Je tenais à vous informer en exclusivité au sujet du rocambolesque « feuilleton électoral » batave. Voici la conclusion que le rapporteur public s’apprête à rendre demain, 24 octobre « annulation du décret attaqué. Injonction au ministre compétent de prendre les mesures nécessaires à la désignation de Mme Baladié en qualité de déléguée consulaire ». Si les conclusions sont suivies cela signifie :

  1. une bonne nouvelle car cette élection rocambolesque n’aura pas lieu.
  2. une mauvaise nouvelle, une personne ayant sciemment (en contrairement à son engagement de campagne) refusé le mandat de conseiller consulaire se retrouve « récompensée » par le mandat (doublement inutile ici il est vrai) de déléguée consulaire. Je pense que la vacance du poste aurait été une meilleure option.
  3. La conclusion générale de cet épisode très oubliable pour les Pays-Bas est l’illustration parfaite du non fonctionnement du « partage de mandat« . La liste (ou plutôt la tête de liste) qui en a fait la promotion a prouvé, de fait, l’inanité du concept. Alors j’espère que certains n’oseront pas crier victoire et feront profil bas en repensant au 5 refus consécutifs de reprise de mandat des colistiers. Ce mauvais épisode est maintenant (a priori) fini et c’est en réalité un soulagement pour les conseillers qui ont eux choisi de s’engager durablement et concrètement depuis le début du mandat. #lespiedsdsurterre

Mise à jour du 12 novembre : Arrêt du 12/11/18 (notification le 12/11/2018)
Dispositif : Le décret n° 2018-677 du 30 juillet 2018 est annulé. Il est enjoint au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de prendre les mesures nécessaires pour que Mme Baladié, candidate en sixième position sur la liste « Ensemble, mieux vivre au Pays-Bas », soit appelée, dans le délai d’un mois à compter de la notification de la présente décision, à devenir déléguée consulaire.

 

 

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La première semaine d’octobre se tenait à Paris la 29e session de l’Assemblée des Français de l’étranger. Ancienne benjamine de cette assemblée,  j’en serai bientôt de nouveau membre début 2019 dans le cadre d’une rotation de liste au niveau Benelux. Je m’y rends déjà à chaque session et assiste aux séances publiques pour exercer au mieux mon mandat de terrain et pour faire remonter les préoccupations des Français des Pays-Bas (notamment actuellement le projet collège Amsterdam et le nouveau dispositif STAFE). Depuis le début de l’année le mot « réforme » est dans l’air du temps et beaucoup attendaient avec impatience, crainte et curiosité le discours du secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne. Ils furent déçus car aucune annonce concrète quant à l’avenir de l’AFE et des conseillers consulaires ne fut faite. En effet, la réforme constitutionnelle ne semblant plus autant d’actualité pour les raisons que l’on connait, aucune annonce ne put être faite. 

La venue de monsieur Lemoyne (seulement le premier jour cette fois) sembla, de l’extérieur en tous les cas, assoupir l’assemblée, avec des prises de parole assez consensuelles le lundi et un rythme doux et courtois le reste de la semaine. Après quelques sessions animées, voire agitées, l’Assemblée sembla revenir à un rythme plus studieux (amorphe selon un conseiller AFE couvert par l’anonymat).

Les grandes annonces à retenir de cette session pour les Français de l’étranger furent la suppression du notariat consulaire et des journées défense et citoyenneté (je vous en reparlerai) et un premier bilan plutôt positif du STAFE (venu en replacement de la réserve parlementaire). Le dispositif doit toutefois être modifié pour tenir compte des spécificités locales.

Commémoration

La semaine fut également marquée par le souvenir avec un hommage en 3 temps mené tambour battant par notre collègue et amie Michèle Malivel aux Français de l’étranger et étrangers morts pour la France à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. Michèle organisa une touchante exposition au Ministère, présenta un film qui reçut une belle ovation. L’hommage s’est terminé par le ravivage de la flamme du soldat inconnu.

Collègues et parlementaires

La semaine AFE fut aussi pour moi l’occasion de retrouver de nombreux collègues du monde entier et de passer deux agréables soirées : l’une autour du sénateur Le Gleut qui organisa une présentation débat autour de la délinquance et du terrorisme et l’autre autour du sénateur Frassa à l’occasion des 60 ans de la constitution de la Ve République.

