Le jeudi 26 mars, j’ai participé à une réunion d’information organisée par notre consule, Catherine Feuillet, autour d’un sujet essentiel mais encore trop souvent évité : la prévention du cancer colorectal.
Un moment utile, concret, et profondément humain.
Une consule engagée au contact de la communauté
Depuis son arrivée aux Pays-Bas, Catherine Feuillet multiplie les rencontres avec les Français de la circonscription. Ces rendez-vous thématiques permettent d’aborder des sujets du quotidien, souvent complexes, mais toujours essentiels.
Cette soirée s’inscrivait pleinement dans cette dynamique : informer, sensibiliser, et créer du lien autour d’un enjeu de santé publique majeur.
Deux témoignages forts pour éclairer le sujet
Pour cette conférence, deux intervenants apportaient des regards complémentaires :
- Le docteur Prins, ancien médecin référent du consulat et francophile reconnu
- Katell Maguet, Française installée aux Pays-Bas, venue partager son expérience personnelle face à la maladie
Leur intervention a permis de croiser expertise médicale et vécu humain. Et c’est précisément là que le message prend toute sa force.
Un cadre bienveillant pour libérer la parole
La consule a posé dès le départ un cadre clair :
la conférence était filmée, mais les échanges avec la salle se faisaient hors caméra.
Un choix simple, mais essentiel pour garantir un espace de parole libre, respectueux et bienveillant.
Et cela s’est ressenti immédiatement.
France vs Pays-Bas : deux approches de la prévention
Les échanges ont également permis de comparer les systèmes français et néerlandais.
👉 Aux Pays-Bas
- Test FIT proposé à domicile dès 55 ans
- Coloscopie en cas de résultat positif
- Taux de participation élevé (plus de 70%)
👉 En France
- Dépistage dès 50 ans, sur invitation
- Participation encore trop faible (30 à 35%)
- Campagnes de sensibilisation récentes, dont certaines très marquantes
Deux approches différentes, mais un même constat :
le dépistage sauve des vies, à condition d’y participer.
Un cancer fréquent… mais évitable
Le témoignage de Katell Maguet a marqué la soirée.
Diagnostiquée tardivement, dans un contexte compliqué lié à la pandémie, elle a partagé avec beaucoup de sincérité son parcours de soins aux Pays-Bas.
Elle a notamment évoqué :
- les difficultés liées à la langue
- les interrogations sur un éventuel retour en France
- mais aussi la qualité du suivi médical néerlandais
- et la bienveillance du personnel de santé
Son message est clair :
👉 il ne faut jamais minimiser ses symptômes
👉 et il faut oser insister face au corps médical
Pour rappel si les symptômes sont présents, le test FIT n’est pas adapté, c’est coloscopie qu’il faut faire.
Car oui, on peut être concerné sans correspondre aux profils “types”.
Des échanges riches avec les participants
La salle a largement participé, posant de nombreuses questions aux intervenantes.
Un point est revenu avec insistance :
parler, expliquer, insister auprès de son médecin est essentiel.
La prévention ne repose pas uniquement sur les systèmes de santé.
Elle repose aussi sur chacun d’entre nous.
Pourquoi cet article est important
Parce que le cancer colorectal reste :
- l’un des cancers les plus fréquents
- mais aussi l’un des plus évitables grâce au dépistage
Parce que vivre à l’étranger ne doit jamais être un frein à l’information.
Et parce que ces moments d’échange sont essentiels pour faire circuler ce qui compte vraiment :
👉 la prévention, la vigilance, et la solidarité.
Et maintenant ?
À l’issue de cette rencontre, Katell Maguet a souhaité partager plusieurs ressources utiles pour mieux comprendre la maladie, les parcours de soins et les démarches.
Je tiens à la remercier chaleureusement pour son témoignage, d’une grande générosité, ainsi que pour ces outils concrets mis à disposition de tous.
👉 Ressources utiles sur le cancer colorectal :
- L’association Patients en réseau
- Un guide en anglais de Digestive Cancers Europe
- Le site du RIVM avec les infos sur le programme de dépistage
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