, les élèves n’ont pas de lourds sacs à porter chaque jour mais doivent par contre prendre leur en-cas et repas du midi car l’école n’inclut quasi jamais de cantine.

Certains spécialistes de l’éducation estiment que la tradition historique de tolérance, d’ouverture et de discussion est apprise aux élèves dès la crèche. Chaque journée d’école commence en cercle par un échange ouvert sur un sujet donné. Je sais que le sujet du “Kringgesprek” du 4 septembre fut les vacances bien évidemment.

Le modèle français où l’excellence est célébrée est bien éloigné du modèle prôné aux Pays-Bas. Ici ne comptez pas faire forte impression en parlant des grandes écoles à la française … Pour impressionner les Néerlandais, parlez plutôt anglais et néerlandais aussi bien ou même mieux que ces polyglottes autoproclamés (accents Arsene Wenger ou Inspecteur Clouseau interdits).

Le système néerlandais fonctionne bien : chaque année l’étude PISA souligne les bons résultats des élèves bataves qui semblent en outre être les enfants les plus heureux au monde ! Un miracle hollandais ? Pas tout à fait car il convient d’apporter de sérieuses nuances à ce portrait trop flatteur et ce paysage trop idyllique.

La qualité des écoles peut être très variable et l’orientation se fait très très tôt, déterminant parfois un avenir dès la préadolescence… Les enseignants se plaignent, à juste titre, de leurs conditions de travail (salaire trop modeste, classes chargées, travail administratif croissant) et ont ainsi fait grève au printemps (je vous en reparlerai probablement).

Les critiques des parents sont aussi nombreuses et pas seulement venant des expats (notamment des Français).

Les écoles comptent aussi beaucoup (trop ?!) sur les parents d’élèves qui font partie de la vie d’école… Les mamans (qui travaillent toutes ou presque à temps partiel) accompagnent la lecture, les sorties, les activités pédagogiques mais effectuent aussi le nettoyage des classes ! L’école finit tôt et les garderies sont chères… L’équilibre familial aux Pays-Bas est essentiel et, parfois, se reposer trop régulèrement sur des babysitters c’est s’exposer à quelques remarques acerbes.

En bref, aux Pays-Bas ce ne sont pas que les enfants, mais aussi leurs parents, qui ont récemment repris l’école !

 

Depuis la semaine dernière, le microcosme des élus consulaires en ligne semble sortir d’une certaine torpeur estivale. Brusquement et alors que les dernières semaines étaient plutôt calmes, les appels, interpellations, pétitions semblent se multiplier.  Les publications, souvent acerbes, parfois moins acérées, se suivent sur les réseaux sociaux.

Toutes ces initiatives sont porteuses d’une sémantique forte et finalement similaire. Jugez-en par vous-même : on nous parle d’une « marginalisation des Français de l’étranger », de la « représentativité des Français de l’étranger en voie de devenir un simulacre », on accuse les députés LREM « d’avoir poignardé les Français de l’étranger », les Français de l’étranger sont qualifiés de « grands sacrifiés du nouveau monde » etc. Ces joutes verbales d’un lyrisme ampoulé aussi belliqueux que creux pourraient prêter à rire certes… mais un instant seulement…

En effet, derrière cette indignation multiple se cache un combat tout autre qu’il convient de ne pas perdre de vue : les prochaines élections sénatoriales.

Véritable troisième tour de cette année électorale, ces élections vont permettre aux grands électeurs, à savoir 533 élus des Français établis hors de France (442 conseillers consulaires, 68 délégués consulaires, 12 sénateurs et 11 députés) de renouveler la moitié de leurs douze sénateurs. 2 sortants (de droite) ayant déjà annoncé leur « retraite », les appétits s’aiguisent et semblent sans limite. La lutte, dantesque, a déjà commencé.

©Senat

D’ores et déjà il est clair que les deux partis traditionnels habitués, jadis, à se partager le pouvoir au gré des élections nationales et les sièges au gré des élections sénatoriales, semblent s’être enfin mis d’accord sur une chose : la cause de tous les maux est LREM et l’homme à abattre Emmanuel Macron.

A partir de ces constats on peut noter une amnésie qui semble endémique : ces deux partis semblent oublier qu’ils étaient aux manettes depuis plusieurs décennies et reprochent tout, ou presque, à un nouveau parti récemment au pouvoir.

Je sais bien que les étés qui précédent les élections sénatoriales sont propices aux raccourcis faciles et populaires (populistes ?) mais, en l’occurrence, les ficelles électorales de ce regain d’activité semblent bien trop épaisses pour être prises au sérieux !

En matière de représentativité des Français des l’étranger certaines avancées ont été obtenues mais les ratés ont été nombreux aussi : la gratuité de l’enseignement français à l’étranger (promesse électorale financièrement intenable du candidat Sarkozy) n’a jamais pu être appliquée en totalité avant d’être tout simplement annulée. Pensons aussi aux mesures fiscales de Hollande… la liste serait longue.