Avec Didier Deschamps

J’ai particulièrement apprécié la soirée du Rayonnement français organisé par la Sénatrice Joelle Garriaud-Maylam qui mit à l’honneur des femmes et des hommes d’exception. Mon coup de coeur allant naturellement à Didier Deschamps, sélectionneur de l’Equipe de France championne du monde qui fit preuve d’une disponibilité totale et d’une gentillesse sans limite face aux nombreuses sollicitations.

Projet collège Amsterdam

J’ai été très satisfaite de pouvoir échanger en marge de cette session sur le projet collège lycée Amsterdam avec le sénateur Olivier Cadic (impliqué concrètement depuis le début) et avec Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, qui réaffirma l’engagement de l’agence dans le projet.
J’ai clôturé la semaine en prenant part à un très intéressant colloque sur le multilinguisme organisé par le député d’Amérique du nord Roland Lescure.

Usurpation de titre et élection partielle aux Pays-Bas

A noter, mes collègues du Japon et d’Allemagne ont interrogé l’administration suite à l’utilisation frauduleuse du titre de conseiller honoraire AFE par un ancien élu, vous trouverez ici la réponse. Je vous tiendrai au courant des étapes suivantes.

J’ai bien entendu été interpellée à plusieurs reprises durant la semaine concernant la situation ubuesque de l’élection partielle aux Pays-Bas due à des promesses populistes d’un ancien élu. Je note avec soulagement que mes collègues élus sont au fait de la situation et que certaines « infox » ne font plus illusion !

A noter, le site de l’AFE affichera prochainement les rapports complets de toutes les commissions.

 

 

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Vous le savez sans doute, la réserve parlementaire a été supprimée dans le cadre de la Loi pour la confiance dans la vie politique, grand point du programme électoral présidentiel d’Emmanuel Macron.

La réserve parlementaire mettait 153 000 € à la disposition de chaque sénateur (hors bureau) (et 130 000 € par député) visant à financer les associations et collectivités de leur circonscription. Cette réserve, certes redoutable et indéniable outil électoral, avait toutefois contribué à soutenir beaucoup de projets à l’étranger faisant rayonner la France, les Français et le français.

Aux Pays-Bas, les parlementaires (sénateurs des Français de l’étranger et député du Benelux) ont ainsi au fil des ans soutenu les associations culturelles, caritatives, FLAM, de souvenir et de soutien à l’emploi des Français.

En octobre 2017, le secrétaire d’état aux Français de l’étranger avait annoncé la création d’un autre mécanisme de soutien de la structure associative française à l’étranger. Fidèle (en partie) à cette promesse, il est revenu en mars annoncer à l’AFE la mise en place du dispositif STAFE (soutien au tissu associatif des Français de l’étranger). Cette dotation a perdu au passage 1 million par rapport à celle de la réserve, perte qui fut bien soulignée par les membres de l’AFE.

Aux Pays-Bas le conseil consulaire consacré au STAFE s’est tenu le 15 juin. Trois semaines se sont écoulées depuis et, en phase avec les établissement scolaires, il me semble temps de faire un premier bilan strictement personnel de « l’élève » STAFE. En pleine canicule et alors que les élus consulaires ont déjà été sondés à deux reprises sur le sujet, j’ai décidé d’aborder le sujet à la manière d’un article léger de magazine (féminin).

Dans le STAFE j’ai aimé :

  • recevoir les dossiers de demande à l’avance et pouvoir les étudier avant la tenue du conseil. Personnellement j’ai échangé sur le STAFE avec 5 des 6 structures en amont de la demande.
  • avoir des données chiffrées sur les structures. Ceci est essentiel pour pouvoir décider de l’octroi d’argents publics
  • jouer un vrai rôle d’élue de terrain où la connaissance fine des Français des Pays-Bas est valorisée dans le processus décisionnel (voir le PV qui sera prochainement publié)
  • échanger avec mes collègues et réfléchir à la vraie pertinence des demandes, de la formulation des dossiers etc
  • établir un classement et un ordre de priorité est difficile mais essentiel pour faciliter le travail de la commission nationale qui se réunira fin septembre à Paris.

Dans le STAFE je n’ai pas aimé :

  • les dossiers étaient difficilement lisibles :  beaucoup de clics, aucune convivialité, la structure rigide obsolète a dû être un vrai casse-tête pour les demandeurs également.
  • les critères d’éligibilité (1 an d’existence par exemple qui a privé un magnifique projet d’un financement), les 50% de financement personnel sont à double tranchant et devraient pouvoir être appréciés avec une plus grande flexibilité.
  • la difficulté à comprendre la notion d’activité courante et de projet, termes qui restent vagues. Des matinées FLAM d’une structure sont-elles des activités courantes ? Une journée annuelle sur l’emploi est-elle une activité courante ? Selon moi non mais il faudra vraiment clarifier cela.
  •  La transparente appelle plus de transparence ! Certains dossiers étaient clairement lacunaires car montés dans l’urgence et nous aurions beaucoup de questions à poser aux demandeurs tout en veillant bien entendu à éviter toute tentation d’ingérence. A ce sujet j’ai suggéré que le service comptabilité puisse conseiller les demandeurs pour que les dossiers soient corrects du point de vue comptable. Il sera aussi intéressant d’organiser une pré-réunion avec les élus et les demandeurs. Notre consulat est d’accord pour que cette rencontre se fasse dans leurs locaux.

Conclusion :

Il s’agissait d’un premier exercice inédit d’un mécanisme nouveau. Le STAFE doit clairement s’améliorer pour être réellement efficace. En tant que conseillère consulaire, je suis satisfaite de voir que le STAFE mette, dans cette première étape, notre contribution d’élus de terrain au centre du processus.

Aux Pays-Bas, le conseil consulaire a ainsi établi un classement des demandes de 1 à 6 et a parfois revu les montants demandés en raison des données chiffrées qui nous étaient parvenues.

Le processus doit toutefois clairement être amélioré, assoupli, élargi…

C’est uniquement à l’issue de la commission nationale que nous pourrons dire si le mécanisme a su répondre aux demandes correctement tandis que l’édition 2019, qui sera moins dans l’urgence on l’espère, sera cruciale pour voir si le STAFE est une réussite ou juste une nouvelle usine à gaz.

 

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J’avais prévu de reprendre contact avec vous sur mon blog en janvier, j’avais prévu oui de vous souhaiter ici aussi une bonne année et de vous parler, un peu, de mon superbe séjour dans les Hauts-de-France marqué par un incroyable festival « Les feux d’hiver » à Calais. 

Et puis janvier a avancé…  puis est passé à la vitesse de l’éclair.

Beaucoup de travail, beaucoup de mots, des mots lus, écrits, traduits, relus, imprimés, envoyés, publiés parfois, la vie familiale néerlandaise et ses nombreuses activités (certaines très festives d’ailleurs) un séjour aussi bref que dense (danse ?) et mémorable à Bruxelles autour de l’anniversaire d’une chère amie que je connais d’hypokhâgne (Diane merci ma poule !). Et puis des soirées plus officielles celles-ci, les vœux à l’ambassade, les vœux à la chambre de commerce, l’inauguration de l’alliance française d’Amsterdam autour de Cartooning for peace et de Plantu, du travail de terrain d’élue bien entendu encore et toujours…

Et nous voilà le 2 février… Donc j’espère que l’année a bien commencé pour vous tous !

Pour ce premier billet 2018 je vais juste mettre en valeur deux points.

Vœux des conseillers consulaires à Amsterdam

Discours en compagnie de Mmes Kok-Escale et Libeaut

 

Mardi dernier, 30 janvier, nous avons décidé avec mes collègues conseillers consulaires de fêter nos vœux. Nous avons été superbement accueillis au Baravin par Caroline et Anthony autour de bons crus et d’une bonne table. Lors de ces vœux et en présence d’une quarantaine de Français des Pays-Bas et de la consule, Anne Genoud et du consul adjoint, Benoit Bigand, j’ai eu l’honneur de m’exprimer au nom des 5 conseillers. J’ai rappelé notre mandat (bénévole), notre rôle, notre présence et nos actions. J’ai brièvement évoqué la réforme (de la réforme !) à venir de la représentation des Français de l’étranger. J’ai souligné que nous regrettions tous que la France, après avoir vendu la « Maison Descartes » pour plus de 15 millions, ait toutefois choisi de louer et non de racheter un bâtiment pour accueillir le consulat général. Pour rappel le déménagement se fera à l’automne 2018.  