Il ne faudrait pas non plus oublier la réforme ambitieuse mais inaboutie portée par la sénatrice Hélène Conway (candidate à sa réélection) qui a créé une catégorie d’élus riches en idées et en actions mais pauvre en moyens. Ces conseillers consulaires (appellation tellement mal choisie) dépendent trop souvent encore de la bonne volonté de l’administration eux qui sont pourtant élus de la nation, au suffrage universel de surcroit…

De grâce, responsables politiques et candidats battus et déçus des législatives, arrêtez de ressasser vos frustrations (légitimes) suite à une défaite souvent cinglante et difficile que des œillères politiques et historiques vous ont souvent empêchés d’anticiper.

Arrêtez candidats aux sénatoriales de penser que l’absence d’un ministère en charge des Français de l’étranger implique l’absence d’un interlocuteur dédié pour les questions qui nous concernent. Macron a annoncé un gouvernement resserré et une rigueur budgétaire, cette décision était donc à prévoir et vous le savez bien. D’ailleurs la présence d’un tel ministre et secrétaire d’état n’a pas toujours été gage (euphémisme) de bons traitements de nos questions.

Dois-je vous rappeler à tous les précédents « historiques » qu’ont constitué les nominations de David Douillet et Edouard Courtial ? Celles-ci  n’avaient pas contribué à mettre notre communauté et nos problématiques à l’honneur…

Arrêtez de dire que les mots « Français de l’étranger » n’ayant pas encore été prononcés par le président et le premier ministre, le pouvoir nous méprise. Évidemment, nous ne pouvons souhaiter faire partie à part entière de la communauté française, être traités, dans la mesure du possible, comme des Français de France, avoir les mêmes droits et prérogatives et vouloir, en même temps, toujours être différenciés !

Les griefs actuels sont multiples et parfois très légitimes, on s’inquiète des importantes baisses de budget annoncées, de la survie des associations et établissements scolaires sans l’apport de la réserve parlementaire.

Souvent toutefois, les griefs ressemblent plus à des caprices. On demande si tel élu a bien été invité à une réunion, on scrute le moindre mot prononcé par un député ou ministre, on demande un compte rendu de réunion dès qu’elle a eu lieu. Les exigences sont fortes et la critique facile alors qu’avant elles ne s’exprimaient pas ou peu….

A ce sujet, la suppression de la réserve parlementaire est caractéristique, cette réserve a été très utile au fil des ans. Il est plus que souhaitable que ces fonds perdurent pour les initiatives éducatives et sociales (au sens large).

On ne peut toutefois reprocher à un président de ne pas aller assez loin dans la rigueur budgétaire et ensuite se plaindre lorsque ces réductions nous impactent… A cet égard les anciens farouches défenseurs de F. Fillon qui avait « le meilleur programme de réduction budgétaire pour redresser la France » ne sont pas crédibles en critiquant les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement.

Finalement souvent en attaquant ainsi le présent et l’avenir proche, ce sont souvent les mauvaises décisions, l’immobilisme et les échecs passés qui sont mis en exergue…

Alors s’il vous plait, vantez vos listes, vos candidats, exposez vos propositions, détaillez vos programmes, donnez-nous envie de voter pour vous.

En s’élevant tous un peu, ce sont tous les Français de l’étranger qui seront valorisés. Nous en nous sortirons ainsi tous grandis !

Bonne campagne à toutes et tous !

A l’étranger, quand on est parents d’enfants français scolarisés dans un système local ou international, les moments où l’on célèbre la France et le français sont toujours à chérir. Actuellement une occasion rêvée se présente pour les Français des Pays-Bas ! En effet, vous le savez peut-être l’Euro 2017 de football féminin se déroule actuellement ici.

L’échauffement de l’équipe

Les souvenirs (heureux, j’ai oublié les autres ! ) de l’Euro 2016 me revinrent à l’esprit, je n’ai donc pas hésité un instant avant de réserver mes billets pour le match France-Autriche au Stade « Galgenwaard » du FC Utrecht.

Nombreuses sont les critiques sur les matchs de foot féminin en Europe, pour beaucoup (d’hommes) c’est l’occasion de diffuser un machisme classique, bien combattu avec humour dans un super article lu récemment. Samedi je partis donc, avec mes hommes, direction Utrecht. Je m’étais mise en tenue de supportrice (enfin si l’on veut), du maquillage bleu blanc rouge prêté par une fan des bleues et hop mes petits étaient eux aussi prêts. Ils chantèrent (ou plutôt firent du play-back) sur la Marseillaise !

Un public nombreux

L’ambiance était excellente et les supporters français en surnombre. L’équipe de France, bien que dominante et techniquement largement supérieure, ne put empêcher un but à la première mi-temps… Heureusement, elle égalisa en seconde mi-temps.

Ce fut donc un match nul pas mérité du tout pour la France qui rencontrera la Suisse dans son dernier match de poule. Ah oui, l’organisation néerlandaise était excellente avec notamment une très pratique navette (gratuite !) de la gare d’Utrecht au stade.

Tenue frenchie obligatoire

Comble de la chance, la pluie qui tombait sans interruption depuis quelques heures s’arrêta juste avant le début du match…

 

 

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