 

Avec mes collègues, nous souhaitons en 2018 valoriser les artistes et artisans français des Pays-Bas et

La France selon Mathilde Baillarger

avons mis cette volonté en pratique le soir même en mettant en lumière le superbe travail de Mathilde Baillarger qui a magnifiquement brodé les « 178 visages d’Amsterdam ». Ne manquez pas cette belle exposition au Baravin qui dure jusqu’au 4 mars 2018.

Ce fut une soirée très réussie !

« Onthaasten » in 2018

Souvent en janvier on parle de bonnes résolutions, on reprend le sport, on arrête l’alcool, la cigarette, le chocolat (au choix selon l’addiction). On se dit que l’on fera plus de et moins de… Comme si en janvier tout était possible !

Point de cela chez moi mais en ce début d’année juste une envie, celle de prendre le temps, encore plus, de savourer l’instant présent et la beauté des choses. Alors que tout semble aller très (trop ?) vite, où l’on brûle en quelques minutes ce(ux) que l’on idolâtrait quelques mois avant, cela fait du bien de se poser et d’observer.

A Amsterdam, une maison retient toujours mon attention. Il s’agit probablement d’une ancienne boutique et la vitrine sert désormais de présentoir à des petites expositions ludiques dont seuls les passants piétons peuvent profiter. Depuis mi-décembre c’est une crèche et les rois mages qui sont à l’honneur, prochainement le printemps fera son apparition et la famille royale probablement avec la fête nationale fin avril. J’aime cette idée de spectacle gratuit accessibles à ceux qui prennent le temps d’observer. Alors si en 2018 nous prenions le temps ?

A très bientôt !

 

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Vous, Français des Pays-Bas, connaissez certainement la gestion de l’agenda « à la néerlandaise »  mais oui celle qui fait que vous affirmez sans aucun doute ne plus avoir de week-end de libre avant mars voire avril 2018 ! Alors je m’y prends peut-être un peu en retard (mais je ne l’espère pas) en vous annonçant dès maintenant que je tiendrai ma prochaine permanence d’élue le lundi 18 décembre de 11h à 13h au consulat général de France à Amsterdam.

Les modalités sont simples :

Il suffit de prendre rendez-vous avec moi par téléphone (06-24261112) ou par mail (conseiller@helenedegryse.nl) avant le dimanche 17 décembre. Vous devrez vous annoncer et vous munir d’une pièce d’identité le jour de la permanence.

Pourquoi cette permanence ?

Elue de terrain, je suis sans cesse à l’écoute des préoccupations (nombreuses) des Français des Pays-Bas. Fréquemment, on m’interroge sur des problématiques diverses et complexes et nombreuses sont les personnes qui soulignent qu’elles sont heureuses de me parler “en vrai” plutôt que par téléphone et par mail.

Maintenant

N’hésitez pas à partager cette information autour de vous : fiscalité , scolarité, retraites, sécurité, nationalité, actualités, carrière et entreprise nombreux sont les sujets sur lesquels nous pourrons échanger !

Si vous voulez me rencontrer mais n’êtes pas disponible le 18 décembre, nous conviendrons ensemble d’une autre date pour une rencontre. Au plaisir de vous (re)voir !

 

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Vous le savez certainement les grands électeurs (conseillers et délégués consulaires, sénateurs et députés) étaient appelés à renouveler 6 des 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger dimanche 24 septembre. Cette année, j’avais choisi de voter en personne à Paris. J’ai même eu l’honneur d’être la secrétaire du bureau de vote. En voici les résultats complets.

Les résultats de ce scrutin sont sans appel avec la liste Bansard qui prend 2 sièges et double largement son score de 2014, année où la tête de liste n’avait pas été élue à une voix près !

Son succès, que beaucoup avaient envisagé, a toutefois généré une onde de choc chez certains ! Le soir du vote, Jean-Yves Leconte, sénateur tout fraichement réélu, a ainsi exprimé ses doutes quant aux méthodes employées par la tête de liste.

Il appartiendra à d’autres instances de se prononcer sur ces points et de vérifier si le cadre légal a bien été respecté.

Dans un monde où les grands électeurs ne supportent pas les parachutages (comme le montre le lourd échec de la liste En Marche cette année ou celui de Dominique Paillé en 2008), la liste Jean-Pierre Bansard réussit à faire deux sièges et à faire élire sénateurs deux personnes non grands électeurs et non résidentes à l’étranger !

Je note que Jean-Pierre Bansard, homme d’affaires brillant et infatigable, a fait preuve :

d’intelligence car il a compris que la réforme de 2013 avait créé de nouveaux élus sans moyens et sans reconnaissance.

La création de l’ASFE, cette association (il s’agit en fait d’un parti politique) fit en réalité office de machine électorale de séduction de grands électeurs. Elle a ainsi, au fil des ans, valorisé les grands électeurs par des portraits, des infographies bien conçue et des informations prêtes à l’emploi.

Avec un secrétariat général qui ne s’est pas occupé des Conseillers et délégués consulaires mais uniquement des conseillers AFE, l’administration a laissé un espace que Jean-Pierre Bansard a habillement occupé. Il a créé des adresses mails pour tous les élus consulaires, mis à la disposition des bureaux pour les conseillers en visite à Paris. Il a compris mieux que tous et avant tous, que ce besoin de reconnaissance et de prise en considération, était la clef d’une élection historique.

Hôtel de Salm

de moyens, homme ayant fait sa fortune dans des activités de fret puis dans l’hôtellerie, monsieur Bansard dispose de moyens financiers qui semblent sans limites, avec une solide équipe de collaborateurs dont un dessinateur qui “croque” régulièrement la vie des Français de l’étranger. Son Alliance Solidaire publie très régulièrement des portraits et des infolettres. Il peut se déplacer dans le monde entier à la rencontre des grands électeurs. Il a par ailleurs organisé deux somptueuses soirées à l’hôtel de Salm (en octobre 2016 et mars 2017). Ces soirées ont durablement marqué les esprits.

Table d’honneur

de ténacité. Monsieur Bansard que je connais depuis 2011 (juste avant mon entrée à l’AFE) a toujours fait preuve de volonté, il a, au fur et à mesure, contacté tous les conseillers et délégués (je suppose) même ceux encartés (surtout peut-être !). Il sait que l’appartenance à un parti est une chose et que le secret du vote en est une autre. Si certains se sont sentis poursuivis (sic) d’autres ont admiré sa sollicitude.

Pour sa troisième candidature,  il n’a donc rien laissé au hasard. Des doutes ont été formulés quant au nombre de procurations par rapport à 2014. Là aussi il appartiendra ou non à d’autres de se prononcer sur ce point.

En élisant deux non-élus et non Français de l’étranger, beaucoup estiment que nous (grands électeurs) nous nous fragilisons.

Programme de la soirée 9 mars 2017

On peut bien logiquement aussi s’interroger du principe d’égalité devant le suffrage suite à tous les éléments exposés ci-dessus, toutefois on constate aussi que le candidat “surprise” et probablement le moins “préparé” et le plus pris par le temps, Ronan Le Gleut a également été élu. Ce sera donc aux autres listes qui ont essuyé un échec de faire leur “examen de conscience”.

Les soutiens confirmés de Jean-Pierre Bansard soulignent que c’est sa grande liberté et son indépendance par rapport à l’argent public qui lui permettront d’agir vite et bien pour faire réussir la représentation des Français de l’étranger. Effectivement, il peut seul décider de rapidement agir ou pas selon les dossiers qui lui seront présentés. Nous, élus de la nation, devons-nous nous réjouir de cette situation, de cette « bansardisation de la représentation des Français de l’étranger » ?

Les premières semaines du mandat de Jean-Pierre Bansard et Evelyne Renaud seront cruciales pour voir s’ils souhaitent réellement travailler en toute ouverture pour tous et avec tous.

 

 

 

 

 

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Depuis la semaine dernière, le microcosme des élus consulaires en ligne semble sortir d’une certaine torpeur estivale. Brusquement et alors que les dernières semaines étaient plutôt calmes, les appels, interpellations, pétitions semblent se multiplier.  Les publications, souvent acerbes, parfois moins acérées, se suivent sur les réseaux sociaux.

Toutes ces initiatives sont porteuses d’une sémantique forte et finalement similaire. Jugez-en par vous-même : on nous parle d’une « marginalisation des Français de l’étranger », de la « représentativité des Français de l’étranger en voie de devenir un simulacre », on accuse les députés LREM « d’avoir poignardé les Français de l’étranger », les Français de l’étranger sont qualifiés de « grands sacrifiés du nouveau monde » etc. Ces joutes verbales d’un lyrisme ampoulé aussi belliqueux que creux pourraient prêter à rire certes… mais un instant seulement…

En effet, derrière cette indignation multiple se cache un combat tout autre qu’il convient de ne pas perdre de vue : les prochaines élections sénatoriales.

Véritable troisième tour de cette année électorale, ces élections vont permettre aux grands électeurs, à savoir 533 élus des Français établis hors de France (442 conseillers consulaires, 68 délégués consulaires, 12 sénateurs et 11 députés) de renouveler la moitié de leurs douze sénateurs. 2 sortants (de droite) ayant déjà annoncé leur « retraite », les appétits s’aiguisent et semblent sans limite. La lutte, dantesque, a déjà commencé.

©Senat

D’ores et déjà il est clair que les deux partis traditionnels habitués, jadis, à se partager le pouvoir au gré des élections nationales et les sièges au gré des élections sénatoriales, semblent s’être enfin mis d’accord sur une chose : la cause de tous les maux est LREM et l’homme à abattre Emmanuel Macron.

A partir de ces constats on peut noter une amnésie qui semble endémique : ces deux partis semblent oublier qu’ils étaient aux manettes depuis plusieurs décennies et reprochent tout, ou presque, à un nouveau parti récemment au pouvoir.

Je sais bien que les étés qui précédent les élections sénatoriales sont propices aux raccourcis faciles et populaires (populistes ?) mais, en l’occurrence, les ficelles électorales de ce regain d’activité semblent bien trop épaisses pour être prises au sérieux !

En matière de représentativité des Français des l’étranger certaines avancées ont été obtenues mais les ratés ont été nombreux aussi : la gratuité de l’enseignement français à l’étranger (promesse électorale financièrement intenable du candidat Sarkozy) n’a jamais pu être appliquée en totalité avant d’être tout simplement annulée. Pensons aussi aux mesures fiscales de Hollande… la liste serait longue.

Il ne faudrait pas non plus oublier la réforme ambitieuse mais inaboutie portée par la sénatrice Hélène Conway (candidate à sa réélection) qui a créé une catégorie d’élus riches en idées et en actions mais pauvre en moyens. Ces conseillers consulaires (appellation tellement mal choisie) dépendent trop souvent encore de la bonne volonté de l’administration eux qui sont pourtant élus de la nation, au suffrage universel de surcroit…

De grâce, responsables politiques et candidats battus et déçus des législatives, arrêtez de ressasser vos frustrations (légitimes) suite à une défaite souvent cinglante et difficile que des œillères politiques et historiques vous ont souvent empêchés d’anticiper.

Arrêtez candidats aux sénatoriales de penser que l’absence d’un ministère en charge des Français de l’étranger implique l’absence d’un interlocuteur dédié pour les questions qui nous concernent. Macron a annoncé un gouvernement resserré et une rigueur budgétaire, cette décision était donc à prévoir et vous le savez bien. D’ailleurs la présence d’un tel ministre et secrétaire d’état n’a pas toujours été gage (euphémisme) de bons traitements de nos questions.

Dois-je vous rappeler à tous les précédents « historiques » qu’ont constitué les nominations de David Douillet et Edouard Courtial ? Celles-ci  n’avaient pas contribué à mettre notre communauté et nos problématiques à l’honneur…

Arrêtez de dire que les mots « Français de l’étranger » n’ayant pas encore été prononcés par le président et le premier ministre, le pouvoir nous méprise. Évidemment, nous ne pouvons souhaiter faire partie à part entière de la communauté française, être traités, dans la mesure du possible, comme des Français de France, avoir les mêmes droits et prérogatives et vouloir, en même temps, toujours être différenciés !

Les griefs actuels sont multiples et parfois très légitimes, on s’inquiète des importantes baisses de budget annoncées, de la survie des associations et établissements scolaires sans l’apport de la réserve parlementaire.

Souvent toutefois, les griefs ressemblent plus à des caprices. On demande si tel élu a bien été invité à une réunion, on scrute le moindre mot prononcé par un député ou ministre, on demande un compte rendu de réunion dès qu’elle a eu lieu. Les exigences sont fortes et la critique facile alors qu’avant elles ne s’exprimaient pas ou peu….

A ce sujet, la suppression de la réserve parlementaire est caractéristique, cette réserve a été très utile au fil des ans. Il est plus que souhaitable que ces fonds perdurent pour les initiatives éducatives et sociales (au sens large).

On ne peut toutefois reprocher à un président de ne pas aller assez loin dans la rigueur budgétaire et ensuite se plaindre lorsque ces réductions nous impactent… A cet égard les anciens farouches défenseurs de F. Fillon qui avait « le meilleur programme de réduction budgétaire pour redresser la France » ne sont pas crédibles en critiquant les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement.

Finalement souvent en attaquant ainsi le présent et l’avenir proche, ce sont souvent les mauvaises décisions, l’immobilisme et les échecs passés qui sont mis en exergue…

Alors s’il vous plait, vantez vos listes, vos candidats, exposez vos propositions, détaillez vos programmes, donnez-nous envie de voter pour vous.

En s’élevant tous un peu, ce sont tous les Français de l’étranger qui seront valorisés. Nous en nous sortirons ainsi tous grandis !

Bonne campagne à toutes et tous !

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Les Conseillers consulaires des Pays-Bas organisent, en coopération avec l’Ecole Wallonne d’Amsterdam, un débat entre les candidats qui se présentent aux élections législatives pour le Benelux (scrutins des ‪4 et 18 juin‬).
Ce débat est prévu ‪le mardi 30 mai‬ dès ‪18h30‬ à l’Eglise Wallonne d’Amsterdam (l’entrée est gratuite).
Tous les Français des Pays-Bas sont les bienvenus !  Laurent Hermelin, aidé de Peter Winnink, animeront cette soirée. Ce débat sera a priori filmé afin d’en faire un Facebook live.  Pour assurer la bonne organisation de la soirée merci de vous inscrire en envoyant un mail à conseillersconsulairespaysbas@gmail.com en précisant votre nom et le nombre de places. Venez nombreux ! Merci de partager !

Nous allons prochainement confirmer les inscriptions reçues.

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En tant que Conseillère consulaire, j’ai naturellement été sollicitée par les Français des Pays-Bas avant, pendant et après le premier tour de l’élection présidentielle.

J’ai donc fait le point mardi matin avec Anne Genoud, consule générale et Benoit Bigand, consul adjoint, sur ce premier tour. J’ai notamment partagé avec eux les différents témoignages que vous m’avez fait parvenir.

Tout s’est globalement bien passé avec une participation en nette hausse par rapport au premier tour de 2012. (les résultats complets sont disponibles ici).

Il y a parfois eu une attente un peu longue qui s’explique notamment par la configuration du lieu de vote d’Amsterdam.

Pour le second tour, une attention accrue sera accordée à la circulation des flux de votants. Quelques points pratiques :

  • Je vous rappelle que l’accès aux lieux de vote est interdit aux valises et poussettes (comme cela était précisé sur votre convocation).
  • L’attente peut être variable selon l’heure à laquelle vous votez et votre bureau de vote, si vous avez des enfants en bas âge, je vous conseille (par précaution et si cela est possible) de venir sans eux.
  • Pour rappel, l’accueil des personnes à mobilité réduite sera facilité par des bénévoles de la Croix rouge sur le site d’Amsterdam, tandis que le site de La Haye est accessible.
  • Les horaires et adresses sont disponibles ici

Si vous souhaitez aider le jour du scrutin, merci de contacter le consulat. Je sais notamment que des scrutateurs seront nécessaires lors du dépouillement dans la soirée. Je vous remercie donc de bien vouloir proposer votre aide au consulat par mail à l’adresse suivante cad.amsterdam-fslt@diplomatie.gouv.fr

Merci d’avance et bon vote !

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